A LA UNE D’INFERNO #29

INFERNO ARTS, SCENES, ATTITUDES
il n’y aura pas de miracles ici

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MAURIZIO CATTELAN A LA MONNAIE DE PARIS C’est avec une exposition à la Monnaie de Paris que Maurizio Cattelan a choisi de faire son retour sur la scène artistique internationale en présentant : « Not Afraid Of Love » à partir du 22 octobre 2016. Avec « All » au Guggenheim en 2011, on pensait que « tout » avait été dit. Comme souvent avec Maurizio Cattelan, nous étions sur une fausse piste… Ce qui devait être le salut final d’une carrière éblouissante, faite d’oeuvres qui ont marqué l’époque, de scandales, de profondeur, de fracas et d’humour, n’était qu’une (ir)révérence de plus. Cinq ans plus tard, Cattelan revient au travail, à la Monnaie de Paris, pour présenter, sous le commissariat de Chiara Parisi, son exposition la plus importante en Europe, et la plus importante depuis sa rétrospective New-Yorkaise. LIRE LA SUITE .

 

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FESTIVAL EXTENSION SAUVAGE Sous la voûte de verdure de l’allée de châtaigniers, dans le sous-bois près du Château de la Ballue, une apparition hallucinée semble avoir été rendue possible par les derniers appels, lointains, de la cornemuse dansante d’Erwan Keravec. Une mystérieuse Chose, a dit e.e. cummings*. Vera Mantero reprend les mots du poète américain dans son hommage à Josephine Baker. La chorégraphe portugaise entretient un fidèle compagnonnage avec Extension sauvage. Le geste artistique et de programmation est audacieux qui invite à repenser le cœur même de cette pièce – arrachée à l’obscurité confortable, protectrice, du plateau de théâtre, essentielle au moment de sa création – en relation avec son nouveau contexte de monstration. Les stratégies d’apparition – disparition initialement à l’œuvre sont cruellement désactivées par la lumière du jour. Vera Mantero travaille désormais la perspective, nourrit une terrible tension du proche et du lointain. Sa présence s’inscrit obsessivement dans le paysage par le truchement du son amplifié, alors que sa silhouette est encore à peine visible… LIRE LA SUITE

 

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WILLIAM KENTRIDGE A BERLIN Politique et poétique, l’œuvre transdisciplinaire de William Kentridge voyage entre l’art plastique, la mise en scène, et la réalisation. Né à Johannesburg en 1955, l’artiste n’a de cesse d’évoquer l’histoire du colonialisme et de l’apartheid dans ses films d’animation de dessins au fusain qui conservent, grâce à une technique particulière, une trace de la mémoire. Le festival Foreign Affairs organise la première présentation de l’ensemble de son œuvre à Berlin, associant une exposition qui investit le Martin-Gropius-Bau à une série de spectacles programmés à la Haus der Berliner Festspiele… LIRE LA SUITE

 

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FESTIVAL FOREIGN AFFAIRS Un vent d’« Incertitude » souffle sur la situation politique internationale de notre époque. Un état d’esprit qui se retrouve être au cœur de la réflexion menée par les artistes invités lors la 5ème édition du festival Foreign Affairs à Berlin. Organisée conjointement par la Haus der Berliner Festspiele et le Martin-Gropius-Bau, cette plateforme politico-artistique propose un programme transdisciplinaire endossé d’une part par l’artiste sud-africain William Kentridge*, étayé d’autre part par des artistes qui défient les conventions et les frontières des genres. Au moment même où la raison et les certitudes vacillent, la puissance d’action animant le geste créateur se met en branle… LIRE LA SUITE

 

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MIKA ROTTEMBERG Les corps sont massifs, à l’étroit, débordant, souvent monstrueux. Les corps sont minorés, contraints, anonymes, pris dans des chaines de production absurdes, entrainés dans des cadences inéluctables. Les corps sont morcelés, réduits à des fragments autonomes, comme autant de marchandises prêtes à satisfaire la libido des consommateurs. Une chevelure attachée en queue de cheval, une langue asséchée, des pieds qui dépassent telles des plantes grasses d’une bassine remplie de perles de culture, des lèvres qui sortent des murs, font signe vers un espace toujours autre, occulté, réversible, dans un jeu de faux plafonds et des chausse-trappes. Des pales de ventilateur qui fendent péniblement, stoïquement, l’air des environnements poisseux où les couleurs acides empruntent des nuances neurasthéniques, créent la vaine promesse des tourbillons, enclenchent des circulations secrètes, insoupçonnables. Un mur pivote sur son axe permettant l’entrée dans l’exposition, une pièce-cagibi aménagée pour le repos voit ses dimensions réduites en dessous de l’échelle humaine, quelque part entre la maquette scénographique et la tanière fictionnelle du lièvre fou d’Alice. Un air de merveille, qui ne cache pas son usage d’effets low fi, frappe d’ailleurs subrepticement chacune des vidéos ressemblées pour cette monographie de Mika Rottemberg au Palais de Tokyo… LIRE LA SUITE

 

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ACCROCHAGES, PUNTA DELLA DOGANA Jusqu’en novembre, la célèbre galerie de la Punta della Dogana de François Pinault à Venise présente « des œuvres encore jamais exposées depuis leur entrée dans la collection » indique Caroline Bourgeois, la commissaire de l’exposition. Accrochages, titre simple pour laisser place aux œuvres qui vont « d’une pensée minimale » qui oscille entre le sens du vide et du plein… Si on retrouve tout de même des valeurs sûres comme Sol Lewit et ses Wall drawing ici des années 80 : croix, rond, carré, losange… en noir fixés à même le mur gris ou Niele Toroni et ces éternelles tâches de couleur avec un pinceau n° 50, posées à intervalle régulier de 30 centimètres sur tous les supports auxquels il s’attaque… LIRE LA SUITE .

 

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Parution : INFERNO 07 Eté/Automne 2016 Le numéro Sept du semestriel print d’INFERNO est sorti le 1er août dernier. Il est disponible dans les (bonnes) Maisons de la presse, en Kiosques & points Relay dans vos gares et aéroports, et également présent en librairies & centres d’Art en France et en Europe. Au sommaire de ce numéro #07, 280 pages de contenus inédits et exclusifs : Louise Bourgeois, Camille Henrot, Tino Sehgal, Leonor Antunes, Sara Favriau, Carsten Höller, Marie Chouinard, Jan Fabre, Angélica Liddell, FC Bergman, Claudia Castellucci, Andrés Serrano, Judy Chicago, Pipilotti Rist, Nadia Lauro, Neïl Beloufa, Festivals : Kunstenfestivaldesarts, Malta Festival Poznan, FTA Montréal, AvignonLIRE LA SUITE.

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ISSN 2258-6474 / Prochaine Une bimestrielle le 8 novembre 2016 : INFERNO #30 datée novembre/décembre 2016

  • INFERNO RECRUTE SES CORRESPONDANTS EN MEDITERRANEE :

  • Allez :

  • HOMMAGE A MIKE KELLEY

  • UNTITLED FEMINIST SHOW / Young Jean Lee

  • PORTRAIT : STEVEN COHEN

  • SOPHIE CALLE : RACHEL, MONIQUE

  • ISTANBUL MODERN : VAPURS, BOSPHORE ET ART CONTEMPORAIN