ART NUMERIQUE AU CEAAC

Art numérique au CEAAC / Strasbourg / Exposition jusqu’au 31 octobre 2012.

Au CEAAC, Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines, se déroule en ce moment une exposition dédiée à la conservation de l’art numérique et il y a de tout dedans : téléviseurs, ordinateurs, imprimantes, simulateur, vidéoprojecteurs, vélo, etc.

Le public est parfois invité à participer et, à d’autres moments, il s’agit simplement d’observer les œuvres. Repartir avec le cd du groupe d’artiste Jodi afin de l’expérimenter chez soi, c’est possible ou encore emporter une œuvre d’un peintre qui cherche son style, n’hésitez pas, c’est fait pour cela. Cette dernière œuvre a été réalisée en 1993 par Hervé Graumann : on peut voir à l’écran le peintre Raoul Pictor entrain de chercher son style, chaque toile qu’il réalise est imprimée en étant signée par l’artiste et on peut repartir avec. Chaque œuvre imprimée est unique et a été produite de façon aléatoire par un programme mis en place par l’artiste.

Il est aussi possible de « piloter » un tram grâce au « Karlsruhe Moviemap » de Michael Naimark. En portant des lunettes, il est possible de parcourir la ville de Karlsruhe en trois dimensions. Vous pouvez décider de l’itinéraire à emprunter ainsi, à chaque intersection ! En montant sur un vélo, le public peut parcourir la ville de son choix entre Amsterdam, Karlsruhe et Manhattan. Cette œuvre de Jeffrey Shaw est assez particulière. À l’instar de l’œuvre de Michael Naimark, pour qu’elle existe, pour qu’elle ait un intérêt, il faut qu’elle soit en fonction. Pour que l’œuvre soit, elle doit être mise en route et nous devons donc participer. Le parcours dans les rues, se fait au milieu d’immeubles figurés par des blocs en trois dimensions. Ils composent des mots en relation avec le lieu que l’on visite. « The Legible City » de Jeffrey Shax a été réalisée entre 1989 et 1991, la 3D tel qu’on s’en souvient à peine et donc on peut traverser les murs si on le souhaite.

Il y a beaucoup d’œuvres à voir, à expérimenter, mais pas uniquement : « Viderparis » de Nicolas Moulin invite à la contemplation. L’artiste a retouché des photographies de Paris, il y a supprimé toute trace de vie et a enlevé le bas des immeubles qu’il a muré. Ces clichés retouchés sont projetés sur un écran de façon aléatoire : nous sommes immergés dans une ambiance étrange de fin du monde, un son sourd ajoute à la tension palpable.

Des éléments de réponse concernant la conservation des œuvres sont proposés dans l’exposition et le fascicule qui l’accompagne : il est intéressant de se rendre compte qu’il est très difficile de les conserver, les technologies évoluant constamment, comment continuer à montrer une œuvre si les supports ne sont plus compatibles ?

Cécile R.

Ceaac / 7, rue de l’abreuvoir / 67000 Strasbourg / 03 88 25 69 70 / Ouverture du mercredi au dimanche de 14h à 18h / Exposition jusqu’au 31 octobre 2012.

Visuels : 1/ Nicolas Moulin – vider paris 1Nicolas Moulin, "Viderparis", 1998-2001 2/ "The Legible City" de Jeffrey Shaw, 1989-1991 3/ Hervé Graumann, "Raoul Pictor cherche son style…", 1993

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