BERNARD MONINOT, « CHAMBRE D’ECHO », JEAN FOURNIER PARIS

Bernard Moninot – « Chambre d’écho » – Galerie Jean Fournier Paris – Du 15 mars au 4 mai 2018.

La galerie Jean Fournier présente Chambre d’Écho, la deuxième exposition personnelle de Bernard Moninot, réalisée en collaboration avec la galerie Catherine Putman qui présente aux mêmes dates Cadastre.

L’exposition est construite autour d’une pièce centrale, un dessin dans l’espace intitulée Chambre d’Écho qui est accompagnée de plusieurs dessins. Deux autres séries sont également présentées, Cadastre et Clinamem.

Chambre d’écho (2012 -2017), est une œuvre spectaculaire et complexe réalisée sur une période de cinq années, dont le dispositif matérialise dans l’espace d’un lieu le trajet de la mémoire et le temps à l’œuvre. « L’étrange mémoire de ce qui ne s’est jamais déposé dans un souvenir » la phrase de Jean Luc Nancy pourrait être le sous-titre à ce dispositif.

Cette œuvre fait référence au phénomène de l’écho dont on fait l’expérience en montagne, où l’on perçoit les sons faire retour à leur source par l’effet de réverbération de l’écho.

Matériellement l’œuvre est une structure parallélépipédique de 136 × 310 × 191 cm suggérant les contours d’une chambre où sont déployés en quatre séquences les indices d’un récit, la cabane avec «Le lustre sonore », « Le rideau de patience », image transparente d’un glacier peint à l’acrylique , et en coulisse à l’ arrière du rideau sont disposés sept « Objets de mémoire » éclairés par les reflets d’une phrase de René Char découpée dans du miroir «LES YEUX SEULS SONT ENCORE CAPABLES DE POUSSER UN CRI » .

En vis-à-vis de l’installation, sont exposés 14 dessins de format, 55 × 75 cm, des carnets « Leporello », et une maquette du projet qui archivent sur plusieurs années son élaboration.

Deux autres séries d’œuvres datant de 2016 et 2017 sont également présentées. Clinamen et Cadastre sont des ensembles de dessins ou de tableaux sur deux plans transparents, mais d’une écriture très différente marquant chez Bernard Moninot une évolution significative de la pratique du dessin.

La série Cadastre, de format 28,5 × 22 cm, développée journellement pendant les mois de l’hiver 2017, compose une sorte de calendrier spatialisé dans un territoire; un dessin chaque jour comme le bulletin d’une météorologie mentale.

Clinamen, est un ensemble de tableaux de format 52,5 × 41 cm, tracés au Tire- ligne à l’acrylique sur deux plans transparents, où les réseaux de couleurs s’entrelacent en lignes d’aires…

1- Bernard Moninot, Chambre d’écho, 2012 — 2017 – © A. Ricci, Courtesy Galerie Jean Fournier, Paris

2- Bernard Moninot, Clinamen n°19, 2016 – © Alberto Ricci, Courtesy Galerie Jean Fournier, Paris

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

  • INFERNO RECRUTE SES CORRESPONDANTS EN MEDITERRANEE :

  • Allez :

  • HOMMAGE A MIKE KELLEY

  • UNTITLED FEMINIST SHOW / Young Jean Lee

  • PORTRAIT : STEVEN COHEN

  • SOPHIE CALLE : RACHEL, MONIQUE

  • ISTANBUL MODERN : VAPURS, BOSPHORE ET ART CONTEMPORAIN