ANGELIKA MARKUL : « BAMBI A TCHERNOBYL », PRIX SAM ART PROJECTS 2012

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Le 13 décembre dernier Art Projects a attribué le Prix SAM pour l’art contemporain 2012 à Angelika Markul pour son projet « Bambi à Tchernobyl »

Angelika Markul est née en 1977 à Szczecin. Elle vit et travaille à Malakoff et est représentée par la galerie Suzanne Tarasieve. Angelika Markul obtient son diplôme des Beaux-Arts de Paris en 2003 et a suivi les ateliers dirigés par Christian Boltanski et Christian Bernard. Elle est aujourd’hui intensément active au niveau national et international dans le monde de l’art contemporain. Ses expositions les plus importantes se sont tenues au MAC/VAL et Castello di Rivoli à Turin et en Pologne avec Clarté Souterraine, au Centre d’Art Contemporain (CCA) Ujazdowksi Castle, à Varsovie (2007), et New Moon, au CCA Znaki Czasu, de Torun (2009), ainsi que de récentes expositions à la Gallery à Lublin et The Hunt à l’Arsenal Gallery à Białystok (2012).

Ses oeuvres ont été montrées à la fois dans des expositions collectives et personnelles à Paris et en France en général, et dans des institutions artistiques en Allemagne (Berlin, Dortmund), en Italie (Turin et Venise) et en Suisse (Lucerne, Lugano) ainsi qu’à Londres, Madrid, Trondheim, Montréal et Yokohama. Elle prépare pour 2013 une exposition personnelle au Musée Sztuki à Lodz en Pologne.

« J’entends réaliser cette vidéo artistique sur le site de Tchernobyl en Ukraine. Il s’agira d’entamer une conversation avec le temps, la mémoire, l’extinction des choses et leur renaissance. A partir d’images directement prises sur le site, j’entends montrer les traces
architecturales et industrielles d’un passé abandonné laissant ce lieu dans un suspend spatial et temporel, un monde quasi onirique, devenu zone interdite depuis l’accident nucléaire de 1986. S’y développent aujourd’hui une faune et une flore vivaces et exubérantes qui envahissent peu à peu les ruines d’un monde fuit par les hommes. Dans ce lieu aussi familier qu’inquiétant, je souhaite sculpter ma vision du site par l’insertion d’images de synthèse et de courts extraits retravaillés de la musique du film de Walt Disney « Bambi », pour faire écho à une peur d’enfant que l’on enfouit, un souvenir refoulé par les mémoires individuelles et collectives. Tchernobyl me semble représenter l’abime des questions cruciales liées à notre société industrielle et aux insatiables mutations de notre société qui reconstruit sur les ruines. Cette vidéo constituera le point de départ et la partie centrale d’une installation pour la création d’une atmosphère qui font appel à tous les sens du spectateur, l’entoure et l’emmène dans un monde ambiguë, complexe et sombre. »

Le projet « Bambi à Tchernobyl» fera l’objet d’une exposition dans un des modules du Palais de Tokyo en décembre 2013 et d’une publication.

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Visuels : installations d’A. Markul : Montenegro (2012), La Chasse (2012) / copyright l’artiste et galerie Suzanne Tarasieve.

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