BIENNALE DE VENISE 2026 : LES PAVILLONS NATIONAUX DE LA BIENNALE ARTE PARTICULIÈREMENT SCRUTÉS CETTE ANNÉE

61e BIENNALE DE VENISE. Les Pavillons Nationaux, jugés à l’aune des stratégies d’influence de leurs mentors – 9 mai 22 novembre 2026.
Comme chaque Biennale d’Art depuis sa création, cette 61e édition ne déroge pas à la règle : ses pavillons nationaux, où les artistes représentent les Etats qui les invitent sont la vitrine de leur gouvernance, de leur idéologie du moment qui les anime, et donc de la propagande soft-power qu’ils faire veulent passer au reste du monde, par le truchement d’artistes choisis par eux et de leurs oeuvres qui se doivent de refléter « correctement » ce que leur nation veut revendiquer en matière de « pensée » artistique, corrélée à son « idéal » de gouvernance.
L’édition 2026 accentue encore plus ces travers. Les pavillons nationaux sont des outils politiques, économiques, diplomatiques, au service de leur propagande idéologique. C’est, en cette période troublée, dangereuse, où trois autocrates à la tête de leurs nations belliqueuses et impérialistes se disputent le monde, aidés en cela par leurs alliés tout aussi dictatoriaux et impérialistes, comme l’est Israël pour les USA, entre autres exemples.
Ainsi Israël a t-il cette année réussi à disqualifier la présence du Pavillon Sud-Africain, jusqu’à que celle-ci renonce purement et simplement à sa participation à La Biennale 2026. L’état génocidaire de plus de 60 000 palestiniens « éliminés » par son armée, poursuivi par le TPI pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre (affamer tout un peuple délibérément et le priver des ONG qui l’assistent est un crime de guerre), qui de surcroît, a assassiné en les ciblant intentionnellement plus de la moitié des journalistes présents à Gaza, selon l’ONU et RSF, et continue de séquestrer de nouvelles portions de l’état palestinien en Cisjordanie et à Jérusalem, contrevenant au droit international en le piétinant chaque jour, cet état d’Israël se sert de son pouvoir d’influence nauséabond, fort du soutien de ses amis américains, pour intervenir jusque sur le contenu d’autres pavillons nationaux afin de leur faire retirer des oeuvres qui le dérangent, comme pour celui de l’Afrique du Sud…
Pour notre part, si Israël participe malgré tout à cette 61e édition, (et ce sera le cas selon nos informations au 27 février, mais pas aux Giardini, dans le Pavillon officiel, mais à l’Arsenale), nous boycotterons sans regret l’exposition de cet état devenu paria des nations du monde. Décidément, le néo-nazi génocidaire de Palestiniens Netanyahu n’a aucune vergogne, et le ou les artistes qui osent se prêter à cette forfaiture ne méritent qu’une chose : qu’on les ignore.
En 2024, la présence des Russes et de leur pavillon fut jugée inopportune par la direction de la Biennale, pour cause d’envahissement de l’Ukraine. En 2026, l’Italie post-fasciste de Georgia Meloni ne trouve rien à redire à la présence d’artistes israéliens à la 61e édition… Deux poids, deux mesures… La très trumpienne (et inavouée poutinienne) Meloni suit ses maîtres à penser sans rechigner, confortant la tradition mussolinienne qui lui est chère et dont elle est l’héritière, qui consiste à toujours flatter les plus forts et écraser les plus faibles…
Pour en revenir aux pavillons nationaux, bien tristes dans leurs programmations au rabais, trop souvent estampillées des considérations politiques et diplomatiques de leurs mentors, ils sont cette année particulièrement indigents. Ainsi de la France, qui s’est choisi pour la représenter une illustre inconnue… Mais Franco-marocaine de nationalité, ce qui prend alors tout son sens : faire plaisir au Roi du Maroc, pour d’obscures considérations géo-politiques et/ou économiques, en regard du soutien de Macron à la monarchie dictatoriale chérifienne, vis à vis du conflit l’opposant à l’Algérie… La France a donc convoqué une obscure faiseuse artisanale pour la représenter, comme s’il manquait d’artistes de talent chez nous, en 2026… La main de l’odieuse ex-ministre Dati, qui s’y connaît en Art contemporain comme nous en mécanique quantique, n’y est sans doute pas pour rien, aidée en cela par l’influent Jack lang, de triste actualité, mais toujours pro-actif auprès des puissants et peu avare de ses « conseils » et recommandations…
Quant au désastreux « artiste » de second ordre, inconnu du sérail, choisi par l’omniprésident Trump pour représenter « son » Amérique dans le Pavillon des USA, c’est la preuve par neuf de l’incompétence du chef et de son absence totale de psychologie en matière d’influence et de soft-power. Un flop assuré qui attend le pavillon Etats-Unien, définitivement discrédité.
Heureusement, malgré cette navrante programmation des pavillons nationaux en général, quelques uns tirent leur épingle du jeu : ainsi ceux de la Belgique et de l’Autriche, qui ont su confier leur image à des artistes jugées « perturbatrices » et dérangeantes, ou encore celui de l’Ukraine, qu’on ira voir par souci de curiosité mais aussi bien sûr par solidarité, ou ceux du Portugal, de l’Espagne, généralement toujours intéressants, comme ceux de Grande Bretagne ou d’Islande…
Sans oublier ceux auxquels on ne pense guère, pourtant souvent recelant de jolies découvertes : Ainsi ceux de l’Asie centrale, du Moyen- orient, d’Amérique latine…De quoi, on espère tous, se requinquer un peu de la présence de ces indésirables que l’on aurait aimé ne pas voir en ce sanctuaire emblématique d’Art, de Culture, de Beauté et de Paix que devrait être La Biennale de Venise…
Marc Roudier
CONSULTER LA LISTE DES ARTISTES DES PAVILLONS ICI (Article d’ARTNEWS, source La Biennale de Venise 2026)

























