LES GRANDS SOIRS DU MANEGE : MYLENE BENOIT AU MANEGE DE REIMS

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Les Grands soirs du Manège / Mylène Benoit / Le Manège de Reims / le 9 avril 2013.

« Les Grands Soirs du Manège sont des rendez-vous réguliers au Manège de Reims. Autant de cartes blanches données à des équipes chargées d’imaginer un programme au long cours… Grandes et petites formes, ateliers, expérimentations… tout est possible et ceci dans une ambiance résolument conviviale avec restauration sur place assurée par le designer culinaire Julie Rothhahn et la complicité des élèves en hôtellerie-restauration du Lycée Gustave Eiffel. Au programme de cette session 2012-2013, David Rolland, Joanne Leighton, Myriam Gourfink, Camille Boitel et Mylène Benoît.

Danse, musique, illusionnisme, acrobatie : la chorégraphe Mylène Benoit fait feu de tout bois lorsqu’il s’agit de déjouer les artifices de la représentation du corps. A la manière d’une archéologue perspicace, elle s’attache à exhumer et questionner les multiples avatars de celui-ci, qu’il soit saisi par le monde des images (médias, jeux vidéos…) ou traversé par les affects, les imaginaires, les effrois, les fantasmes… voire même “visité“ par d’autres corps. Deux pièces en témoignent dans ce Grand soir : Wonder et Le renard ne s’apprivoise pas. Après le repas, et pour aiguiser notre regard dans le combat quotidien contre les illusions en toc, elle nous propose d’achever la soirée par un cours d’escrime collectif !

Dans WONDER, la danseuse Magali Robert réinterprète à partir de sa mémoire de spectatrice la danse de Dominique Mercy (danseur de Pina Bausch), la figure grandguignolesque de Shelley Duvall, héroïne de Shining (Kubrick) ou le corps morcelé et fétichisé de l’actrice Tippi Hedren dans Les Oiseaux (Hitchcock). WONDER active le pouvoir de rémanence des images qui se forment et prolifèrent dans les plis de notre mémoire.

Second solo au programme de ce Grand soir, Le renard ne s’apprivoise pas interroge quant à lui l’acte d’être en scène, de se représenter, de s’exposer. Nina Santes y développe avec ruse différentes stratégies pour se jouer de notre regard : si elle ferme les yeux, ou si elle est aveugle, peut-elle nous faire disparaître ? L’arme que représente la vue peut-elle être retournée ? Magicienne du larsen et du camouflage, Nina Santes va disparaître, nous éblouir, nous combattre, nous mystifier.

Et puisqu’il est question de combat, Mylène Benoit nous propose d’achever cette soirée par… un cours d’escrime collectif, histoire de nous armer dans ce combat quotidien qui consiste à se déprendre des illusions factices… Vous avez dit illusions ? Pour le repas des Grands soirs, notre designer culinaire Julie Rothhahn et Mylène Benoit proposent – installation vidéographique* à l’appui, de dîner au fil d’un étonnant jeu de chaises… chorégraphiques.

Mardi 09 avril à 19h30. Tarifs de 6 à 22 €.

Visuel : Le Grand soir de Mylène Benoit / Le Renard / © Delphine Lermite

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