PRESENTE, CENTRE D’ART LA TRAVERSE, ALFORTVILLE

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Présente, group-show / Centre d’art contemporain, La Traverse, Alfortville / jusqu’au 13 juin 2015.

Une exposition qui reconfigure, révèle et interroge l’espace et le temps

Le centre d’art contemporain La Traverse a donné carte blanche à Eva Nielsen et Joël Riff pour une exposition qui s’offre comme un parcours scandé d’obstacles et d’arrêts. Le visiteur commence par découvrir le lieu transformé, plongé dans une étrange atmosphère, un futur en ruine. Les œuvres s’y intègrent et le modifient avec une grande subtilité. Certaines semblent même faire partie de son architecture. Romain Vicari a composé des pièces in situ, du mobilier et des structures sculpturales qui semblent avoir subi les effets du temps. Ses pièces évoquent des éléments dans un état transitoire. La sculpture de Raphaël Zarka, une colonne ouverte, complète un ensemble d’œuvres qui transportent le visiteur dans un ailleurs et alimentent son imagination.

Les peintures d’Eva Nielsen, qui ponctuent le parcours, présentent des espaces où l’architecture, le cadre, masquent pour mieux révéler des paysages. Le spectateur plonge son regard dans un espace hors du temps. Dans la seconde salle, sa peinture, au sol, en biais, forme un écran, comme un décor pour la sculpture d’Anne-Charlotte Yver. Cette installation permet d’établir une relation de proximité avec le regardeur.

La réflexion sur le temps apparait aussi à travers la scénographie. Eva Nielsen a choisi de mettre aux côtés de ses peintures, celles de son père Carsten Balle Nielsen, qui paraissent surgir d’une autre époque. Elle dialoguent également avec les travaux de Shanta Rao. Ses sérigraphies et autres œuvres aux techniques multiples nécessitent de prendre le temps de voir et de bouger son regard pour découvrir un espace.

Excavation – Objet 2 (Appareil) d’Anne-Charlotte Yver, plusieurs parties d’une structure en béton armé, prennent appui sur les murs des dernières salles. Elles s’apparentent à des éléments de construction, des modules, en attente ; Elles font penser à une future architecture. Le collage de Valérie Snobeck, peut être lui, vu comme une œuvre manifeste de cette exposition. Il met en évidence l’image du temps qui passe.

Les œuvres construisent des espaces, créent des passages et des obstacles, des relations s’établissent entre elles. L’exposition, par son parcours, perturbe les habitudes du spectateur. Avec leur diversité de traitement, chaque pièce l’invite à prendre son temps et à voyager dans un espace imaginaire. IL peut alors se créer sa propre histoire.

Pauline Lisowski

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crédit photo : Pauline Lisowski

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