INGE MAHN, MAX HETZLER PARIS

Inge Mahn – Galerie Max Hetzler Paris – 10 janvier – 16 février 2019 – opening 10 janvier 18h.

Première exposition regroupant des œuvres d’Inge Mahn à la galerie Max Hetzler de Paris.

S’inspirant du quotidien, la sculptrice allemande Inge Mahn se détache volontairement du banal, manipulant judicieusement des motifs afin de révéler de multiples possibilités incongrues. Travaillant principalement le plâtre blanc, l’artiste réalise des modélisations brutes d’objets, par recontextualisation, retraits et ajouts subtils. Dans la pratique d’Inge Mahn, de discrets éléments sculpturaux et installations sont activés par des structures indépendantes. Ignorant intentionnellement la notion d’autonomie des œuvres, Inge Mahn crée des œuvres qui interagissent avec des contextes architecturaux, historiques et socio-politiques plus larges, formulant souvent des réponses à des environnements spécifiques. Renonçant au principe du ready-made ainsi qu’aux concepts traditionnels de la sculpture architecturale et monumentale, les œuvres attestent des intentions démocratiques de l’artiste — souvent basées sur le temps ou le mouvement, elles déclenchent des souvenirs liés à des sujets variés tels que l’autorité, le pouvoir ou l’individualité.

L’installation Fallende Kreuze (Croix en chute), initialement créée en 1991 et exposée dans l’espace principal de la galerie, consiste en un agencement de croix blanches en apesanteur. Certaines posées au sol semblent avoir chuté, tandis que d’autres atteignent presque le plafond, dans une démonstration audacieuse au-dessus des abîmes. Si leur instabilité déconcerte, une impression plus ludique se dégage également de la confusion des formes. Le symbole de la croix, fortement connoté dans la culture sacrée, évoque une riche imagerie. Tels des corps, les croix semblent déployer leurs bras et se lancer violemment à travers la galerie, dégageant un certain dynamisme ainsi qu’une autonomie gravitationnelle.

Repensée pour chaque exposition et soulignant ainsi l’approche contextuelle d’Inge Mahn, Fallende Kreuze domine l’espace environnant tout en invitant le spectateur à interagir directement avec l’œuvre. La pratique ouverte d’Inge Mahn est fondée sur un dialogue avec des environnements spécifiques ainsi qu’avec les spectateurs — l’artiste activant momentanément ses œuvres par des rencontres spatiales.

Inge Mahn, Fallende Kreuze, 1991 – Courtesy of the artist & Galerie Max Hetzler

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