A LA UNE D’INFERNO #50

INFERNO ART, SCENES, ATTITUDES
il n’y aura pas de miracles ici


INTERVIEW: ADRIAN VILLAR ROJAS A Amsterdam, Adrián Villar Rojas a investi l’une des plus vieilles églises de la ville avec son installation immersive « Poems for Earthlings ». Oude Kerk prend aini une autre dimension, à la fois brutaliste et mystique, qui transfigure ce lieu lourdement chargé d’histoire, emblématique de l’emprise religieuse d’Amsterdam. Rencontre et entretien avec l’artiste (en Anglais) à Amsterdam… LIRE LA SUITE


THOMAS OSTERMEIER « IM HERZEN DER GEWALT » (HISTOIRE DE LA VIOLENCE) Une scène dépouillée avec un grand écran blanc et trois chaises. Un jeune-homme blond nous y attend, assis, l’air lascif ou fatigué ? : Édouard Louis. C’est le deuxième roman du jeune écrivain français que Thomas Ostermeeier, directeur de la Schaubühne de Berlin, adapte au théâtre. « Histoire de la violence » raconte comment le racisme et l’homophobie sont inscrits au cœur des rapports entre individus, sur fond d’inégalités sociales. Le fait que la pièce, dont l’action se déroule en France, soit jouée en allemand (avec surtitrages) illustre le caractère universel du propos, et donc de ces stéréotypes. C’est ceci que met en scène Ostermeier avec force et talent. Car oui, il réussit la prouesse de rendre de manière admirable la polyphonie du texte… LIRE LA SUITE


JAN FABRE « L’HEURE SAUVAGE » Le trublion Jan Fabre est de retour dans la capitale de sa patrie pour offrir une immersion dans les profondeurs de « L’Heure Sauvage » et les vanités d’aujourd’hui. Artiste radical dont les œuvres ont souvent déclenché des réponses passionnées, Jan Fabre a eu sa propre «période bleue» dans les années 1980, centrée sur le stylo à bille, son matériau alors préféré, avec lequel il a méticuleusement recouvert de grandes étendues de papier pour créer son métaphorique et tourmenté dessins. En 1988, à l’âge de 30 ans, Fabre se retrouve à Berlin, passant des nuits blanches à dessiner, colorier et frotter de manière obsessionnelle une cosmogonie entière mettant en vedette des tornades, des cyclones, des vagues géantes et des tempêtes. Le bleu métallique très distinctif de son stylo jetable forme des paysages fascinants, leurs détails si denses et intenses qu’ils semblent presque déchirer le papier. Chaque dessin apparaît ainsi comme l’apogée d’une performance individuelle… LIRE LA SUITE


TRISHA BAGA A MILAN « The eye, the eye and the ear » est la première exposition dans une institution italienne de Trisha Baga et retrace sa production, à partir de son premier travail « There is no “I” in Trisha » (Il n’y a pas de « je » à Trisha) (2005-2007 / 2020) – conçu comme une sitcom télévisée dans laquelle l’artiste joue tous les rôles – jusqu’à la plus récente œuvre « 1620 » (2020) créée pour l’occasion. Réunissant cinq grandes installations vidéo, qui explorent la relation entre le corps et la technologie. Trisha Baga (Venice, Floride, 1985, vit et travaille à New York), Américain d’origine philippine, fait partie des artistes et vidéastes les plus innovants de sa génération. Dans ses œuvres, il combine différents langages et médias et s’appuie sur la télévision, le cinéma et les films amateurs pour aborder des thèmes tels que l’identité de genre et la relation entre le monde réel et le monde numérique, faisant ressortir une perspective différente de la contemporanéité… LIRE LA SUITE


MARIE PAYEN, « PERDRE LE NORD » Elle arrive sur la scène emmaillotée dans du sac plastique comme dans une robe de bal. La matière translucide et légère flotte derrière comme une traîne. C’est une femme plus très jeune, mince et musclée, au teint presque campagnard, aux grandes mains qu’elle tient écartées parfois au dessus de sa tête. Ses yeux cernés de noir à la façon d’un maquillage tribal, lui font une face de mariée qui aurait trop pleuré. Elle est là devant nous, elle explique ce qu’elle va faire. Que les mots sont dehors qu’ils ne lui appartiennent pas, qu’elle joue avec. Qu’elle les attrape et qu’elle nous les donne.Elle commence d’une voix très lente, et au milieu de cette matière aussi fine que l’enveloppe d’un placenta, aussi légère que le vent, devient tout en même temps, actrice, enfant à naître, pythie, poétesse, mère, migrante. Ce que Marie Payen arrive à faire avec son corps, sa voix, la lumière et la matière qui l’entoure et deux ventilateurs est d’une simplicité, d’une élégance et d’une justesse remarquables. Tragédienne inspirée, elle relie les épopées antiques au monde contemporain dans une fresque théâtrale et plastique à la fois… LIRE LA SUITE


MARIO MERZ « TIME IS MUTE » Le Palacio Velasquez à Madrid accueille jusqu’à fin mars 2020 l’artiste emblématique de l’Arte Povera. Cette rétrospective sur le travail de Mario Merz (Milan, Italie, 1925 – Milan, Italie, 2003) propose un ensemble d’œuvres comme issues une époque « pré-historique », au sens littéral du terme, et en contradiction avec le discours de l’histoire moderne. Cette perspective anachronique, visible par le choix des matériaux et de l’iconographie, découle de la position idéologique, engagée, d’un artiste iconique de l’histoire de l’Art récente, de sa relation avec le climat politique et intellectuel en Italie dans les années 1960 et 1970, ainsi que de son rejet du capitalisme omniprésent et du mode de vie américain après la seconde guerre mondiale… LIRE LA SUITE .

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ISSN 2258-6474

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