« STIGMATA », ACTIONS ET PERFORMANCES 1976-2013 : RETROSPECTIVE JAN FABRE AU MAXXI DE ROME

131049115-9f83028d-a009-4539-95dc-a0b6ebc74736[1]

JAN FABRE : « Stigmata. Actions & Performances 1976 – 2013 » / du 16 Octobre 2013 au 16 Février 2014 / MAXXI, Roma / organisée par Germano Celant.

Jan Fabre : Stigmata, Actions & Performances 1976 – 2013, une rétrospective organisée par le MAXXI de Rome se présente comme un voyage dans la mémoire de l’artiste flamand à travers dessins, photographies, maquettes d’étude – que Fabre qualifie de «modèles de pensée» – et documentations filmiques de ses performances, depuis la seconde moitié des années 1970 jusqu’à aujourd’hui.

L’exposition -un peu foutoir- propose une accumulation de tableaux et d’objets servant d’introduction à la philosophie qui préside à la création du dramaturge et plasticien Jan Fabre, le tout retraçant ses recherches depuis plus de trente ans.

Le musée d’art contemporain de Rome, nous donne ainsi l’occasion d’appréhender l’oeuvre complexe et multiforme du Flamand, né à anvers en 1958, dont l’essentiel du travail creuse la notion du corps, confronté aux grands thèmes universels qui hantent la peinture flamande dès ses origines : le vieillisement, la déliquescence, la mort.
.
« Stigmates » dit ainsi bien la puissance du corps au travail dans l’art de Fabre, que ce soit dans ses pièces théâtrales ou ses oeuvres visuelles, des « Pietas » aux sculptures et peintures travaillées à base d’élytres d’insectes, ses vidéos ou performances. Plus d’une cinquantaines de tables en verre exposent les objets utilisés par l’artiste dans ses performances, accompagnées de dessins et de croquis. Un véritable capharnaüm encyclopédique qui cherche à creuser la nature protéiforme de l’oeuvre et approcher la philosophie complexe de l’artiste, le tout servi par des projections de performances et des extraits d’oeuvres filmées.

Parallèlement, le dramaturge redonne à Rome au Festival RomaEuropa une version de sa première oeuvre théâtrale, très proche de la performance, « La puissance de la folie théâtrale », un spectacle total de près de huit heures où le spectateur peut entrer et sortir à sa guise. Cette pièce fut d’ailleurs également reprise dans sa version de 1984 l’été dernier au Festival d’Avignon. Jan Fabre y pense là la performance théâtrale comme une exploration des limites physiques et psychologiques. Germano Celant, commissaire de l’exposition y voit un travail en partie autobiographique, vécu « comme un acte sacrificiel ». L’exposition rend compte de ces processus de création au travers de qu’il en « reste » : notes et croquis, costumes, photos et images… Pour Fabre, «La beauté doit être vécue non seulement comme un principe esthétique, mais aussi éthique » et c’est bien là le sens d’une démarche hors-normes, qui fait de l’artiste le démiurge d’une oeuvre d’art totale, aux frontières de la métaphysique et de la mystique.

Leonardo Rubiello

131049958-6556f57b-cd53-4028-86ba-76ba3d3686c0[1]

visuels copyright Jan Fabre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

  • Mots-clefs

  • Archives