SOPHIE CALLE PRESENTE « RACHEL, MONIQUE » AU FESTIVAL D’AVIGNON 2012

« RACHEL, MONIQUE » : Sophie Calle au Cloître des Célestins pour la 66e édition du festival d’Avignon.

Sophie Calle sera l’une des invitées marquantes de la 66e édition du festival d’Avignon. Elle y présentera aux Cloître des Célestins une lecture/performance autour de « Rachel, Monique », une oeuvre autobiographique de l’artiste construite autour de sa propre mère. Cette performance sera accompagnée d’une installation photographique de l’artiste, qui reprendra le travail mené au Palais de Tokyo en 2010, pour l’exposition éponyme.

«Rachel, Monique» met en scène la personnalité et la mort de la mère de l’artiste, et évoque ainsi ce personnage central dans la biographie de Sophie Calle avec une violence parfois crue, tout en distillant une infime douceur. Ainsi, du film de la mort en direct, situé quelque part dans un temps qui reste mystérieux. Le dernier mot prononcé par Rachel, « ne vous faites pas de souci», le blanc des images des glaciers en contrepoint du film mortuaire, la gravure des textes sur les pierres blanches, à peine lisibles, évocation de la présence/absence, douce et terrible à la fois, tout concourt dans cette oeuvre à installer une image très forte de la mère de l’artiste, symbolisée dans l’expo du Palais de Tokyo par une girafe, mais le tout n’est pas dénué de distance et d’humour, comme lorsque Rachel fait écrire sur sa tombe : « Je m’ennuie déjà ».

Sophie Calle est née à Paris le 9 octobre 1953. De retour dans sa ville natale en 1979, après un voyage de sept ans à travers le monde, elle demande à des amis et des inconnus de se succéder dans son lit durant 8 jours afin qu’il ne soit jamais vide. Elle en tire une œuvre baptisée Les dormeurs. Plus tard, elle s’attache à suivre des inconnus et livre le fruit de ses filatures à travers des notes et des photographies. Le critique Bernard Lamarche-Vadel découvre son travail et l’invite à la Biennale de Venise en 1980.

Dès lors, Sophie Calle poursuit son travail jouant sur les limites entre voyeurisme et exhibitionnisme, vie privée et vie publique, sur les thèmes de l’absence, du vide, de la trace. Elle est une artiste de la performance qui se qualifie-elle-même d’artiste narrative. Dans une démarche conceptuelle, elle se contraint à des règles du jeu pour inventer sa propre mythologie et interroger le rapport entre l’art et la vie.

Largement autobiographique, son œuvre puise dans son intimité et offre au spectateur un autoportrait réalisé au prisme de multiples points de vue. Elle se dévoile à travers les pièces d’un puzzle que le spectateur se doit de reconstruire. Provocante et égotique, sa démarche est aussi thérapeutique, elle permet la convalescence, la consolation après les blessures liées à la rupture, la disparition.


SOPHIE CALLE / « Rachel, Monique » / FESTIVAL D’AVIGNON 2012 / CLOÎTRE DES CELESTINS / du 07/07/2012 au 28/07/2012

Visuels : Copyright Sophie Calle / galerie Emmanuel Perrotin

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