FRANCESCA WOODMAN : RETROSPECTIVE AU GUGGENHEIM
PHOTOGRAPHIE : Francesca Woodman : rétrospective au Guggenheim Museum de New York / Jusqu’au 13 juin 2012.
Jusqu’au 13 juin 2012, le Solomon R. Guggenheim Museum à New York expose Francesca Woodman, photographe américaine qui s’est suicidée à l’âge de 22 ans et avait la particularité de se mettre en scène dans ses œuvres.
Lors d’un séjour à New York, le passage obligé a été le Solomon R. Guggenheim Museum pour une raison : l’architecture de Frank Lloyd Wright dont l’originalité est d’avoir une structure en hélice, on descend par une pente par laquelle on accède aux espaces d’exposition. La bonne surprise a été qu’il s’y déroulait une rétrospective de Francesca Woodman, photographe américaine qui, en peu de temps, a élaboré une œuvre cohérente et riche de sens.
Nombreux sont les historiens de l’art a avoir écrit et essayé d’interpréter l’œuvre de cette photographe qui s’est défenestrée à l’âge de 22 ans. Mais comment savoir avec peu d’écrits ou d’entretiens quels sont les artistes qui l’ont influencée ? Elle a débuté sa production photographique très jeune et a fait des études à la Rhode Island School of Design (à Providence). Avant même la fin de ces dernières, a lieu sa première exposition en 1978 et, en 1981, l’année de son suicide, elle publie un ouvrage intitulé « Some Disordered Interior Geometries ». Depuis sa mort, ses parents travaillent à la reconnaissance de son œuvre et le monde de l’art l’a mise en avant.
Par les mises en scène d’elle-même qui jalonnent ses diverses photographies, elle est affiliée à ce qu’on a appelé la photographie intimiste dont le chef de file est Nan Goldin. On la classe aussi souvent comme artiste féministe et, même si l’œuvre de Francesca Woodman a à voir avec cela, elle n’est pas revendiquée comme telle. En outre, la spécificité de sa démarche étant qu’elle se prend elle-même en photo comme Cindy Sherman et maîtrise ainsi toutes les étapes de la création de ses œuvres.
Par le nombre de photographies présentées dans cette rétrospective organisée par le musée Guggenheim, Francesca Woodman est visible sous toutes les coutures : partiellement dévêtue, habillée, déguisée, jouant à cache-cache avec le décor, disparaissant dans la photographie, y apparaissant parfois de façon fantomatique, nue aussi par moments, etc. Telle une magicienne elle joue avec son appareil et se révèle ou non au gré de ses photographies. Comme cela, on s’égare, on a l’impression de ne pas la voir mais peut-être est-ce dans la multitude des apparences qu’elle a choisies qu’on peut alors peut-être la saisir.
Cécile Ripoll
Francesca Woodman : rétrospective au Guggenheim Museum de New York / du 15 mars au 13 juin 2012
Visuels : Photographies Francesca Woodman / courtesy George and Betty Woodman / copyright Guggenheim New York 2012.
RETOUR AUX NEWS
![1[1]](https://inferno-magazine.com/wp-content/uploads/2012/06/11-e1338881402442.jpg?w=640)
![woodman[1]](https://inferno-magazine.com/wp-content/uploads/2012/06/woodman11-e1338881602572.jpg?w=640)
![picture-11[1]](https://inferno-magazine.com/wp-content/uploads/2012/06/picture-111-e1338881465397.png?w=640)
![6_Woodman_Untitled_NewYork_0-419x400[1]](https://inferno-magazine.com/wp-content/uploads/2012/06/6_woodman_untitled_newyork_0-419x4001-e1338881346587.jpg?w=640)

























