IVÁN NAVARRO, « PLANETARIUM », TEMPLON PARIS

IVÁN NAVARRO – PLANETARIUM – Galerie Templon Paris – 30 janvier – 27 mars 2021 – opening 30 janvier de 12h à 20h – Egalement au Centquatre, Paris : rétrospective, du 9 janvier au 28 février 2021

La ville Lumière se pare des couleurs de l’artiste conceptuel Iván Navarro en accueillant deux nouvelles expositions au Centquatre et à la galerie Templon. Alors que le centre culturel propose un éclairage rétrospectif sur plus de 20 ans de travail, la galerie dévoile une dizaine d’œuvres inédites.

Né en 1972 à Santiago du Chili, Iván Navarro a grandi sous le régime de Pinochet avant d’émigrer en 1997 aux États-Unis. Fasciné par les codes du minimalisme et du design américains, il construit des sculptures électriques où la lumière est le medium fondamental. Hantée par son expérience de la dictature, son travail combine avec subtilité références artistiques et engagement politique. Chez lui, éclairage, illusions d’optique ou jeux de langage sont autant d’outils pour transformer l’espace, modifier le regard et explorer les questions de pouvoir et de contrôle. Au fil des années, ses oeuvres déclinent, derrière l’apparence ludique d’installations lumineuses, les thèmes les plus sombres de l’époque : torture, emprisonnement, domination, inégalités nord-sud, propagande.

Avec Planetarium, Iván Navarro embarque le spectateur dans une ballade poétique à travers des paysages cosmiques. Constellations, nébuleuses, éclipses, de larges panneaux de verre illuminé s’ouvrent telles des fenêtres vers l’infini de l’espace. A la fois sublimes et légèrement inquiétantes, ces cartographies imaginaires s’interrogent sur les limites de l’astronomie, les représentations mentales et l’anthropocentrisme. Au milieu du parcours étoilé, certaines œuvres comme Shard, allusion aux éclats des grenades à fragmentation, ou Mirage laissent affleurer une menace sourde.

Pour Iván Navarro, « observer les étoiles, c’est toucher du bout des doigts les plus grands secrets de l’univers », c’est donc aborder la métaphysique : quelle est l’origine de nos civilisations ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ? Comment penser la place de l’être humain dans un univers en perpétuelle expansion ?

Cette question est catalysée par l’incursion de l’artiste dans un medium inédit pour lui jusqu’alors : la peinture. Pour la première fois, Iván Navarro, qui a tant joué de la frontière entre design, architecture et sculpture, s’empare du pinceau. A l’intérieur des miroirs sans tain, il a gravé puis peint, dans une gestuelle répétée, les milliers de touches de couleur vive qui métamorphosent la lumière des LED en explosions ou phénomènes célestes. Cathartique, cette pratique relève chez l’artiste d’une interrogation sur le couple moderne homme-machine. A l’objet, au miroir d’apparence industrielle, il oppose l’arbitraire de la main, l’unicité de la touche et la fragilité de l’être.

Iván Navarro aujourd’hui vit et travaille à New York. En 2009, il a représenté le Chili à la 53ème Biennale de Venise. Ces dernières années, il a exposé dans le monde entier: Bifocal, Museo de Arte Contemporaneo, Buenos Aires (2019), This Land is Your Land, Momentary au Crystal Bridges Museum, Etats-Unis (2019), This Land is Your Land, solo, Busan Museum, Corée ; Age of Terror, Imperial War Museum, Londres (2018) ; Light and Space, Guggenheim Bilbao, Espagne (2017) ; Art Basel Parcours ; Biennale de Yinchuan, Chine (2016); Under the Same Sun, South London Gallery (2016 et Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 2014) ; Storylines, Solomon R. Guggenheim Museum, New York (2015); Light Show, Hayward Gallery, Londres; Sharjah Art Foundation, Sharjah (2013 – 2016).

Son œuvre est présente dans de nombreuses collections internationales dont la Solomon R. Guggenheim Museum (New York), The Hirshhorn Museum and Sculpture Garden (Washington, DC) ou le Fonds National d’Art Contemporain (Paris). Il est représenté par TEMPLON depuis 2005. Son travail a fait l’objet d’une installation permanente à San Francisco, depuis le printemps 2020, avec l’oeuvre The Ladder.

Cet hiver, son travail fera l’objet d’une rétrospective au Centquatre, du 9 janvier au 28 février 2021. La maison d’édition Skira publie en co-édition avec la Galerie Templon un catalogue. Welcome est un ouvrage de 200 pages, avec des textes de José-Manuel Gonçalvès directeur du CENTQUATRE-Paris et Pablo Leon de la Barra, conservateur, Alfredo Jaar, artiste, architecte et réalisateur (ISBN : 978-2-917515-39-6)

Image: War Hole, 2020 – copyright the artist – copyright Templon Paris

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