LORIS GREAUD, « LADI ROGEURS », MAX HETLZER PARIS

Loris Gréaud – Ladi Rogeurs – Galerie Max Hetlzer, Paris – 10 février – 31 mars 2018

La Galerie Max Hetzler, Paris, présente jusqu’au 31 mars prochain la première exposition de Loris Gréaud, « Ladi Rogeurs »

L’esquisse est une étape très importante dans l’élaboration d’un tableau, d’une sculpture ou d’un livre. C’est en effet à travers ce dessin que l’auteur va tenter de figer les principaux traits et lignes de force de son ouvrage.

Ample, vibrante, dissipée, l’esquisse, dans le projet de Loris Gréaud, a pour vocation d’arrêter en quelques gestes, de façon brute et décomplexée, la structure formelle et conceptuelle de l’œuvre : l’essentiel des intentions de travail y est donné. Elle est à ce titre, une mémoire à la fois schématique et transitoire.

La notion de transition revêt d’ailleurs ici une dimension particulière. Ce passage infime, ou plutôt cet aller-retour permanent qui réside entre pensée et formalisation, entre le programme et sa trajectoire, est pour Loris Gréaud l’endroit véritable de l’œuvre. C’est à ce titre qu’il embrasse l’espace de la Galerie Max Hetzler, Paris comme un paysage global, un incubateur au sein duquel de multiples propositions interagissent.

Ce dispositif nébuleux, composé d’un nouveau corpus d’œuvres, deviendra paradoxalement la matrice pour les futurs développements de Ladi Rogeurs.

Pensée comme un canevas, l’exposition laisse apercevoir le souffle pétrifié d’explosions, la lueur de paysages opioïdes, les stigmates de lieux irrésolus, l’agitation nerveuse d’une arborescencemachine dont le langage semble inaccessible ou encore la voix plurale d’un maître de Khöömei qui résonne en échos avec le chant d’étoiles mortes… L’exposition de Loris Gréaud à la Galerie Max Hetzler, entame le dernier volet de la trilogie amorcée par l’artiste depuis 2008 avec Cellar Door (2008-2011) et The Unplayed Notes (2012-2017).

Loris Gréaud est né en 1979 à Eaubonne en banlieue parisienne où il vit et travaille. Depuis le début des années 2000, Loris Gréaud dessine une trajectoire atypique dans le champ de la création contemporaine.

Son œuvre laisse entièrement place au « projet » qui seul fait autorité, redéfinissant dans son sillage les espaces, la temporalité, les modes d’apparition et de disparition de l’art. Tout cela est mis au service d’une seule volonté : systématiquement effacer et tenter de confondre les limites et frontières qui persistent entre fiction et réalité.

Les projets de Loris Gréaud ont donné lieu à d’importantes expositions personnelles. Il est notamment le premier artiste à avoir investi l’intégralité des espaces d’exposition du Palais de Tokyo avec son projet Cellar Door (2008-2011) qui se développera par la suite à l’ICA (Londres), la Kunsthalle de Vienne, la Kunsthalle de St Gall (Suisse) ou encore au musée de la Conservera de Murcia (Espagne). Il a également fait l’objet d’une double-exposition au Musée du Louvre et au Centre Georges Pompidou avec un projet acclamé : [I] (2013). En 2015, il s’empare de l’ensemble des espaces du Dallas Contemporary (États-Unis) avec son projet toujours à l’œuvre The Unplayed Notes Museum, qui marquera les esprits par son aspect radical et étrangement équivoque. En 2016, il produit le projet Sculpt spécifiquement pour le LACMA à Los Angeles. Enfin, son dernier projet en date The Unplayed Notes Factory à Murano (Italie) dont le commissariat était assuré par Nicolas Bourriaud, durant la 57e édition de la Biennale de Venise.

Il a par ailleurs pris part à de nombreuses expositions collectives parmi lesquelles : A Certain State of the World? au Garage Center (Moscou, 2009), The Wizard of Oz au CCA Wattis (San Francisco, 2009), Altermodern à la Tate Triennal (Londres, 2010), ILLUMInations à la 54e Biennale de Venise (2011), The World Belongs to You au Palazzo Grassi — Fondation Pinault (Venise, 2011), X_Sound : John Cage, Nam June Paik and After au Nam June Paik Art Center (Corée, 2012), Prima Materia à la Pointe de la Douane — Fondation Pinault (Venise, 2013), ou encore Art or Sound à la Fondation Prada (Venise, 2014).

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