ISRAEL GALVAN / LA CURVA

L’immense Israel Galvan est de retour sur le sol français le 19 janvier à l’occasion du festival Flamenco de Nîmes, qui, avec ceux de Mont de Marsan, de Seville ou de Madrid est désormais un top dans le club très restreint des grandes manifestations du genre.

Avec « la Curva », Israel Galvan déploie une fois de plus ce grand Flamenco dont il a le secret, une pulsion de la danse flamenca au plus près de la matière même, au plus juste de ce corps de bailaore pensant qui invente jour après jour un Flamenco imaginatif et introspectif, une plongée en apnée dans l’essence même de sa danse. Un grand moment de créativité pure.

« Galván est à la fois oiseau blessé et moine du désert, danseur qui bouscule un à un tous les codes ou repères visibles du flamenco ou de la danse tout court. Ce type est un extra-terrestre, un cerveau en ébullition posé dans un corps tendu à se rompre, un visionnaire qui ose justement mettre en scène, et en musique, ce que personne ne devrait entrevoir. Il est, au sens strict, un artiste dérangeant, un de ces créateurs qui griffent, mordent, secouent jusqu’aux limites du supportable et qui, pour cette intransigeance même, marquent leur époque pour longtemps. Le flamenco réinventé par Galván, ce n’est pas seulement de la danse. Plutôt une catharsis.

Un flamenco pur et dur, l’essence même de l’art tout court. Tout est dans le détail millimétré, dans le point de rupture proche, dans le silence provoqué. Surtout pas d’artifice, de démonstration, de bavardage inutile. Pour cette « courbe » où il veut se fondre et exhumer le flamenco des grands fonds, il y a d’abord les palmas de son vieux complice Bobote, mage truculent du compas. Il y a aussi deux femmes, deux héroïnes essentielles à sa quête. La pianiste Sylvie Courvoisier, à la fois virtuose du classique et des musiques contemporaines, élargit l’univers musical du danseur, se joue des frontières ou des chapelles. Et c’est Inés Bacán, la voix pure et primitive, intacte, détentrice malgré elle de tous les héritages gitans de basse Andalousie »

Israel Galván – La Curva / Danse et chorégraphie Israel Galván / Cante jondo Inés Bacán / Compás Bobote. Au Théâtre de Nîmes le Jeudi 19 janvier 2012 à 20h. Durée 1h10.

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