RADHOUANE EL MEDDEB : À MON PÈRE, UNE DERNIÈRE DANSE ET UN PREMIER BAISER

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RADHOUANE EL MEDDEB : À MON PÈRE, UNE DERNIÈRE DANSE ET UN PREMIER BAISER – création – Ven. 1er & sam. 02 juillet à 18h – Studio Bagouet / Agora

Celui à qui tout sourit…

Que de chemin parcouru par cet enfant révélé par le film tunisien de Fédir Boughedir, Halfaouine, l’enfant des terrasses… A l’époque, Radouane El Meddeb se destinait à être comédien et, enfant star, il découvrira sur le tard la danse.

C’est par une énième tentative solo qu’il tente de rendre hommage à son père disparu il y a sept ans maintenant…

De dos, torse nu, il ne va se retourner qu’au bout d’un long moment mais dans toute cette première partie, seuls ses bras, ses mains vont bouger. Lui-même est solidement encré sur une toile de plâtre blanche d’où l’on aperçoit quelques reliefs, proposant peut-être une sorte de cartographie d’un pays au regard de laquelle un corps d’une blanche biche sans tête intrigue.

Ce qui a fasciné Radhouane El Meddeb c’est le solo de Steve Paxton sur les Variations Goldberg… Certes, il y a de quoi et même si Olivier Renouf ose quelques propositions intéressantes sur sa bande son, on se dit tout de même : encore ces variations Goldberg ! Comme si le répertoire classique n’offrait pas d’autres choses à la danse que ces Variations… Mais mettons.

Si la tête du danseur chorégraphe s’agite de gauche à droite pour dire « non », il viendra à se retourner puis à se mettre de nouveau de dos mais à genoux. Voilà le chemin tracé par le danseur.

Sobre, sans effet, respectueuse comme un amour filiale, la proposition à quelque chose de laborieux comme si les ingrédients rassemblés entre la scènographie très sobre et lumineuse de Annie Tolleter – enfin de retour dans un spectacle de danse après de grandes pièces avec Mathilde Monnier – et les lumières discrètes mais cohérentes avec le propos de Xavier Lazarini… Tout cela ne suffisait pas à porter le danseur-chorégraphe au-delà… pour que quelque chose se passe, comme si trop de respect, trop de religiosité avait tué la faconde de Radouane El Meddeb qui se transforme en un respectueux mais ennuyeux fils…

Dommage, car depuis Pour en finir avec MOI qui l’a fait découvrir, Radhouane El Meddeb, marque par ses propositions solitaires et celle-ci devra être remise sur le métier pour lui redonner le souffle qu’elle n’a pas, du moins pas encore…

E Spaé

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