LOOKING FOR SEVENTIES

Looking for Seventies : un dossier in progress.

Au sommaire, en ce moment :

 

. LES 70′s : UNE LAME DE FOND. Looking for Seventies est l’occasion de revenir sur cette décennie formidable qui a ensemencé toute la création actuelle. Une époque de révolte et de mises-à-plat, de révolutions formelles parfois radicales et d’utopies libératrices. C’est d’ailleurs à cette période qu’est vraiment né l’Art contemporain, après l’exposition fondatrice de Berne Quand les attitudes deviennent formes, organisée par Harald Szeemann (photo), qui en 1969, a ouvert grand le champ des possibles pour toute une génération d’artistes et instauré un rapport à l’art qui ne devait plus jamais être le même...LIRE L’ARTICLE

 

."SEVENTIES" / EMMANUEL LOI .(Autour de Jean-François Lyotard et de quelques autres “figures”…) Des mots ont changé. Qui sont tombés, improbables à recycler. Code-barres liés à des penseurs, à une époque de pensée, les concepts de «déconstruction», de «dissémination» ont fait florès au milieu des années 70 à Vincennes et ailleurs et ont laissé le pas à des sèmes* plus glissants, à une ère virtuelle : la fluidité, la mise en réseaux. Est-ce que les mots ont le pouvoir de changer le monde ?" Emmanuel Loi revient sur ses Seventies… ..LIRE L’ARTICLE

 

.ENTRETIEN AVEC PHILIPPE PERRIN . "Je suis un enfant des années soixante, un adolescent des 70’s, mais je ne dissocie pas l’histoire et la culture passée du présent. Tout n’est que continuité. Le « Gun Club » de Jeffrey Lee Pierce s’écoute facilement après la lecture de «La ballade des pendus » de Villon. Pour moi le mouvement Punk de mon adolescence est presque une synthèse de toutes ces personnalités, ou au moins un maillon de cette même chaîne qui se glisse inlassablement dans le temps. Résister, fabriquer, décider, faire, agir, c’est ne pas se laisser endormir, c’est ne pas se faire abattre ou emprisonner. Exister, tout simplement. C’est cela mon engagement." Philippe Perrin revient sur son parcours, sa conception de l’Art, ses prises de position dans un entretien à bâtons (et autres contondants) rompus…..LIRE L’ARTICLE

 

. RESISTANCES PLURIELLES : FEMMES ARTISTES DANS LES SEVENTIES La fin des années 1960 marque un tournant historique pour les femmes artistes. L’impulsion donnée par le courant féministe contamine les pratiques artistiques aux Etats-Unis et en Europe. La résistance est en marche : le manque de reconnaissance, de visibilité, de critique et de moyens est insupportable, les femmes artistes suffoquent. Elles libèrent leurs colères, leurs envies et leurs espoirs au sein d’œuvre protéiformes qu’elles imposent non seulement aux institutions mais aussi au public. Une libération traduite par une explosion de l’art corporel et de la performance. Ainsi nous nous proposons de revenir sur les pratiques des figures marquantes : Valie Export, Gina Pane, Marina Abramovic, Carolee Schneemann et ORLAN. .LIRE L’ARTICLE

 

. MARINA ABRAMOVIC Marina Abramovic (née en 1946 à Belgrade) artiste et performeuse, a développé une oeuvre considérable depuis ses premières performances au début des seventies. En 1975, l’artiste rencontre Ulay, un artiste qui a partagé et sa vie personnelle et sa vie artistique mouvementée. Pendant les deux décennies de leur vie commune, ils ont vécu et collaboré ensemble, produisant des œuvres et voyageant intensivement. Leurs œuvres ont exploré les rapports de pouvoir et de dépendance dans la relation triangulaire avec le public. .LIRE L’ARTICLE

 
 

. EINSTEIN ON THE BEACH .En 1976, Robert Wilson présente pour le Festival d’Avignon une oeuvre qui va bouleverser la scène artistique mondiale. Einstein on the Beach, écrit et mis en scène par Bob Wilson sur une musique du compositeur Phil Glass et une chorégraphie de Lucinda Childs, était censé relater la vie et l’oeuvre d’Albert Einstein, ce phycisien phare du XXe siècle dont les théories -et la biographie singulière- ont largement contaminé toute la pensée scientifique de notre modernité. LIRE LA SUITE

 
 

. ANA MENDIETA . Ana Mendieta est née en 1948 à Cuba, elle s’exile très jeune puisqu’elle arrive aux Etats-Unis à l’âge de treize ans. Elle y fait des études d’art et entame une série de performances dès 1972, qui restent parmi les actions les plus radicales de l’histoire de l’art féministe. À travers des expérimentations inédites, brutales et puissantes, Ana Mendieta a puisé dans son expérience personnelle pour y extraire une œuvre sans compromis et explorer des problématiques universelles comme la relation au corps, à la nature, les femmes, l’exil, la violence, les identités (raciales, sexuelles et culturelles), les discriminations et injustices sociales.LIRE LA SUITE

 
 

JOHN GIORNO : VENTRILOQUE DE VOS PENSEES . John Giorno est un modèle pour la poésie contemporaine. Dès 1965, il fonde Giorno Poetry Systems et en 1968, il crée Dial-a-poem, un service poétique par téléphonie qui propose des poèmes audios aux personnes qui composent le numéro. William S. Burroughs a dit de lui : “John Giorno élève les questions à un niveau presque insupportable, à un cri de reconnaissance surprise. Ses litanies issues des couches souterraines de l’esprit se réverbèrent dans votre crâne et ventriloquent vos propres pensées.” Giorno a été très actif durant les Seventies, et aujourd’hui encore, son nom et son oeuvre ne cessent de résonner comme une référence incontournable de la poésie performative.LIRE LA SUITE

 
 

. JEAN-FRANCOIS MATIGNON : LE THEATRE EST UN LIEU POLITIQUE "Avec “Forever Young”, création 2011 de la compagnie Fraction, tu abordes directement ces années on ne peut plus foisonnantes que furent ces Seventies de feu et de larmes, fortes de luttes politiques radicales et de bouleversements sociétaux…" Jean-François Matignon revient sur sa définition d’un théâtre engagé dans une insurrection poétique et politique, en prise sur les bouleversements humains et artistiques qui affectent notre société contemporaine LIRE LA SUITE

 
 

. PATTI SMITH : PORTRAIT EN POETE SAUVAGEONNE Patti Smith : on ne présente plus la poétesse du rock, éternelle rebelle et prêtresse pré-punk à l’aura incontestable, qui aura sidéré les Seventies avec son premier coup de maître, le superbe et légendaire Horses, paru en 1975. Le choc du Gloria revisité de Van Morrisson, et surtout de ce Horses éponyme, long poème fleuve scandé jusqu’à l’essoufflement par la rageuse androgyne, aura suffoqué plus d’un auditeur. LIRE LA SUITE

 
 

. POUR UN THEATRE PAUVRE : JERSY GROTOWSKI. Figure majeure des Seventies, initiateur d’un “Théâtre Pauvre”, Jersy Grotowski est un des théoriciens les plus puissants de l’histoire du théâtre du XX ème siècle. Son intérêt pour un travail de l’acteur au plus près de l’acte théâtral, dépossédé de tout pathos, naturalisme et maniérisme, font du metteur en scène polonais, mort en 1997, un révolutionnaire messianique, tenant de la mise à plat radicale de tous les concepts et théories de la direction d’acteurs. LIRE L’ARTICLE

 
 

TRISHA BROWN : GLACIAL DECOY . Pendant vingt ans, Trisha Brown produira des performances dans des galeries, dans des studios et dans des lieux extérieurs – urbains ou naturels avant d’être produite finalement sur les scènes de théâtre. Glacial Decoy (1979), sur une scénographie de Robert Rauschenberg, est une pièce emblématique de son arrivée sur la scène, typique de ce que l’on nomme le “mouvement brownien”.
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. LES ACCOUDOIRS / CHARLES PENNEQUIN : "(…)souvent j’appelle christine et elle se fait passer pour sa mère ou sa sœur, ça ne me trompe pas mais je la laisse faire, alors je lui écris des poèmes à la thiéfaine et elle ne répond pas non plus, là aussi il faut à tout prix éviter les foudres de la mère ou simplement sa curiosité, car elle veut tout savoir, à qui j’écris toutes ces lettres et elle est bien aidée dans ses basses œuvres par mes belles-sœurs, une de celles-ci qui prétend d’ailleurs que le plus grand poète du Xxème siècle est pierre peret (…)" Charles Pennequin, qui n’a connu les seventies que derrière les barreaux de son parc, nous confie un inédit, à savourer sans tétine ni biberon… LIRE LA SUITE

 
 
. MANIERISME / RUDY RICCIOTTI. Architecte frondeur, électron libre, Rudy Ricciotti ne conçoit pas son métier sans une implication citoyenne et parfois radicale de l’artiste dans sa société. A l’instar de ses ouvrages qui sont toujours une affirmation concrète de ses prises de position d’artiste, ses interventions et collaborations sont pour lui l’occasion d’affirmer haut une pensée citoyenne forte, anti-conformiste, une pensée libre qui s’affiche comme telle. Rudy Ricciotti nous donne ici un texte enflammé, flambeur et consummé, comme il en a le secret.LIRE L’ARTICLE

 
 

.A TRIBUTE TO JOHN CAGE. 2012 verra le centenaire de la naissance de John Cage (disparu en 1992), compositeur indispensable dont l’oeuvre considérable aura révolutionné durablement la musique contemporaine et, par capillarité influencé des générations entières de compositeurs, particulièrement dans les Seventies : Philip Glass, bien sûr, mais aussi les jeunes gens du rock expérimental de la période, de Soft Machine à Fred Frith ou Brian Eno.LIRE L’ARTICLE

 
 

. PARADISE NOW : LE LIVING THEATRE . En 1968, le Living Theatre de Julian Beck et Judith Malina fait scandale au 22e Festival d’Avignon. En effet, le Living, que sa réputation sulfureuse a précédé en France, est invité pour trois oeuvres au Cloître des Célestins, Antigone d’après un texte de Brecht, Small Mysteries et leur depuis fameux Paradise Now… Le 24 juillet, Lors de la représentation de Paradise Now, Julian Beck prône un théâtre qui doit « sortir de sa prison » et envahir la rue. Après le spectacle déjà très “corsé” selon les observateurs puritains de l’époque, un défilé “débraillé” et contestataire s’improvise dans les rues de la ville festivalière, aux cris de « le théâtre est dans la rue ». LIRE LA SUITE

 
 

CONVERSATION ENTRE ARRABAL ET JEAN GENET . […dans mon désert d'acier, même sans kilt ni windows ni saumons à plumes, j’invente la conversation que nous aurions pu engager à Melilla où je suis né, ou à Larache où tu es enterré, si nous vivions tous deux dans la Voie lactée ou dans celle du ketchup… le 11 aôut 1979…] conversation au bord de l’échiquier après la dix-huitième partie de l’après-midi… Un texte de Fernando Arrabal. LIRE LA SUITE

 
 
 

. PAUL-ARMAND GETTE : LES MENSTRUES DE LA DEESSE. "Où on reparle de ce qui fâche. Les menstrues, de la déesse ou pas, sont un sujet qui dérange au plus haut point. En faire des images et les balancer dans l’espace de l’art voilà qui n’a jamais été populaire, et pourtant depuis bientôt vingt ans que j’en parle, ils auraient pu s’habituer, se dire que c’était une saine réaction après ce qu’en avaient dit nos saloperies de religions…" Paul-Armand Gette nous livre une de ses réflexions dont il a le secret…
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. ENTRETIEN AVEC FRANCOIS CERVANTES: "François Cervantes, en vous installant dans une friche à Marseille historiquement liée à une expérimentation de l’art en résonnance avec les publics populaires, de même qu’en questionnant le travail de l’acteur au travers de votre implication dans “le garage”, lieu de réflexion plutôt que de production, vous semblez renouer avec une pensée d’un art impliqué dans le réel et la “vraie vie”…" Entretien avec l’écrivain, metteur en scène et directeur de la Compagnie L’Entreprise. LIRE LA SUITE

 
 

UN VILLAGE EXCITANT : PAUL PAYAN. Il est un livre dont le souvenir fait rêver tout éditeur de sciences humaines : Montaillou, village occitan, d’Emmanuel Le Roy Ladurie, paru chez Gallimard en 1975. Son succès fut immédiat: on parle de plus de deux millions d’exemplaires vendus ! Pour l’auteur, ce succès était le fruit d’un « malentendu » lié à son titre, pouvant laisser croire à un manifeste ruraliste ou régionaliste. Il faut pourtant y voir le signe d’une rencontre réussie, celle d’une science historique dynamique, en plein renouvellement, avec un public curieux, étonné par les bouleversements sociaux de son temps, et persuadé que les spécialistes des sociétés humaines avaient quelque chose à lui apporter en terme de compréhension du monde.LIRE L’ARTICLE.

 

ENTRETIEN AVEC VICTOR HAÏM. Victor Haïm revient sur ces années Seventies, où il décida d’écrire à plein temps pour le théâtre. Entretien confidence avec l’auteur La Peau d’un fruit LIRE LA SUITE.

 
 
 

JOSEPH BEUYS : I LIKE AMERICA AND AMERICA LIKES ME . Joseph Beuys a développé de nombreux concepts radicaux, qui se concrétisent dans des actions et performances extrêmes, telle ce célébrissime I like America and America likes Me de 1974, où Beuys se fait enfermer avec un coyote dans une galerie new-yorkaise. Une oeuvre emblématique des seventies. LIRE LA SUITE

 
 
 
 

JULIEN BLAINE : EXPLICACTION . Les seventies : l’épanouissement de la performance… Quand je l’ai abandonnée au milieu des années 2000, j’ai écrit un texte d’explica©tion : ce texte est toujours inachevé : un (ou +) post scriptum s’y ajoute à chaque saison (ou presque) Voilà où il en est à ce jour :" LIRE LA SUITE

 
 
 
 

. PASOLINI ET LE THEATRE DE PAROLE. Dans sa vision critique et de recherche continue, Pasolini écrit en 1968 un Manifeste pour un nouveau théâtre qui accompagne la seule mise en scène qu’il réalisera dans sa vie, celle de sa pièce Orgie au théâtre Stabile de Turin. Il y expose une vision du théâtre qu’il divise en deux catégories : le théâtre de bavardage et le théâtre du geste et du cri… LIRE L’ARTICLE

 
 
 

. ARCHIE SHEPP, L’ILLUMINATION DU FREE L’inventeur du Free Jazz avec Cecil Taylora marqué les Seventies de son empreinte stylistique éblouissante. Pour INFERNO, Archie Shepp a accepté d’évoquer cette période si féconde pour sa musique et la liberté qu’elle inspirait. Entretien avec ce ténor du Jazz, toujours à l’affût d’expériences nouvelles et de métissages inattendus…LIRE L’ARTICLE

 
 
 

. THE SEX PISTOLS : DESTROY . 1975/1978. Trois ans. Trois années d’existence seulement et une révolution à l’échelle de la planète ! Une révolution musicale certes, mais aussi sociétale. La culture Punk était née, le No Future devenait le cri de ralliement de la génération Punk, au son du seul et unique album des Pistols : “Never mind The Bollocks", sorti en octobre 1977…LIRE L’ARTICLE

 
 

BERNARD HEIDSIECK : VADUZ (1974) .Bernard Heidsieck est un poète phare des Seventies. En 1974, il répond à la commande d’une pièce sonore pour l’inauguration d’une fondation d’art contemporain à Vaduz. « Vaduz » est une œuvre emblématique de la poésie sonore. LIRE LA SUITE

 
 

VITO ACCONCI .Vidéaste, performer, artiste, poète, on ne présente plus Vito Acconci, expérimentateur né et théoricien accompli. Bref, une figure incontournable de ces Seventies décidément très expérimentales, et toujours très actif encore aujourd’hui. Voici une petite sélection d’extraits de ses films, réalisés entre 1971 et 1974. LIRE LA SUITE

 
 
 
 

FRED FRITH : GUITARES PREPAREES . Fred Frith est un musicien typique de cette génération d’artistes expérimentateurs de cette fin des Seventies. Brillant compositeur, novateur puissant et guitariste hors-pair, défricheur inlassable, curieux de toutes les formes et volontiers collaboratif, Fred Frith est connu pour ses expériences borderline et son sens aigu de la trangression musicale. Depuis la fin des années soixante-dix, Fred Frith poursuit une carrière exceptionnelle, performant avec des poètes (John Giono), des metteurs en scène au théâtre (François-Michel Pesanti) et se livrant à une multitude de collaborations avec les musiciens les plus exigeants et les plus novateurs du moment. LIRE LA SUITE

 
 
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