ETIENNE BOSSUT, CHEZ VALENTIN PARIS

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Etienne Bossut : « Maintenant j’habite près de la mer » / Galerie Chez Valentin / Jusqu’au 16 janvier 2016.

Aux confins des pratiques post-conceptuelles basées sur la théorie de la reproduction et de la série, de l’héritage du ready made et de la sculpture classique, Etienne Bossut élabore un art chimérique et matérialiste, dont les modalités d’expansion et d’accumulation tendent toujours à jeter le trouble sur l’espace, sur sa densité et sa profondeur. Depuis le début de sa carrière, Etienne Bossut a régulièrement interrogé à travers sa stratégie mimétique l’inertie des formes industrielles, et à travers ces moules de nos actions, de nos attentes et de nos usages sociaux modernes, la capacité de l’homme à laisser une trace dans une monde caractérisé par le nouveau, la standardisation, et l’obsolescence. En moulant des formes choisies pour leur proximité quotidienne, Bossut a immortalisé cette non-mémoire du nouveau, tout en insérant dans la translation du moulage un léger « défaut », une légère torsion portant atteinte à leur stabilité autant matérielle que symbolique. Malgré leur organisation méthodique, en typologies d’objets, en générations, les formes de Bossut génèrent un trouble qualitatif dans l’équilibre figé de notre relation au monde des « choses », cette suspicion se logeant dans la différence inframince qui sépare et fait se rejoindre l’objet et sa copie, le réel et sa façade, l’irremplaçable et le vulgaire. Cette différence se manifeste en partie souvent dans les coutures du moulage laissées apparentes…

Photo © Sylvie Chan-Liat

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