IVAN NAVARRO: LIGHT YEARS, TEMPLON NEW YORK

Iván Navarro: Light Years – Templon New York 293 Tenth avenue – February 5 – March 21, 2026.

Templon New York présente Iván Navarro : Light Years, une rétrospective chronologique retraçant l’oeuvre de l’artiste depuis 2004. Conçue comme une exposition anniversaire, Light Years célèbre à la fois le soixantième anniversaire de la galerie et plus de vingt ans de collaboration avec Iván Navarro.

L’exposition s’articule autour de trois oeuvres majeures qui en illustrent pleinement les enjeux et la portée conceptuelle : Landes Land (2023), Flashlight: I’m Not From Here, I’m Not From There (2006) et Resistance (2009). Pensées comme des sculptures animées par l’électricité, activées par le mouvement et la performance vidéo, ces oeuvres forment le coeur de la démarche d’Iván Navarro. Leurs titres — issus du lexique technique de l’électricité — inscrivent la métaphore dans une matérialité concrète et rendent lisible la stratégie de l’artiste : détourner des objets utilitaires afin de les transformer en instruments de réflexion politique et existentielle.

Ce parcours s’ouvre ainsi avec Landes Land, film muet réinterprétant l’installation Homeless LampThe Juice Sucker (2004-2005), aujourd’hui conservée dans les collections du Solomon R. Guggenheim Museum de New York. La lumière y devient une condition de survie plutôt qu’un simple moyen d’éclairage, une métaphore de l’espoir et du déplacement. Conçue à la même période, Blue Electric Chair (2004) introduit l’un des axes majeurs du travail de Navarro : la contestation politique. En transposant un objet intimement lié à la violence institutionnelle en une structure lumineuse, l’oeuvre établit un dialogue avec l’histoire du design moderne tout en interrogeant les mécanismes du pouvoir, de la répression et du contrôle.

Flashlight: I’m Not From Here, I’m Not From There, activée par le corps et mise en récit par la video, explore la tension entre enracinement identitaire et sentiment de ne jamais véritablement appartenir à un lieu. Une édition de l’oeuvre est conservée au Hirshhorn Museum, Washington, D.C. La notion de contestation s’incarne ensuite pleinement dans Resistance, exposée pour la première fois à la 53e Biennale de Venise, et dont l’une des versions est visible dans les collections du Nuevo Museo de Santiago, Chili. L’électricité y est produite par l’effort physique, matérialisant littéralement l’opposition comme tension au sein des systèmes de pouvoir. Ces trois installations sont également accompagnées de chants, qui illustrent l’exploration du lyrisme par l’artiste, composante essentielle de sa démarche. Ainsi, la même année, Drums (2009) approfondit cet autre axe fondamental du travail d’Iván Navarro : la musique comme instrument politique et social. En intégrant la percussion comme élément sculptural et performatif, l’oeuvre fait résonner le silence comme une force collective.

Un ensemble de 23 pièces, allant de la série Shell Shock (2024-2025) à l’hommage à Josef Albers et à Francisco de Goya (Esto Es Malo, No Se Puede Mirar [C’est horrible, impossible à regarder], 2013), prolonge le récit de l’exposition. Les installations reprenant le motif du miroir infini introduisent une nouvelle métaphore récurrente dans l’oeuvre de Navarro : le miroir comme reflet de notre expérience du monde, infini, instable et sous surveillance constante ; l’utilisation de miroirs sans tain s’inspirant essentiellement des salles d’interrogatoire des commissariats de police. Influencées par l’op art et la poésie concrète, ces installations forment un langage visuel qui invite les visiteurs à observer, ressentir, questionner et écouter.

Light Years témoigne de la renommée internationale d’Iván Navarro, dont les oeuvres ont intégré de nombreuses collections majeures. Le Bronx Museum, le Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City et le musée des Beaux-Arts de Boston, (États-Unis) ; le Fonds national d’art contemporain, Paris, (France) ; le Thyssen-Bornemisza National Museum, Madrid et la Fondation Arco, Madrid (Espagne) ; le musée des Beaux-Arts de Rio de Janeiro (Brésil); le musée national d’art moderne de Séoul, (Corée du Sud) ; ainsi que la National Gallery of Victoria, Melbourne (Australie).



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Templon New York presents Iván Navarro: Light Years, a chronological overview of the artist’s work from 2004 onward. Conceived as an anniversary exhibition, Light Years marks a double milestone: the gallery’s 60th anniversary and over twenty years of collaboration with Iván Navarro.

The exhibition is structured around three foundational works that function as conceptual vehicles: Landless Land (2023), Flashlight: I’m Not From HereI’m Not From There (2006), and Resistance (2009). Envisioned as electrically animated sculptures activated through movement and video performance, these works form the core of Navarro’s practice. Their titles—borrowed from electrical terminology—ground metaphor in material reality and signal the artist’s strategy of diverting utilitarian objects into political and existential instruments.

The exhibition begins with Landess Land, a 2023 silent reprise of the original 2004-2005 work Homeless LampThe Juice Sucker, now in the collection of the Solomon R. Guggenheim Museum in New York. Light becomes a condition of survival rather than illumination, a metaphor for hope and displacement. Produced around the same time, Blue Electric Chair (2004) introduces the first major pillar of Navarro’s work: political resistance. By transforming an object associated with state violence into a luminous structure, the work pays homage to modern furniture design while confronting systems of power, punishment, and control.

Flashlight: I’m Not From Here, I’m Not From There, in the collection of the Hirshhorn Museum in Washington, D.C., explores territorial identity and unstable belonging, activated by the body and narrated through video. In Resistance, first exhibited at the 53rd Venice Biennale in 2009 and now in the collection of the Nuevo Museo de Santiago, Chile, electricity is generated through physical effort, literalizing opposition as friction within systems of power. These three projects are set to songs that illustrate the artist’s investigation of lyricism as a deep component of his practice. That same year, Drums (2009) explores another essential pillar of Navarro’s practice: music as a political and social tool. Incorporating percussion as a sculptural and performative element, the work activates the sound of silence as a collective force.

Alongside these works, a constellation of 23 pieces—ranging from the Shell Shock series (2024–2025) to a tribute to Josef Albers and Francisco de Goya (Esto Es Malo, No Se Puede Mirar [This is Bad, One Can’t Look], 2013)—extends the exhibition’s narrative. Installations employing the infinite mirror motif introduce another recurring metaphor, the mirror as a reflection of our experience of the world: endless, unstable and in constant surveillance. The use of one-way mirrors in Navarro’s work also draws from interrogation rooms in police stations. Influenced by Op Art and concrete poetry, these works form a visual language that invites visitors to observe, feel, question, and listen.

Light Years reflects Navarro’s international recognition, with works held in numerous major collections, including the Bronx Museum, Bronx, NY (USA); the Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, MO (USA); the Museum of Fine Arts, Boston, MA (USA); the Fonds National d’Art Contemporain, Paris, (France); the Thyssen-Bornemisza National Museum, Madrid (Spain); Fundación Arco, Madrid (Spain); Museu Nacional de Belas Artes, Rio de Janeiro (Brazil); the National Museum of Modern and Contemporary Art, Seoul (South Korea); and the National Gallery of Victoria, Melbourne (Australia), among others.

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