HUBERT COLAS : « KOLIK », EN TOURNEE

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HUBERT COLAS : KOLIK / txt de Rainald Goetz / création 2011 / en tournée : à La Friche la Belle de Mai, Marseille, les 19 et 20 février 2015 à 20h30 / – à Humain trop humain – CDN de Montpellier, du 24 au 26 février 2015 à 20h.

Kolik constitue le troisième volet de la trilogie Guerre. 
Suite à un premier volet consacré à la guerre dans la société contemporaine, un deuxième volet évoquant le conflit dans la sphère familiale, Kolik met en scène l’individu face à lui-même au moment de sa mort.

« Qu’est-ce que l’on attend de l’homme.
De cet autre soi qui nous encombre du dedans.

Qu’est-ce qui nous pousse dans le cerveau
Qui crée la faillite de la pensée

Qu’est-ce que c’est que cette société
Qui de crise en crise produit de petites révolutions étouffées

Qu’est-ce qui nous donne l’envie de voir tout du début
Qui nous donne envie de nous asseoir un peu à côté

Qu’est-ce que l’empreinte d’un grand silence
Qui nous amène le désir d’entendre la mémoire d’un premier cri

Qu’est-ce qui m’attache à toi
Qui m’enlève à moi-même

« Kolik » C’est cet autre soi redouté,
aimé parfois mais souvent rejeté
Non pas mépris de soi
Ou par je ne sais quelle dépression
Qui nous jouerait des tours
Non
Kolik c’est ce besoin insatiable
Mais combien enseveli au fin fond de l’être
Qui nous intime l’ordre d’apparaître à nous-mêmes
Enfin et pour l’éternité
Qui nous intime ce besoin premier
Au-delà de toute apparence et de toute contrainte sociale
D’être et de nous constituer par nous-mêmes

Kolik c’est la lutte de l’esprit contre les poisons qui hantent notre chair face aux désirs
C’est la réalisation possible, fulgurante d’un texte qui appelle à la confession sans religion
C’est au bout de soi par tous les pores de la peau
C’est la lumière dans le sombre le plus reculé
C’est apprendre à perdre le langage pour y découvrir ces merveilles
C’est se forger de la force des mots pour être saisis par la musique
Une musique abstraite qui nous dresse d’un coup à tout saisir
La capacité enfin retrouvée d’acception de son ignorance comme le fondement de notre compréhension
face à ce qui nous entoure
L’écriture de Kolik est un corps traversé par l’espérance d’une vie retrouvée, débarrassée de toute
l’appréhension du monde qui l’entoure
Un corps vide, un corps savant, un corps matière, un corps guidé par l’odorat de la parole. »

Hubert Colas

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