BIENNALE DE VENISE 2026 : LES 10 EXPOSITIONS IMMANQUABLES DE LA 61e ÉDITION

61e BIENNALE DE VENISE : NOTRE SÉLECTION DES 10 EXPOS À ALLER VOIR ABSOLUMENT. – Du 9 mai au 22 novembre 2026, Venezia.

A la veille de l’ouverture à la presse et aux professionnels de la 61e édition de La Biennale Arte 2026, la rédaction d’INFERNO a sélectionné les expositions qui nous semblent indispensables,, au-delà de toute l’agitation polémique médiatique qui chaque édition resurgissent invariablement, et des événements qui n’auront pas manqué d’impacter la manifestation internationale-phare de la saison culturelle qui, tous les deux ans depuis 1895, brille dans le ciel de l’Art mondial et demeure un terrain majeur d’influence « soft power » et de compétition pour les nations qui s’y affichent.

La Biennale Arte 2026 ouvre le 9 mai sur fond de polémiques qui n’ont cessé d’agiter le landerneau artistique international depuis plusieurs mois… S’ajoute à cela, la disparition brutale l’an passé de la commissaire générale de l’exposition internationale Koyo Kouoh, en pleine finalisation de l’exposition centrale de La Biennale, « In minor keys« , qui invite 111 artistes, dont beaucoup originaires de pays peu ou pas représentés jusqu’alors à Venise…

Autour de l’exposition centrale, les pavillons nationaux jouent la carte « soft power » des nations, où celles-ci affichent leur influence diplomatique det économique par le biais des artistes qu’elles invitent et qui sont en quelque sorte les ambassadeurs attitrés de leur pays et du coup leur relai idéologique… C’est ainsi depuis toujours, et l’édition ne déroge pas à la règle, bien au contraire…

C’est ainsi que pour notre part, nous boycotterons les Pavillons russe, israélien et américain pour les raisons que l’on sait. Nous ferons de même pour celui du Sénégal, dont le gouvernement fait la chasse aux lgbt, et d’autres pavillons de nations tout aussi infréquentables dont les pouvoirs autoritaires et liberticides n’ont rien à faire dans cette manifestation… Nous n’irons pas non plus visiter le Pavillon français et son artiste médiocre sortie de nulle part par le seul vouloir d’une ministre et d’un président faisant oeuvre de géopolitique en voulant satisfaire un monarque illibéral qu’est le roi du Maroc Mohamed VI.

Heureusement, d’autres pavillons recèlent quelques promesses comme le Pavillon autrichien qui a invité la sulfureuse performeuse Florentina Holzinger, avec son installation « Seaword Venice » ou le Pavillon du Vatican conçu par le curator Hans Ulrich Obrist qui invite à une oeuvre sonore méditative, avec notamment Brian Eno, Meredith Monk, Patti Smith ou Terry Ryley… Ou encore celui de la Belgique qui invite la performeuse perchée Miet Warlop pour la représenter…

Mais aussi ce sont les évènements collatéraux et parallèles à la Biennale qui, comme de coutume, promettent souvent bien des surprises…

Cette année, nous noterons les importantes expositions d’Anish Kapoor, de Jan Fabre qui se frotte au Tintoretto à la Scuola Grande Di San Rocco, de l’immense Marina Abramović qui elle, est invitée à l’Academia… Sans oublier bien sûr le regretté Georg Baselitz, artiste qui a révolutionné la peinture et la sculpture avec ses approches novatrices, qui vient tout juste de décéder et dont l’exposition « Eroi d’Oro« , qu’il avait spécialement conçue pour Venise -et l’ultime donc- ouvre à la Fondation Cini… Mais aussi évidemment les événements immanquables consacrés aux oeuvres de Lorna Simpson à la Punta della Dogana, Leandro Erlich, Erwin Wurm, ou la grande artiste iranienne Shirin Neshat au Palazzo Marin….

Cette 61e Biennale restera donc un événement exceptionnel dans la longue histoire de cette manifestation hors-normes, qui tous les deux ans fait palpiter Venise et le monde entier du coeur battant de la création internationale.

LA SELECTION DE LA REDACTION :

Voici les 10 événements immanquables que nous avons sélectionnés dans cette 61e édition :

1- « IN MINOR KEYS », L’EXPOSITION CENTRALE DE LA BIENNALE, IMAGINÉE PAR KOYO KOUOH

Alfredo Jaar, la Biennale 2013, Pavillon du Chili

L’exposition s’articule autour de grands motifs — « Shrines », « Procession », « Schools », « Rest », « Performances » — et explorera des registres émotionnels subtils et les fréquences poétiques de la pratique artistique, en tissant des liens avec la musique et la poésie, comme l’a détaillé l’équipe curatoriale lors d’une conférence de presse plus tôt dans la journée.

Parmi les artistes invités, citons Alfredo Jaar (photo), Kader Attia, Alvaro BarringtonLaurie Anderson, Annalee DavisGodfried DonkoJoana Hadjithomas & Khalil JoreigeNick Cave, Ayrson HeráclitoNatalia Lassalle-MorilloGuadalupe MaravillaTuấn Andrew NguyễnOtobong NkangaWardha ShabbirVera TamariSawangwongse Yawnghwe… Et le toujours très jeune Marcel Duchamp

« L’exposition In Minor Keys se présente comme une partition collective composée avec des artistes qui ont bâti des univers d’imagination. Des artistes qui travaillent aux frontières de la forme, et dont les pratiques peuvent être envisagées comme des mélodies complexes à écouter à la fois collectivement et selon leurs propres termes. Ce sont des artistes dont la pratique se fond naturellement dans la société », écrivait Kouoh dans une note curatoriale.

2- FLORENTINA HOLZINGER, « SEAWORD VENICE », PAVILLON DE L’AUTRICHE

Florentina Holzinger, « Seaword Venise », Pavillon de l’Autriche

En choisissant Florentina Holzinguer pour la représenter dans son Pavillon officiel de La Biennale 2026, l’Autriche fait montre d’une audace certaine et d’un engagement à rebrousse-poil du politiquement correct, en même temps qu’elle renoue avec son riche passé artistique avant-gardiste.

La chorégraphe et performeuse autrichienne hautement inflammable Florentina Holzinger a été choisie pour représenter l’Autriche à la 61e Exposition internationale d’Art de la Biennale de Venise, en collaboration avec « SeaWorld Venice ». Cette nouvelle commande interdisciplinaire audacieuse est conçue par Nora-Swantje Almes (Gropius Bau, Berlin). Reconnue pour son œuvre qui transcende les genres et qui place le corps à la fois comme sujet et médium pour remettre en question les conventions socio-politiques, Holzinger s’appuie sur ses recherches de longue date sur l’eau pour imaginer de nouvelles façons de vivre, de résister et de se transformer. Mêlant danse, théâtre et performance, elle aborde l’eau comme sujet et symbole, utilisant le corps comme lieu de rencontre entre nature et technologie. Visible du 9 mai au 22 novembre 2026, le projet comprendra une installation permanente au Pavillon autrichien ainsi qu’une série d’actions in situ à Venise et dans sa lagune, invitant le public à des rencontres participatives avec certains des thèmes les plus urgents de notre époque.

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2025/11/26/biennale-venise-2026-la-sulfureuse-performeuse-autrichienne-florentina-holzinger-represente-son-pays-dans-son-pavillon-national/

3- « THE QUIET SOURCE », JAN FABRE DIALOGUE AVEC TINTORETTO À LA SCUOLA GRANDE DI SAN ROCCO

Jan Fabre, The Artist Like a Stray Dog in His Basket, detail of the installation (2026; Venice, Scuola Grande di San Rocco, Upper Room). Photo: Andrea Rossetti

Sous le commissariat de Giacinto Di Pietrantonio (Italie) et Katerina Koskina (Grèce), l’exposition propose un dialogue introspectif entre le grand maître de la Renaissance et la sculpture contemporaine . Le sulfureux et génial artiste polyvalent Jan Fabre est le premier artiste vivant invité à investir l’un des lieux d’art les plus emblématiques de Venise.

La Scuala Grande di San Rocco, qui abrite le cycle monumental de peintures du Tintoret – l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Renaissance vénitienne – accueille l’une des expositions majeures de la saison culturelle à venir. Cet événement collatéral de La Biennale Arte 2026 s’inscrit dans le long parcours que Jan Fabre entretient avec Venise et sa Biennale depuis de nombreuses années. Notre « Vénitien Hollandais », a noué depuis longtemps une riche relation avec la Cité des Doges, teintée d’une dychotomie amour/haine, qui rend son rapport à la ville particulièrement créatif et sensuel.

The Quiet SourceLa Source Silencieuse, met en scène un dialogue entre passé et présent à travers trois sculptures de l’artiste flamand. Installées le long de l’axe central du bâtiment, les œuvres instaurent une interaction conceptuelle et spatiale avec les peintures du Tintoret, créant une rencontre subtile entre deux langages artistiques, séparés par les siècles mais unis par une exploration commune de la lumière, de la spiritualité et de l’expérience humaine. Ce projet se déroule en parallèle de la 61e Exposition internationale d’art – La Biennale di Venezia – et est organisé par la Galleria Gaburro et la Fondation Linda et Guy Pieters.

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2026/04/07/biennale-de-venise-a-la-scuala-grande-di-san-rocco-jan-fabre-dialogue-avec-tintoretto-une-premiere-pour-un-artiste-vivant/

4- ANISH KAPOOR EN MAJESTÉ AU PALAZZO MANFRIN DANS LE CANNAREGIO

 At the Edge of the World II, 1998, Fibreglass and pigment, 3x8x8m, Photograph: David Stjernholm 

À l’occasion de la 61e Biennale de Venise, le grand sculpteur indien Anish Kapoor présente une nouvelle exposition ambitieuse au Palazzo Manfrin, palais vénitien du XVIe siècle situé à Cannaregio et siège de sa fondation. Ce sera la deuxième fois que ce bâtiment historique sera ouvert au public.

L’exposition « Anish Kapoor : Palazzo Manfrin » réunira une centaine de maquettes architecturales documentant des projets réalisés et non réalisés au cours des cinquante dernières années de la carrière de Kapoor, ainsi qu’une série d’installations de grande envergure et d’œuvres en acier inoxydable. Elle illustre l’approche singulière de Kapoor quant à l’espace de l’objet et son potentiel à créer de nouveaux espaces lors de notre rencontre avec lui.

Kapoor est réputé pour ses créations sculpturales à l’échelle architecturale et pour son architecture qui se conçoit comme une sculpture. De l’installation en PVC tendu Taratantara pour le Baltic Centre for Contemporary Art de Gateshead, au Royaume-Uni (1999), à la première salle de concert gonflable au monde, Ark Nova (2013), en passant par la station de métro Monte Sant’Angelo inaugurée à Naples, en Italie, l’an dernier, la genèse de ces œuvres monumentales est toujours le carnet de croquis et la maquette. Ces expérimentations ludiques sur l’échelle et la forme, souvent réalisées avec les matériaux les plus simples de l’atelier, permettent l’émergence de la réflexion et de propositions. Certaines sont concrétisées, d’autres, encore à l’état d’ébauche, conservent leur force en tant qu’instants de pensée.

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2026/04/11/41298/

5- « THIRD PERSON », LA GRANDE ARTISTE LORNA SIMPSON ILLUMINE LA PUNTA DELLA DOGANA

Lorna Simpson, Woman on a Snowball, 2018, sculpture, Punta della Dogana, Pinault Collection Venice

L’exposition personnelle de Lorna Simpson constitue la plus importante présentation de son travail en Europe depuis plus d’une décennie, centrée sur sa pratique picturale. Réalisé en partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New York, où une première version intitulée «Source Notes» conçue par Lauren Rosati a été présentée au printemps 2025, le parcours vénitien en renouvelle la sélection et réunit une cinquantaine d’œuvres—peintures,collages, sculptures, installations et film—issues de la Collection Pinault, de collections particulières, d’institutions internationales et du fonds de l’artiste. Il inclut des nouvelles œuvres créées spécialement pour la Punta della Dogana.

L’exposition est conçue par Emma Lavigne, directrice générale et conservatrice générale de la Pinault Collection, en étroite collaboration avec l’artiste. Le parcours vénitien propose une sélection renouvelée et enrichie pensée spécifiquement pour les espaces de la Punta della Dogana, à travers laquelle l’artiste élabore la trame des fils narratifs qui donnent forme aux univers de fictions et aux récits suggérés par son œuvre.

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2026/04/30/biennale-de-venise-third-person-la-grande-artiste-lorna-simpson-illumine-la-punta-della-dogana/

6- GEORG BASELITZ : « EROI D’ORO » À LA FONDATION CINI, L’ULTIME EXPOSITION DU GRAND ARTISTE ALLEMAND RÉCEMMENT DÉCEDÉ

Die goldene Kittelschürze, 2025, oil and gold on canvas. 300 × 215 cm. © Georg Baselitz 2026. Photo : Stefan Altenberger – Courtesy Thaddaeus Ropac Gallery

Le peintre et sculpteur Georg Baselitz est décédé ce 30 avril à l’âge de 88 ans. Reconnu pour ses innovations picturales -ses figures peintes tête en bas- ou ses sculptures à la tronçonneuse, le grand artiste allemand, né en RDA en 1936, demeurera un personnage iconique de l’Art de ces dernières décennies, ayant profondément marqué l’histoire de la peinture et révolutionné la sculpture et toutes les disciplines qu’il aura explorées. Un immense artiste dont la dernière exposition sera celle de la 61e Biennale de Venise, intitulée « Eroi d’Oro », pour laquelle il a développé ce qui restera son dernier travail, et qui s’apprête à ouvrir ses portes à la Fondazione Giorgio Cini, sur l’Isola San Giorgio Maggiore.

L’exposition « Georg Baselitz. Eroi d’Oro » (Heroes of gold), dont le commissariat est assuré par Luca Massimo Barbero, directeur de l’ Institut d’histoire de l’art de la Fondazione Giorgio Cini, présente la plus récente série de toiles grand format de l’artiste allemand. Les aplats dorés qui constituent le fond des œuvres exposées ne créent aucune illusion de profondeur ; ils instaurent une planéité qui évoque les icônes médiévales ou les fonds dorés des œuvres du peintre de la Renaissance nordique Stefan Lochner. Les corps peints par Georg Baselitz, exécutés de lignes nettes, se déploient nus sur ces fonds, comme en suspension, rendus selon une approche héritée du dessin au trait. Parmi ces œuvres figurent des autoportraits plus grands que nature, ainsi que de nombreuses représentations d’Elke, l’épouse de l’artiste, sa compagne de toujours et modèle récurrent.

LIRE NOS ARTICLES : https://inferno-magazine.com/2026/05/01/georg-baselitz-les-pieds-dans-les-etoiles/ et https://inferno-magazine.com/2026/03/10/biennale-de-venise-de-lor-de-lor-georg-baselitz-montre-ses-eroi-doro-a-la-fondation-cini/

7- À L’ACCADEMIA, AVEC « TRANSFORMING ENERGY », MARINA ABRAMOVIC BENEFICIE D’UNE EXPOSITION MAJEURE DANS LE VAISSEAU AMIRAL DES MUSÉES DE VENISE

Marina Abramović, La Biennale Venezia 2012Photo La Biennale

La performeuse iconique Marina Abramović fête son 80e anniversaire avec une première exposition aux Gallerie dell’Accademia, dans le cadre des événements collatéraux de la Biennale Arte de Venise 2026.

Les Gallerie dell’Accademia, abritent la plus grande collection de peintures vénitiennes au monde,  comme La Tempête de Giorgione (1508), la Pietà du Titien (1575-76) ou encore Le Repas chez Levi de Véronèse (1573), parmi d’autres chefs-d’oeuvre  des grands maîtres de Venise. C’est la première fois qu’une femme artiste sera amenée à se confronter à ces « morceaux » de l’Art de la Renaissance qui constituent l’identité culturelle de Venise et à dialoguer avec eux.

L’artiste serbe Marina Abramović est connue pour ses performances, dont The Lovers, une performance de 90 jours créée en 1988, avec son partenaire l’artiste allemand Ulay. The Lovers consistait à marcher depuis les extrémités opposées de la Grande Muraille de Chine pour se rencontrer en son milieu. Ce qui à l’origine avait été conçue comme une procession symbolique vers le mariage de ses deux protagoniste s’est terminé par une séparation, un événement « people » dans le milieu de l’Art qui a grandement contribué à la célébrité soudaine de Marina Abramović…

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2026/01/22/biennale-de-venise-marina-abramovic-beneficie-dune-exposition-majeuretransforming-energy-a-laccademia/

8- « THE EAR IS THE EYE OF THE SOUL », UNE INVITATION A LA MÉDITATION IMAGINÉE PAR HANS ULRICH OBRIST POUR LE PAVILLON DU VATICAN, AVEC ENTRE AUTRES MEREDITH MONK, TERRY RYLEY, BRIAN ENO, PATTI SMITH…

Brian Eno, Photo Warp

Le Pavillon du Saint-Siège, conçu comme une prière sonore, invitera à une expérience d’écoute contemplative, inspirée par la figure et l’héritage de sainte Hildegarde de Bingen. Vingt-quatre artistes y participent, dont Brian Eno, Patti Smith, Meredith Monk, Terry Riley, entre autres compositeurs et musiciens internationaux.

Le Vatican a annoncé les noms des 24 artistes participant au Pavillon du Saint-Siège à la 61e Exposition internationale d’art – La Biennale di Venezia. Ce projet, conçu par Hans Ulrich Obrist et Ben Vickers en collaboration avec le collectif Soundwalk , et intitulé The Ear is the Eye of the Soul (L’oreille est l’œil de l’âme) , se déroulera dans deux lieux de Venise : le Jardin mystique des Carmes déchaux, dans le quartier de Cannaregio, et le complexe de Santa Maria Ausiliatrice , dans le quartier de Castello. Créé en écho à la vision curatoriale proposée par Koyo Kouoh pour la Biennale Arte 2026, qui invite à ralentir le rythme et à écouter dans un silence plus profond, ce projet d’exposition se veut une prière sonore , une invitation à une écoute contemplative, inspirée par la figure et l’héritage de sainte Hildegarde de Bingen , abbesse, poétesse, guérisseuse et compositrice du Moyen Âge (1098-1179).

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2026/04/20/biennale-de-venise-le-pavillon-du-vatican-concu-par-hans-ulrich-obrist-invite-brian-eno-patti-smith-meredith-monk-ou-encore-terry-riley/

9- LEANDRO ERLICH EXPOSE SES SCULPTURES DÉGLINGUE ET POÉTIQUES AU NEGOCIO OLIVETTI

Leandro Erlich, The Cloud – Bell (2024), encre céramique numérique imprimée sur verre ultra-clair, boîtier en bois et lumières LED, 175 x 91 x 50 cm) Photo : Duccio Benvenuticourtesy Galleria Continua

Le sculpteur argentin Leandro Erlich expose une vingtaine d’oeuvres, dont des inédites, dans le fameux Negozio Olivetti, lieu emblématique de Venise. Les sculptures d’Erlich prennent des formes hybrides inspirées de la nature, du corps humain ou de l’architecture. Un évément collatéral de la 61e Biennale Arte à visiter absolument.

L’exposition Hybrides. Leandro Erlich al Negozio Olivetti, est accueillie dans l’historique Negozio Olivetti de la Piazza San Marco, un espace conçu par Carlo Scarpa et considéré comme l’un des exemples les plus importants de l’architecture commerciale vénitienne du XXe siècle. L’exposition est réalisée en collaboration avec le FAI – Fondo per l’Ambiente Italiano ETS et avec le soutien de la Galleria Continua de San Geminiano. Elle rassemble une vingtaine de sculptures de Leandro Erlich, dont certaines sont inédites. Il s’agit d’une série de sculptures, aux formes composites d’organismes hybrides qui combinent des éléments du monde du vivant ou de ceux de l’architecture et du minéral Ici des papillons dont les ailes prennent la forme d’oreilles, des choux en guise architecture étonnant oo encore des coraux aux morphologies urbaines, des arbres affublés de pieds humains, bref tout un bestiaire évocateur de gargouilles bizarres, d’un monde organique fantastique, qui développent à chaque fois l’imagination débridée de l’artiste Erlich, véritable thaumaturge dont les œuvres induisent une réflexion sur l’art en tant que producteur d’une réalité parallèle et d’une reconfiguration du monde.

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2026/03/08/biennale-de-venise-2026-leandro-erlichl-expose-ses-sculptures-deglingue-au-negocio-olivetti/

10 –  « IT NEVER SSST » : LA PERFORMEUSE PERCHÉE MIET WARLOP INVESTIT LE PAVILLON DE LA BELGIQUE

Miet Warlop, Big Bears Cry Too, Photo Reinout Hiel

Avec Caroline Dumalin comme curatrice, l’artiste plasticienne et performeuse belge Miet Warlop, basée à Bruxelles, était en lice pour représenter les artistes belges au pavillon national lors de l’édition 2026 de la Biennale. Sur les conseils d’un jury d’experts, la Ministre flamande de la Culture Caroline Gennez (Vooruit) a sélectionné le projet parmi 21 propositions. MORPHO et KANAL-Centre Pompidou à Bruxelles sont partenaires institutionnels de IT NEVER SSST.

En activité depuis 2010 et son premier spectacle « Springville », l’artiste, performeuse, chorégraphe et metteuse en scène et performeuse Miet Warlop avait littéralement crevé l’écran au festival d’Avignon lors de l’édition 2022, avec « One Song », fresque moderne ultra-rythmée qui parlait du deuil et de la manière de se confronter à celui-ci par le prisme du sport comme un mantra.

IT NEVER SSST fera quotidiennement danser les spectateurs à Venise. Dans la foulée du succès de One Song, Miet Warlop a travaillé sur un nouveau spectacle intitulé « Chant for Hope », co-commissionné par KANAL-Centre Pompidou, qu’elle a présenté en avant-première au Dhaka Art Summit en 2023.

LIRE NOTRE ARTICLE : https://inferno-magazine.com/2025/11/30/biennale-de-venise-bonne-pioche-la-belgique-sest-choisi-la-performeuse-decalee-miet-warlop-pour-la-representer/

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Image de Une: Anish Kapoor, « Ascension », Basilique San Giorgio (Isola San Giorgio Maggiore), Biennale de Venise 2011

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