BRUNO PELASSY, LAËTTIA BADAUT HAUSSMANN, LA PASSERELLE BREST

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Expositions : FREDRIK VÆRSLEV, LAËTITIA BADAUT HAUSSMANN, BRUNO PÉLASSY, CORENTIN CANESSON / CAC La Passerelle, Brest / Jusqu’au 2 mai 2015.

LAËTITIA BADAUT HAUSSMANN : L’influence de Neptune
Les recherches engagées par Laëtitia Badaut Haussmann sur les formes du récit (cinématographique, littéraire voire personnelle) ainsi que sur les structures contextuelles (historique, architecturale, sociologique) sont traitées pour faire émerger des zones intermédiaires, des espaces de transitions entre une idée et sa traduction plastique.

L’Influence de Neptune
Témoin stratifié du passage du temps, l’hôtel Vauban de Brest constitue, pour l’artiste, un espace de projection mentale et sphère d’errance nocturne pour un personnage fictif. Elle met ainsi en scène, en huis clos, un homme, obsédé par Querelle de Brest de Jean Genet et Querelle de Rainer W. Fassbinder, qui utilise ses héros comme matériaux visuels pour pallier son insomnie. Et l’exposition de s’articuler autour de ce film en un parcours dans lequel s’entremêlent formes produites ou empruntées et se conjuguent les vocabulaires du cinéma, de la narration, du design ou de la littérature.

Née en 1980, Laëtitia Badaut Haussmann a notamment exposé au MACVAL à Vitry-sur-Seine, au Centre Georges Pompidou à Paris, au Palais de Tokyo à Paris, au Gesso Art Space à Vienne ou à The Barber Shop à Lisbonne.

BRUNO PÉLASSY
Au croisement du bijou et de l’objet décoratif, les œuvres de Bruno Pélassy sont des choses domestiques, valorisant dans leur élaboration comme dans leur contenu, l’intimité du faire et de sa destination. Elles relèvent de cette inculture, de ce surcroit de travail, de cette forme de sadisme et de primitivisme liées au culte, à la chose religieuse où érotico-symbolique critiquée par Adolf Loos et la modernité.

Sans titre, sang titre, cent titres
Sans titre, sang titre, cent titres se compose d’un collage d’images enregistrées à la télévision, piquées, cousues de magnétoscope à magnétoscope, suivant une logique des sentiments a priori dépourvue d’autres sens. Films de genre, documentaires animaliers, émissions télévisées, dessins animés, séries, cinéma muet… L’artiste a tissé les images et les séquences en obéissant au déroulé émotif de sa propre maladie. Le montage est haché, sale, parfois frénétique, néanmoins sophistiqué, jouant d’effets de ruptures et de syncopes. Les métaphores visuelles sont filées et des leitmotive ponctuent le développement du texte : une explosion dans l’espace, les traversées en voiture du Mont Hood extraites de Shining (1980) de Stanley Kubrick, le visage de Renée Falconetti dans La Passion de Jeanne d’Arc (1928) de Carl Theodor Dreyer. L’œuvre existe sur support VHS s’use un peu plus à chaque passage de la bande vidéo sur la tête de lecture du magnétoscope.

Né en 1966 à Vientiane au Laos, Bruno Pélassy est décédé en 2002 à l’âge de 36 ans, des suites du Sida qu’il contracte en 1987. Une large exposition posthume a notamment eu lieu au Musée d’art moderne et contemporain de Nice en 2003.

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