« SUJETS A VIF », ICI ET MAINTENANT

72e FESTIVAL D’AVIGNON. Sujets à Vif, Programme C : « Le bruit de l’herbe qui pousse » – Thierry Balasse & Pierre Mifsud / « Georges » – Mylène Benoit et Julika Mayer – 18 au 20 – 22 au 24/07/18 – Jardin de la Vierge – Lycée St Joseph.

Le bruit de l’herbe qui pousse
Thierry Balasse & Pierre Mifsud

Le 14 juillet passé, la coupe du monde dans la poche, la SACD revient avec le reste de ses programmes très vifs qui continuent de mélanger danse, théâtre, musique, marionnettes… un grand mezzé dont le goût change en fonction des associations d’ingrédients…

Pour Le bruit de l’herbe qui pousse ce sont le musicien Thierry Balasse et l’auteur et comédien Suisse Pierre Mifsud qui s’y collent.

Ce dernier n’a qu’un simple micro HF pendant que son compère envahit le plateau d’instruments, de machines… l’idée étant de saisir le son d’un instant au vol, tout un programme… Et, finalement, comme nous le demande Pierre Mifsud « où sont les instants précédents par rapport aux instants à venir »… On dirait du Devos et parfois c’est aussi drôle dans cet absurde qui consiste à nous faire bouger nos lignes… Le présent est-il toujours devant nous et le futur derrière ? cela dépend des civilisations et cela change tout dans l’expression comme dans l’imaginaire en tous les cas, chez les Aymaras, c’est flagrant… d’autant que nous ne faisons que passer… c’est bien connu… Thierry Balasse avait prévenu, il a passé sa vie dans le pur larsen… finalement, la musique qu’il propose est plutôt audible ce qui ne gâche rien.

Georges
Mylène Benoit et Julika Mayer

Pour cet opus, la chorégraphe et danseuse Mylène Benoit est associée à la marionnettiste Julika Mayer. Elles se sont donné pour mission de faire revivre de vielles marionnettes oubliées, au rebus, qui dormaient dans un placard, caveau prétexte à une digression sur la vie et la mort. Pas d’emphase dans ce duo. Des gestes très sobres, des actions très simples, basiques, même. Mais une poésie qui surgit dès que le trio est en place et que les marionnettes sont animées. La figure de l’une, la corpulence de l’autre, quelques files et on s’y croirait. Toutes à vue, les interprètes sont à leur tour couchées paisiblement pendant que retentit une musique médiévale laissant planer une atmosphère étrange faite de chair et de coton bourré dans des marionnettes plus vraies que nature.

Emmanuel Serafini

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