JAMES COLEMAN, RETROSPECTIVE AU CENTRE POMPIDOU

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JAMES COLEMAN – Rétrospective – Centre Pompidou Paris – 9 juin – 23 août 2021

Le Centre Pompidou présente une exposition rétrospective consacrée à l’artiste irlandais James Coleman, dont le grand œuvre, depuis le début des années 1960, ne cesse de déconstruire le fonctionnement des images en opérant aux confins de traditions distinctes – celles du tableau, de la photographie et du film. L’exposition rend compte de l’interdisciplinarité exemplaire d’une pratique artistique dont de nombreux artistes contemporains – comme Douglas Gordon ou Tino Sehgal – ont dit combien elle les avait marqués.

Né en 1941 à Ballaghaderreen, en Irlande, Coleman bâtit les prémices de son œuvre sur des premiers films interrogeant les faux-semblants de la vision au moyen de pièges optiques artisanaux. Poursuivant ses recherches dans la proximité de Dan Graham, Coleman tire très tôt les leçons du minimalisme. Il met en œuvre des dispositifs au dépouillement plastique radical, semblables à ceux employés lors d’expériences scientifiques, par lesquels il explore méthodiquement les mécanismes de la cognition. Une série d’œuvres présentée dans l’exposition réfère ainsi à l’héritage de la psychologie de la forme, comme Playback of a Daydream (1974), qui s’approprie le fameux motif du canard-lapin, ou Connemara Landscape (1980) et Still Life (2013-2016).

Au début des années 1970, James Coleman invente le médium qui sera désormais associé à son nom. À l’instar de Slide Piece (1972), une de ses œuvres maîtresses, il conçoit des installations reposant sur la projection de diapositives depuis un carrousel rendu apparent. La projection est accompagnée d’une bande sonore synchronisée, consistant en un récit méticuleusement écrit par Coleman et donné par un narrateur. Le caractère lisse et continu du texte lu s’oppose à la nature hachée et discontinue des images projetées, procurant au spectateur une expérience inédite, entre film cinématographique éclaté en fragments et roman-photo porté aux dimensions de la peinture d’histoire.

Puisant dans la culture populaire comme dans l’histoire de l’art, jouant de plus en plus des codes du théâtre, les grandes installations que Coleman réalise dans les années 1990, comme Charon (1989) ou Lapsus Exposure (1992-1994), livrent, comme l’écrit le critique d’art Benjamin Buchloh, une véritable « archéologie du spectacle ».

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James Coleman was born in Ballaghadereen, Ireland in 1941. He lives and works in Dublin and Paris. Since his first exhibition in 1970, Coleman’s pioneering practice has redefined our understanding and expectations of time-based work and has had an immeasurable influence on subsequent generations of artists. Coleman’s critique of the photographic image through meticulously composed slide, film and video projections engages the viewers understanding of how an image accrues meaning and the viewers’ role in defining the experience of the photographic image. While Coleman assigns a subtle conceptual and temporal aspect to the experience of the image, his works are characterized by a sensual beauty and elegance that results from his embrace of the photographic image’s inherent uncertainties and potential.

Coleman studies at the École des Beaux-Arts, Paris and the Accademia di Belle Arti, Milan as well as the Central School of Art and Design, London, the National College of Art and Design University College, Dublin. In 2006 Coleman was awarded an honorary doctorate from the National University of Ireland, Galway and in 2002 he received the Kurt Schwitters Prize, Hannover, Germany as well as the Kunstpreis München. Coleman represented Ireland at the 1973 Paris Biennial.

Solo exhibitions of Coleman’s work have been held at MUMOK Vienna, Austria (2019); the Museo Reina Sofia, Madrid, Spain (2012); the Irish Museum of Modern Art, Dublin, Ireland and the Project Arts Centre, Dublin, Ireland (2009); the Museum do Chiado, Lisbon, Portugal (2004); Kunstbau Lenbachhaus, Munich, Germany (2002); Sprengel Museum Hannover, Germany (2002); Kunstmuseum Luzern, Switzerland (2001); Palais des Beaux-Arts, Brussels, Belgium (1999); and the Centre Pompidou, Paris, France (1996)

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Images: 1- James Coleman, Lapsus Exposure, 1992-1994 – exhibition at MUMOK Vienna, 2019/2020 – James Coleman, Working Arrangement – Horoscopus, 2004 – exhibition at Marian Goodman gallery New York 2017 – Courtesy Galerie Marian Goodman © James Coleman-  Photo © James Coleman

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