ACID ARAB, AUTOUR DU DELIRE SOLAIRE

ACID3-Cover

MUSIQUES : Acid Arab 3, label Versatile

Le dernier album d’Acid Arab, fraîchement sorti du label parisien Versatile est un transport aérien au dessus de la prospérante grisaille verbale de ce mois de janvier insensé. Il s’attaque de plein fouet au soleil et fait écouter d’une autre oreille ses coordonnées souterraines, où la dérive évite la lourde dinguerie le long d’un battement euphorique. Ce volume 3 d’Acid Arab a le visage d’un boxon sans nom, une discothèque sortie tout droit d’un conte des mille et une nuits. On peut l’imaginer aussi comme un Burning Man qui se pose au quatre coins du désert mauritanien.

Ce désert aurait un mauvais goût de conte d’occidentaux aux rythmes d’un morceau intitulé Baghdad, par exemple. Cette folle course poursuite, qui dodeline à 30000 volts à la quête d’emprunts sonores. Ce titre passe et repasse d’un thème techno à une transe acide en un battement de cils. Cela va jusqu’à la friture, puis retombe faire la fête de l’ivresse autour de basses d’une fluidité orgasmique. Un titre qui aspire et respire sous son passage toutes les couleurs musicales à portée d’oreilles.

De la transe en forme de fragments bouillonnants le morceau Farci farce le donne à entendre intégralement. Une voix orientale aux contours d’une prière éternelle reviennent à grand coup de voix d’orient et d’acid house où nage l’extase au milieu de synthés suturés par de tranchantes envolées saxophoniques d’Etienne Jaumet.

L’air commence par nous envelopper, et les molécules alors à danser sur le morceau Beesan Rum – A Song For Anna, tout droit sorti d’une machinerie mentale infernale. Dans le sillage de cette voie lactée de grains de notes brûlantes, le corps se délie de l’esprit. L’univers musicale se meut, en une multitude de petits assauts lumineux, forcement psychédéliques. Ils interviennent à la volée de la mélodie tout en couinant par bribes un son à la texture spectrale.

Un album donc qui se fait torche vivante, qui broie, dévore dans son sillage les moindres zones d’ombres afin de n’être à l’arrivée que délire solaire.

https://soundcloud.com/versatile-records/sets/various-artists-acid-arab-1

Quentin Margne.

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