A LA UNE D’INFERNO #90
ART, SCENES, ATTITUDES
il n’y aura pas de miracles ici

OUVERTURE DU 80e FESTIVAL D’AVIGNON Et voilà ! Ce 4 juillet, le Festival d’Avignon ouvre sa 80e édition... Avec une programmation qui nous laisse un poil dubitatifs : peu de grands artistes internationaux, beaucoup de « marronniers » du IN, ces toujours mêmes artistes, abonnés récurrents du festival, qui pour certains donnent l’impression de ne pas avoir dévissé depuis des lustres, quasiment pas de prises de risque non plus, ni d’invitations à des formes et des artistes qui dérangent, pas de scandale en vue donc, et un invité, la Corée, dont on se demande bien ce qu’elle vient faire en terres avignonnaises, avec son théâtre folkloriste et daté… Bref, un festival plan-plan et consensuel, bien lisse, sans aspérité, qui ne risque pas de déclencher les foudres de la critique et du public… Suivez avec nous cette 80e édition au quotidien dans nos pages spéciales festival 2026 : ALLEZ DANS NOS PAGES 80e FESTIVAL D’AVIGNON

FESTIVAL D’AVIGNON : L’OMBRE D’UN DOUTE Une « célébration du doute », c’est ainsi que présente Tiago Rodriguez cette 80e édition du Festival. Il ne pouvait trouver plus juste, tant sa programmation nous laisse dubitatifs et pas spécialement optimistes… Un programme convenu pour cette édition qui, on le sent bien, s’est donnée pour objectif de satisfaire tous les publics. Une tentation populaire, pour ne pas dire populiste, qui ne manque pas de nous interroger sur la lente transformation d’un festival qui, dans la période Baudriller-Archambault, avait acquis une réputation internationale, méritée, d’un festival de l’excellence et d’une grande rigueur artistique. L’ère Py a arrasé tout cela, et la nouvelle période Tiago Rodrigues ne prend pas le chemin de restaurer cette grandeur et la puissance des intuitions qui présidaient alors à la construction d’une programmation exigeante et véritablement ouverte aux expériences artistiques qui, pour beaucoup, furent l’occasion de susciter les « scandales » que l’on sait, déclenchant les fureurs et les rancoeurs d’arrière garde à l’encontre des programmateurs, de la part d’un certain public et de médias plutôt conformistes… LIRE LA SUITE

61e BIENNALE DE VENISE La Biennale Arte 2026 a ouvert le 9 mai dernier sur fond de polémiques qui n’ont cessé d’agiter le landerneau artistique international depuis plusieurs mois… S’ajoute à cela, la disparition brutale l’an passé de la commissaire générale de l’exposition internationale Koyo Kouoh, en pleine finalisation de l’exposition centrale de La Biennale, « In minor keys« , qui invite 110 artistes, dont beaucoup originaires de pays peu ou pas représentés jusqu’alors à Venise… Autour de l’exposition centrale, les pavillons nationaux recèlent quelques promesses comme le Pavillon autrichien qui a invité la sulfureuse performeuse Florentina Holzinger, avec son installation « Seaworld Venice » (Photo) ou le Pavillon du Vatican conçu par le curator Hans Ulrich Obrist qui invite à une oeuvre sonore méditative, avec notamment Brian Eno, Meredith Monk, Patti Smith ou Terry Ryley… Mais aussi les évènements collatéraux et parallèles à la Biennale qui, comme de coutume, recèlent souvent bien des surprises… Cette année, nous noterons les importantes expositions d’Anish Kapoor, de Jan Fabre qui se frotte au Tintoretto à la Scuola Grande Di San Rocco, de l’immense Marina Abramović qui elle, est invitée à l’Academia… Sans oublier bien sûr le regretté Georg Baselitz, artiste qui a révolutionné la peinture et la sculpture avec ses approches novatrices, qui vient tout juste de décéder et dont l’exposition » Eroi d’Oro « , qu’il avait spécialement conçue pour Venise -et l’ultime donc- ouvre à la Fondation Cini… Mais aussi évidemment les événements immanquables consacrés aux oeuvres de Lorna Simpson à la Punta della Dogana, Leandro Erlich, Erwin Wurm ou encore Miet Warlop qui occupe le Pavillon de la Belgique, ou la grande artiste iranienne Shirin Neshat au Palazzo Marin…. Cette 61e Biennale restera donc un événement exceptionnel dans la longue histoire de cette manifestation hors-normes, qui tous les deux ans fait palpiter Venise et le monde entier du coeur battant de la création internationale. ALLEZ DANS LE DOSSIER

LES RENCONTRES D’ARLES 2026 : LE MONDE SELON RIP Cette 57e édition qui ouvre ce 6 juillet, réunit une quarantaine d’expositions et déroule ses thèmes sous la bannière » Des mondes à relire « , sous-titre général de la manifestation cette année. On peut donc s’attendre à beaucoup de photojournalisme et de photographie témoignage, même si les RIP ne sont pas traditionnellement exclusivement orientées sur ces catégories. Mais le monde va mal, et ce ne sont pas les sujets qui manquent : guerres aux 4 coins du globe, exactions, misère endémique, dérèglement climatique, délire autocratique et belliciste d’un Trump et de ceux d’autres de ses copains, fauteurs de guerre et de troubles, hélas au coeur de notre actualité… Parmi les « chapitres » de la manifestation, deux sujets émergent : il s’agit de la question des indépendances, en Afrique comme sur les 3 rives de la Méditerranée. Ainsi beaucoup de photographes du continent africain participent-ils à cette 57e édition : on citera l’Ivoirien Paul Kodjo avec ses » Photoromance « , qui bénéficie d’une grande expo à La Croisière. Mais aussi l’artiste congolais Sammy Baloji qui occupera l’église des Trinitaires avec son expo « Impala « , ou la mostra intitulée « Ghana » au Palais de l’Archevêché qui réunit une dizaine de photographes ghanéens autour de l’histoire de la naissance de cette jeune nation, une exposition à laquelle participe l’auteur de l’affiche des RIP Carlos Idun-Tawiah. Autre événement corrélé à la problématique des 57e rencontres, une très belle expo de la Black artist Ayana V. Johnson, artiste militante de la cause des femmes noires dans les représentations qu’en ont les tenants d’une Amérique « blanche » depuis l’esclavagisme et la guerre de Sécession, un bel hommage à ce travail essentiel montré en l’Abbaye de Montmajour à Fontvieille… LIRE LA SUITE

LEANDRO ERLICH AU GRAND PALAIS Croyez-vous en ce que vous voyez ? Après avoir séduit des millions de visiteurs à Tokyo, Miami et Milan, une exposition consacrée à Leandro Erlich arrive pour la 1ère fois en France au Grand Palais. D’une œuvre à l’autre, les perspectives se déplacent, les architectures se dérèglent et la réalité se transforme sous vos yeux. Habitué des installations spectaculaires dans l’espace public, Leandro Erlich explore les mécanismes de la perception. À la croisée de l’installation, de la sculpture et de l’architecture, ses œuvres immersives, conçues à l’échelle humaine, prennent la forme de dispositifs que vous activez par votre présence. En circulant et en observant, chacun participe à l’expérience. … LIRE L’ARTICLE

TRACEY EMIN, A SECOND LIFE, TATE MODERN La Tate Modern accueille jusqu’au 31 août 2026 A Second Life, exposition monumentale rassemblant une centaine d’œuvres de Tracey Emin. Orchestrée par Maria Balshaw avant son départ de la direction, cette manifestation d’envergure traverse peintures, vidéos, textiles, néons, sculptures et installations, révélant la cohérence d’une démarche artistique touche à tout qui a fait de son intimité le moteur même de la création.Au cœur du parcours trône My Bed (1998), installation légendaire qui provoqua un scandale retentissant lors du Turner Prize. Ce lit défait, entouré de bouteilles de vodka, cigarettes et sous-vêtements tachés, chronique d’une dépression violente consécutive à une rupture amoureuse, propulsa l’artiste sur la scène internationale. Plus de vingt-cinq ans après, ce motif résonne différemment au regard des épreuves récemment traversées: en 2020, un diagnostic de cancer agressif de la vessie bouleverse son existence. Contre toute attente, elle survit à une lourde intervention chirurgicale… LIRE L’ARTICLE

FESTIVAL D’AIX 2026 : TOUJOURS AU SOMMET La dernière programmation de Pierre Audi : une manière de testament artistique, avec en bonus le magnifique « Requiem » de Romeo Castellucci et trois autres opéras montés par de brillants metteurs en scène. Voici ce qu’il faut retenir après l’annonce du pré-programme du prochain Festival international d’Art Lyrique d’Aix, qui se tiendra du 2 au 21 juillet : le retour inespéré de Castellucci et de son sublime « Requiem » de Mozart, à jamais gravé dans toutes les mémoires. Créé à Aix en 2019*, cet opus magistral du metteur en scène italien a fait date, éblouissant le public du Festival lors de ses premières représentations. Cette oeuvre majeure du maestro Romeo Castellucci a beaucoup voyagé depuis 2019 et du coup, à plusieurs reprises, a vu l’équipe artistique qui le servait à l’origine modifiée et évoluer. Mais elle conserve son orchestre de la création initiale, sous la direction du brillant chef de 2019, Raphaël Pichon, entouré de la grande soprano Mélissa Petit, et de la mezzo Beth Taylor, entre autres chanteuses et chanteurs exceptionnels... LIRE LA SUITE

PHILIP GLASS « LES ENFANTS TERRIBLES » : UNE COURSE À LA MORT, BELLE ET SENSUELLE Trois pianos noirs en guise d’orchestre. Et sur l’écran tout commence par une course échevelée d’une bande de jeunes gens filmés dans la ville. Vive. Joyeuse. Insouciante. Les rues. Le musée. Les boutiques. Le ciel et l’horizon. Et puis ces quelques images sensuelles et déjà violentes. Le désir de Paul pour son ami Dargelos. La boule de neige de Dargelos qui frappe Paul en pleine poitrine. La pierre dans la boule. Sans doute. « Le drame venait de commencer mais nous ne le savions pas ». Ainsi débute l’opéra de Philip Glass d’après le roman éponyme de Jean Cocteau. Philip Glasscompositeur américain né à Baltimore en 1937. Figure majeure de la musique répétitive née aux États-Unis dans les années 60 en réaction à la musique classique avant-gardiste de l’époque. Inspirés par les arts plastiques et certaines musiques extra-occidentales, des compositeurs comme Philip Glass, Steve Reich, La Monte Young, Terry Riley et quelques autres vont développer dans leurs compositions de courts motifs agencés selon une pulsation régulière et des structures répétitives évoluant lentement. Le roman de Cocteau a été publié en 1929. Écrit en 17 jours, après la mort de Radiguet, le jeune prodige écrivain avec lequel Cocteau avait lui-même une relation si fusionnelle. Et c’est cette même relation que Paul et Elizabeth, frère et sœur, vont vivre dans cet appartement bourgeois. Refuge. Abris. Îlot perdu dans une enfance encore si proche. Lieu de leurs rêves et d’un « jeu ». Celui qu’ils s’inventent juste pour eux. Qui les emmène ailleurs. Bien loin du quotidien et de sa difficile réalité. Entre passion et déchirement. Des presque « cris et chuchotements » de leur infinie adolescence. Une passion étouffante. À la lisière de l’interdit. Du tabou. Tension vocale constante voulue par la musique. Entre réalité et chimères par ces modulations des pianos. Comme « une porte qui glisse sur ses gonds » dira Philip Glass... LIRE LA SUITE

DOUGLAS GORDON & PHILIPPE PARRENO : ZIDANE, A 21st CENTURY PORTRAIT, AU GUGGENHEIM NY Le film de Douglas Gordon et Philippe Parreno, portrait de la star du football Zinédine Zidane, capture l’esprit universel du sport et de l’art. Présenté au Guggenheim pour la première fois à l’occasion du 20e anniversaire de sa création jusqu’au 19 juillet, Alors que la région métropolitaine de New York accueille des matchs de la Coupe du Monde de football, le musée invite les New-Yorkais et les visiteurs du monde entier à découvrir l’esprit universel du football à travers le regard d’un artiste, dans l’un des rares sites de la ville inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Alliant art et sport, cette expérience unique offre aux visiteurs l’opportunité de célébrer le talent d’un des joueurs les plus emblématiques du football, ainsi que la joie collective qui caractérise ce sport à l’échelle mondiale. Organisée pour coïncider avec le tournoi et le vingtième anniversaire de l’œuvre, cette projection vidéo à deux canaux sera présentée au public pour la première fois au Guggenheim depuis son acquisition en 2006. Diffusée en boucle continue au théâtre Peter B. Lewis, cette œuvre de quatre-vingt-dix minutes sera projetée dans le cadre de l’un des événements culturels les plus suivis de l’été.. LIRE LA SUITE
ALLER SUR « NEWS »
RETOUR A LA UNE/HOME PAGE
ISSN 2258-6474

























