LEIKO IKEMURA, « MOUNTAIN IN EXILE », KARSTEN GREVE PARIS

LI_Floating Face_2009_ 80x110cm

Leiko Ikemura, Mountains in Exile / Galerie Karsten Greve Paris / Du 11 mars au 30 avril 2016.

La Galerie Karsten Greve présente Mountains in Exile, nouvelle exposition personnelle de l’artiste japonaise Leiko Ikemura. Recensant plus de quarante œuvres et présentée parallèlement à l’exposition Ceramix, De Rodin à Schütte, visible à La Maison Rouge ainsi qu’à la Cité de la Céramique de Sèvres, le parcours entend mettre en avant la diversité des mediums employés. Bronze, terre-cuite, pastels sur papier, huiles sur toile de jute sont autant de techniques auxquelles l’artiste recourt.

Les œuvres sur toile invitent le spectateur à la contemplation et offrent un panorama du paysage rural japonais tandis que les sculptures en terre-cuite exaltent un imaginaire plus singulier, faisant notamment références à l’intime et au religieux. Eminemment poétiques, suspendues entre le monde réel et l’ineffable imaginaire, les œuvres de Leiko Ikemura n’en sont pas pour autant dépourvues de signification et de références iconographiques. La montagne est un élément récurrent dans les œuvres peintes et dessinées de l’artiste. Qu’elles soient camouflées par un épais brouillard ou présentées en arrière-plan dans une atmosphère lumineuse, elles sont le sujet central des compositions d’Ikemura. Considérée comme le foyer originaire de la création, la montagne symbolise la victoire de la vie sur la mort. Cette dernière trouve également écho dans la pratique sculpturale de l’artiste, avec l’œuvre Memento mori (2013) notamment.

Après une période figurative, Ikemura se consacre à la sculpture vers 1984 pour finalement réinventer sa peinture à partir du milieu des années 1990. Dans ses nouvelles toiles et œuvres sur papier, conçues entre 2013 et 2015, elle se focalise principalement sur la thématique de la nature tandis que les sculptures et céramiques anthropomorphes célèbrent la figure humaine en pleine évolution. Il n’existe en revanche pas de cloisonnement hermétique dans le travail de Leiko Ikemura, et la frontière entre ces univers est souvent ténue voire poreuse, en atteste en particulier les œuvres Naked (2014), Tree and blue face (2014) ou encore Mishima (2014) où l’Homme vient se fondre dans nature.

La série des arbres, réalisée à la tempera sur toile de jute, rappelle certains des travaux d’Odilon Redon notamment dans l’emploi d’une palette chromatique restreinte et non imitative. Les tons rouges, gris et ocre apportent une certaine touche dramatique aux compositions, en contraste avec les paysages méditatifs japonais. Symbole de la vie par excellence, l’arbre est ici représenté dans une atmosphère empreinte de doute et d’incertitudes.

Image: Leiko Ikemura, Floating Face, 2009, 80x110cm / copyright the artist

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