BIENNALE DE VENISE 2026. ERWIN WURM EN RÉTROSPECTIVE AU MUSEO FORTUNY, UNE PREMIÈRE EN ITALIE

61e BIENNALE DE VENISE. Erwin Wurm – Rétrospective monographique – Curators : Elisabetta Barisoni e Cristina Da Roit – Palazzo e Museo Fortuny, Plazza San Marco 3958, Venezia – may 6 – november 22, 2026.
Le Museo Fortuny présente pour la première fois en Italie l’œuvre du sculpteur autrichien Erwin Wurm à travers une importante exposition monographique.
Né en 1954 à Bruck an der Mur, Wurm a, tout au long de sa carrière, radicalement élargi le concept de sculpture, interrogeant les notions de temps, de masse et de surface, d’abstraction et de figuration. Depuis plusieurs décennies, il utilise le vêtement comme support d’exploration des problématiques sculpturales. Dans ce parcours, son chemin a souvent croisé celui de Mariano et Henriette Fortuny.
Après des études à l’Académie des Beaux-Arts et à l’École des Arts appliqués de Vienne à la fin des années 1970 et dans les années 1980, ses « Sculptures d’une minute » , commencées en 1996-1997, ont valu à Wurm une reconnaissance internationale. Dans ces œuvres, l’artiste donne aux spectateurs des instructions indiquant des actions ou des poses à réaliser avec des objets du quotidien, tels que des chaises, des seaux, des fruits, des pulls… Ces sculptures, par nature éphémères, ont conduit Wurm à questionner les qualités formelles de différents langages visuels en abolissant les frontières entre l’art et la vie quotidienne, entre le spectateur et le participant.
La série One Minute Sculptures explore l’idée du corps humain comme sculpture ; dans d’autres œuvres, Wurm anthropomorphise des objets du quotidien de manière inattendue, ajoutant des jambes à des sacs, contorsionnant des formes ressemblant à des saucisses ( Abstract Sculptures ), ou augmentant le volume d’objets techniques et architecturaux ( Fat Car , Fat House ). Wurm considère l’acte physique de prendre et de perdre du poids comme un geste sculptural , et crée souvent l’illusion d’une croissance ou d’un rétrécissement corporel dans son œuvre. L’humour est un instrument important , mais son œuvre soulève aussi des questions philosophiques, psychologiques et sociales essentielles .
Une critique de la société contemporaine transparaît souvent dans sa pratique, notamment en réaction aux influences capitalistes et aux pressions sociales qui en découlent et que l’artiste perçoit comme contraires à nos idéaux profonds. Wurm souligne cette dichotomie en travaillant dans l’espace liminal entre culture populaire et culture savante, afin d’explorer ce qu’il considère lui-même comme une réalité grotesque et construite.
« L’ordinaire nous est si proche et si familier que nous avons tendance à le négliger. L’envisager sous l’angle de l’absurde et du paradoxe nous offre l’opportunité de voir quelque chose de différent, peut-être de plus intéressant. » – Erwin Wurm
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The Museo Fortuny presents the work of the Austrian sculptor Erwin Wurm for the first time in Italy with a major monographic exhibition.
Born in 1954 at Bruck an der Mur, in the course of his career, Wurm has radically expanded the concept of sculpture, questioning notions of time, mass and surface, abstraction and representation. For many decades he has been using clothes to deal with sculptural issues. On this journey, his path has frequently crossed that of Mariano and Henriette Fortuny.
After studying at the Academy of Fine Arts and the School of Applied Arts in Vienna in the late 1970s and ’80s, his One Minute Sculptures, begun in 1996-97, brought Wurm great international success. In them, the artist provides observers with instructions that indicate actions or poses to be performed with everyday objects, such as chairs, buckets, fruit, sweaters… These sculptures are ephemeral by nature, and this has led Wurm to challenge the formal qualities of different visual languages by superseding the boundaries between art and everyday life, viewer and participant.
The One Minute Sculptures series explores the idea of the human body as sculpture; in other works Wurm anthropomorphises everyday objects in unexpected ways, adding legs to bags, contorting sausage-like shapes (Abstract Sculptures), or expanding the volume of technical and architectural objects (Fat Car, Fat House). Wurm considers the physical act of gaining and losing weight as a sculptural gesture, and often creates the illusion of bodily growth or shrinkage in his work. Humour is also an important instrument, but at the same time his work invokes essential philosophical, psychological and social questions. A critique of contemporary society often appears in his practice, particularly in response to capitalist influences and the consequent social pressures that the artist sees as contrary to our inner ideals. Wurm stresses this dichotomy by working within the liminal space between high and low, to explore what he himself sees as a farcical and invented reality.
“The ordinary is so close and so familiar to us that we are inclined to neglect it. Looking at the ordinary from the perspective of the absurd and paradox gives us an opportunity to see something different, perhaps more interesting.” – Erwin Wurm











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