« SATYAGRAHA », L’OPÉRA POLITIQUE DE PHILIP GLASS, ENTRE AU RÉPERTOIRE DE L’OPÉRA DE PARIS

SATYAGRAHA – Opéra en trois actes de Philip Glass (1980) – D’après la Bhagavad-Gita – Mise en scène et Chorégraphie de Bobbi Jene Smith et Or Schraiber – Livret de Constance De Jong – Direction musicale : Ingo Metzmacher – du 10 avril au 03 mai 2026 (complet) à l’Opéra Garnier, Paris – Durée : 3h35 avec 2 entractes – Langue : Sanskri – Surtitrage : Français / Anglais.
Quelle est l’influence de Gandhi sur le monde politique contemporain ? C’est cette question qu’explore Satyagraha, l’opéra de Philip Glass (1980), deuxième opus de sa trilogie « Trilogie des hommes visionnaires », consacrée à des personnages historiques avec Einstein on the Beach (1976) et Akhnaten (1984). Pour autant, Satyagraha – « force de la vérité » en sanskrit – n’est pas un biopic.
Cette œuvre à la musique hypnotique mélange les temporalités et associe chacun de ses trois actes à une figure clé liée à Gandhi pour mieux appréhender la genèse de sa pensée politique : Léon Tolstoï avec qui il correspondit, le poète Rabindranath Tagore qui le soutint, et enfin Martin Luther King, nourri par ses principes de non-violence.
L’Opéra de Philip Glass a été composé entre Einstein on the Beach (1976), devenu iconique, qui traite du sujet scientifique, et Akhnaten (1984), imprégné de l’interrogation du religieux. Le deuxième volet de la « trilogie des hommes visionnaires » qui ont percuté l’histoire et la mémoire du monde, avec leurs idées révolutionnaires, évoque le domaine politique de la non-violence, avec la figure mythique de Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948), l’apôtre aux pieds nus. Mais Satyagraha, « force de la vérité », convoque également la mémoire de Léon Tolstoï et la grande puissance du poète indien Rabindranath Tagore qu’admirait Gandhi, ainsi que celle de Martin Luther King, le pasteur figure de proue de l’émancipation des Afro-américains et du pacifisme.
Satyagraha fait son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris dans la mise en scène de Bobbi Jene Smith et d’Or Schraiber qui y ont déjà signé la pièce chorégraphique Pit. Pour eux, cet opéra « n’est pas seulement une méditation sur l’histoire mais un appel à l’action et une leçon puissante qui résonne encore plus aujourd’hui ».
Satyagraha qui affiche complet jusqu’au 3 mai, est visible sur les plateformes de France Musique et de Paris Opera Play.





Photos Yonathan Kellerman / OnP






















