A LA TOPOGRAPHIE DE L’ART, DU JEU ENTRE TEXTE ET IMAGE

« Imagetexte5 » – La Topographie de l’Art, Paris – Jusqu’au 7 novembre 2018.

Imagetexte5 est le cinquième volet d’une série d’expositions fondées sur les relations entre le texte et l’image. Horst Haack, artiste et commissaire de cette exposition, prend le parti de s’interroger sur le concept de la beauté qui change en fonction des époques et des choix des supports de création. Il réfléchit sur l’évolution des médiums, ceux qui prennent la place sur d’autres et la rapidité de changement quant aux choix des pratiques artistiques. A la Topographie de l’art, cette exposition réunit peintures, dessins, collages et installations de huit artistes.

Les peintures d’Alain Galaup relèvent d’un jeu subtil entre des formes, des touches picturales, et des textes. Un mot-titre donne naissance à la peinture. Ce sujet a autant d’importance qu’un portrait ou un paysage. De fait, les mots et les formes s’entrelacent dans ses compositions colorées. Les liens entre les formes et les lignes, l’écriture se retrouvent dans la série Pérec-Matériau d’Evi Kalessis. Diverses formes, issues de chutes, accidents, coupures, d’une richesse de textures et de couleurs créent une image complexe, un palimpseste : Le texte se révèle alors matériau. Le noir suggère du dessin, des tracés, une marque de différentes couches de matières, signes du temps.

Les œuvres de Jean-Paul Marcheschi invitent à se plonger dans un espace nocturne dans lequel rêver. Les écrits s’ajoutent à la diversité de matières, cire, suie et encre, qui composent un paysage, un espace cosmique. Son travail relève d’une expérience quasi rituelle avec ses médiums, qu’il mélange et travaille tel un alchimiste. Dans les travaux de Jiři Kolář, les lettres constituent un matériau pour des poèmes en images. La diversité des techniques de collage qu’il a inventé lui permet de dessiner et de créer une infinité d’espaces géométriques. Dans ses œuvres, les lettres paraissent en mouvement, comme effectuer une danse.

Avec Une année 2017, Eudes Menichetti livre des moments dessinés comme dans un journal intime ou un carnet de voyage. Chaque dessin est réalisé soit à l’aquarelle, au stylo au bille, au crayon, au fusain, à l’encre de chine. D’une facture délicate, ils témoignent des relations que l’artiste entretient avec les personnes de son entourage. Ses dessins présentent des moments vécus qui ont eu pour lui une grande importance. Ils suggèrent des émotions. Un équilibre s’opère entre l’image, souvenir et le texte, dans une même sensibilité graphique.

A découvrir également les œuvres d’Aurélie Dubois, de Manfred Kleber et bien sûr d’Horst Haack.

Ainsi, par la diversité des artistes présentés, cette exposition offre un regard sur les jeux entre le texte et l’image. Elle s’inscrit dans une continuité de réflexions sur les relations entre les médiums, où au travers du dessin, du volume, de la peinture et de la vidéo s’opèrent des correspondances et des mises en perspectives.

Une exposition à découvrir jusqu’au 7 novembre à la Topographie de l’art

Pauline Lisowski

images : 1- Alain Galaup, 2- JP Marcheschi, 3- Aurélie Dubois

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