LIONEL SABATTE, « ECHAFAUDAGES D’UNE CARESSE », MUSEE DE VERNON

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Lionel Sabatté, échafaudages d’une caresse : Musée de Vernon / jusqu’au 14 février 2016.

Les animaux étranges de Lionel Sabatté habitent le musée de Vernon. Intitulée « Échafaudages d’une caresse », l’exposition offre déjà l’idée d’un rêve. L’artiste joue avec de singuliers matériaux pour composer ses œuvres, sculptures, dessins, peintures.

Dès l’entrée du musée, le visiteur est accueilli par une curieuse licorne et un cygne en béton et ferraille. Dans la salle d’exposition temporaire, une famille de cygnes en poussière compose un étrange paysage. Ils dialoguent avec des peintures, où comme par alchimie, la matière donne naissance à des formes organiques. Des tourbillons de couleurs font émerger des profondeurs, un cosmos, un au-delà. Dans une salle dédiée aux oiseaux, les dessins de la série petits oiseaux des îles, séduisent, mystérieux. D’autres en poussière paraissent à la fois attirants et repoussants. À côté, deux dodos complètent ce bestiaire des temps anciens. La technique intrigue, sorte de hasard maîtrisé, de fusion des éléments.Deux loups en poussière attendent le visiteur. Un poisson, dans le petit jardinet semble avoir échoué. Ces animaux expriment une sorte de fragilité.

Lionel Sabatté redonne une nouvelle vie à la matière naturelle et aux rebuts du quotidien. Il met en évidence le processus de la transformation et de la métamorphose. Ses œuvres, à travers les matériaux, thé, curcuma, pièces de monnaie, renvoient à un territoire et à ses coutumes. Elles font à la fois référence aux temps anciens et laissent imaginer un avenir lointain.

Le parcours se poursuit dans les collections permanentes du musée. Dans l’escalier, une collection de papillons recomposés, réparés, est digne d’un travail délicat d’entomologiste. D’autres œuvres s’insèrent subtilement et se fondent notamment au cœur des salles consacrées à l’art animalier. Cette exposition permet de découvrir un travail sensible, d’une grande force, où le réel et l’imaginaire se confondent.

Pauline Lisowski

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