PORTRAIT : MOURAD MERZOUKI

BIENNALE DE LA DANSE DE LYON /  Mourad Merzouki / cie Käfig : « Yo Gee Ti » / du 13 au 27 septembre 2012.

Mourad Merzouki, danseur et chorégraphe est né en 1973. Fondateur de la Compagnie Käfig, il est directeur du Centre Chorégraphique de Créteil depuis 2009, et le co-directeur artistique de la Biennale de Danse de Lyon avec Dominique Hervieu (2012).

Adolescent, Mourad Merzouki étudie à l’Ecole du Cirque, s’initie aux arts martiaux, pratique la danse Hip-Hop avant de créer sa compagnie, Käfig, en 1996. Il a alors vingt-trois ans. Depuis, ses créations rencontrent un succès planétaire toujours plus grandissant auprès des publics et des institutions.

Son travail : des passerelles qu’il emprunte et où se rencontrent les mondes, sans frontières, sans péages, sans territoire.

Corps traversants, traversés d’énergie, de siècles, de chairs, de vie. Assembleur de talent, rassembleur de continents, il taille l’étoffe hors-norme de la puissance, une dimension sur-mesure à la démesure du vivant.

La danse tel un corps militant, engagé qui emploie toutes ses sources de langages, s’y ressource, inépuisable.
La rue se noue au Conservatoire, unis, à l’emble sensuelle, hip-hop et danse contemporaine, art martial et ballet dans un corps nuptial d’une rare beauté. Les cultures ancestrales, folkloriques ou cultuelles, retentissent sur la matière des sons et des sens urbains.

Mourad Merzouki est l’enfant de cette génération qui a fait un premier pas.
Un vrai pas de géant. L’univers de Käfig est empreint de cultures nourries et amplifiées, l’immanence de toutes les influences. Poussé à bout d’un appétit sans complexe qui explore les rites, rythmes, signes, les mémoires du corps et de l’esprit.

Passeur de mondes, prolongeant le corps de l’un à l’esprit de l’autre et inversement.
Bel entremetteur des temps présents.

Ce qu’on emploie de « culture », dans l’étrange paradoxe d’une volonté d’ouverture ; catégorisé, électif, risquant restrictions et « consanguinité », Mourad Merzouki en crève le cliché.

Des derniers territoires gardés jaloux, gardant tabous, Käfig en explore les artifices, lui retourne les coutures, les postures, libère les verrous. Le corps en mouvement prend une ampleur stupéfiante sur la scène rendue libre ; ça crée l’air, l’en-vie d’être et d’en être.

Les créations ont résonances multiples du monde tel qu’il est de tout, à tous, uniques semblables des origines. Les rythmes traditionnels invitent les ghettos blasters sur lesquels tournent les fées et les Derviches. Tout naît de renaître sans cesse d’entre la scénographie, les chorégraphies, le pouls de Käfig.

La statuaire reprend vie, le statut de l’art revient vivant.
Le souffle se réarticule d’un seul corps, mille en mouvement.

Katia Jaeger

Lien : http://www.kafig.com/francais.htm

BIENNALE DE LA DANSE DE LYON / YO GEE TI // Cie Käfig / du 13 au 27 septembre 2012 / Maison de la Danse 8 avenue Jean Mermoz 69008 Lyon (33) 04 72 78 18 18 / contact@maisondeladanse.com / http://www.maisondeladanse.com/

Visuels : 1/ portrait / 2 et 3/ Yo gee Ti / photos DR / copyright Mourad Merzouki / Cie Kâfig

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