AU TNB BRUXELLES : RAOUL COLLECTIF, POIL A GRATTER DE LA PENSEE DOMINANTE !

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Bruxelles, correspondance.

Raoul Collectif : « Rumeurs et petits jours » Création / Conception et mise en scène du Raoul Collectif / Théâtre National de Bruxelles / du 10 au 28 novembre 2015.

Trois groupes de pensée ou de société : la société du Mont-Pèlerin (créatrice de la pensée neo-libérale), le situationnisme et les amérindiens Huitchols au cœur de la nouvelle création du Raoul Collectif

Quand le Raoul collectif entre en scène pour leur deuxième spectacle, l’attente est grande, l’impatience et l’excitation gagnent tous les spectateurs. Après « Le signal du promeneur » première création salué par le public et la critique, récompensé par le prix du Public et le prix Odéon-Centquatre-Télérama au Festival Impatience en 2012, nous sommes prêts à entrer une fois encore dans un univers théâtral singulier et inventif.

C’est que ces cinq jeunes hommes, auteurs, acteurs et metteurs en scène, sont des travailleurs acharnés et défenseurs d’une parole citoyenne au théâtre.

Plus que jamais le collectif est au centre de leurs préoccupations. Et face à une société de plus en plus individualiste et individualisée, leurs réponses se retrouvent sur les planches. Comprendre les mécanismes des idéologies dominantes comme le néolibéralisme aujourd’hui, c’est aussi essayer de comprendre notre incapacité à vouloir changer les choses, ensemble quand on dit « il n’y a pas d’alternative ». C’est une des questions qui est au centre de ce nouvel opus: S’attaquer « aux vérités érigées en principes » et qui annihilent toute possibilité de changement, de contestation, de liberté.

Dans « Rumeurs et petits jours », le Raoul Collectif fait corps ensemble, tous les cinq et tout le temps sur le plateau. Il faut dire que la scène c’est un peu leur maison, leur lieu d’échanges, de propositions et au final d’interprétation. L’écriture de plateau, c’est leur moteur. Et leur créativité peut alors librement s’exprimer.

Le Raoul n’a pas peur de s’impliquer dans le débat d’idées (d’ailleurs assez pauvre en ce moment !) même si son propos un peu brouillon et décousu peine à nous embraquer totalement dans la réflexion ! Qu’importe ! C’est avec courage et fidélité à leurs idées, qu’ils tracent un chemin fait d’aventures humaines et de partage avec les spectateurs. Car on rit souvent, on s’amuse avec eux des trouvailles de mise en scène et de scénographie.

« Rumeurs et petits jours » cherchent la petite bête dans notre société, dans notre modèle social pour mieux le réinventer, tous ensemble. Et aujourd’hui c’est culotté !

Philippe Maby,
Correspondant à Genève

Théâtre-national-Rumeur-et-petits-jours

photos Anne-Sophie Sterck

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