BIENNALE DE VENISE 2011 : La magie de Venise malgré tout
La 54e biennale se caractérise, comme souvent, par une pléthore exceptionnelle d’événements et d’expositions. Impossible donc d’en rendre compte dans sa globalité, la programmation très riche -et très inégale- tenant lieu d’un foisonnement à nul autre pareil.
Magie de la Biennale
La Biennale reste néanmoins un moment extraordinaire, magnifié par la magie de Venise et de la lagune. Une ville qu’il faut arpenter dans tous les sens, dont il faut suivre les canaux en flânant pour se retrouver nez à nez devant un pavillon insoupçonné ou une exposition remarquable. De très nombreux pavillons en effet sont implantés dans les sestiere, du Dorsoduro au Cannaregio en passant par Castello ou San Marco. Le grand canal participe lui aussi de la fête, avec ses vieux palais squattés par les expos. Bref, une ville d’art toute entière dévolue à La Biennale, jusque dans les îles.
Le niveau général s’avère plutôt décevant cependant, et la surabondance de propositions rend la chose -le monstre- pas toujours très lisible. Une organisation approximative, plutôt peu commode, et une lisibilité limite n’améliorent pas le parcours. Comme si le public auquel s’adresse la biennale devait déjà être forcément au fait de la multitude des propositions, et en connaître tous les tenants et aboutissants.
Un programme peu lisible :
Un plan plutôt confus sur un dépliant à minima, qui ne recense même pas la totalité des artistes participants. On peine à se retrouver dans cette jungle de propositions d’autant que sur le dépliant, manquent quelques propositions -parralèles certes- mais particulièrement importantes comme l’installation de Jan Fabre à la Scuala de Misericordia (et même si elle était Off, elle méritait une mention).Ou encore cette « Ascension » d’Anish Kapoor présentée laconiquement sans même le nom de l’artiste ! Bref, un chemin difficile, voire un parcours du combattant ! 80 pavillons -une première- disséminés dans toute la ville, parfois pas ou très peu indiqués, une quarantaine d’expositions in ou off, les Giardini, l’Arsenal, la Corderie… Bref, il y a de quoi faire.
Pavillons : un niveau général plutôt médiocre
A l’exception notable du pavillon central, des pavillons français et anglais, peu de bonnes surprises dans les représentations nationales, comme si les états s’étaient contentés de faire de la figuration. Beaucoup d’artistes dans le pavillon central très dispensables, les commissaires de la 54e n’ayant pu ou voulu vraiment choisir, ce qui confère à l’ensemble du pavillon central une allure chaotique et incohérente, avec un arrière goût de déjà-vu…
Enfin, on s’étonnera que Pineau avec sa Pointe de la Dogana et son Palazzo Grassi ne figure pas dans la sélection officielle de la biennale, mais peut-être s’agit-il de conflits d’intérêts dépassant le simple service de l’Art…
Marc Roudier
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