A TRIBUTE TO JOHN CAGE

 

2012 verra le centenaire de la naissance de John Cage (disparu en 1992), compositeur indispensable dont l’oeuvre considérable aura révolutionné durablement la musique contemporaine et, par capillarité influencé des générations entières de compositeurs, particulièrement dans les Seventies : Philip Glass, bien sûr, mais aussi les jeunes gens du rock expérimental de la période, de Soft Machine à Fred Frith ou Brian Eno.

John Cage, compositeur prolifique à l’imagination foisonnante, s’intéressa à tous les arts. Hésitant tout d’abord entre la peinture, la carrière pianistique et la littérature, il s’orienta vers la musique sur les conseils du compositeur américain Henry Cowell. Toute son œuvre fut marquée par une nouvelle façon de penser la musique en interrogeant d’une manière totalement neuve la création musicale.

A la fin des années 40, son initiation au zen avec le maître Daisetz Suzuki marqua non seulement sa carrière artistique, mais aussi sa philosophie personnelle, les deux étant intimement liées. Sa conception du hasard se situe à l’opposé de celle de Boulez dans une démarche révolutionnaire influencée par la pensée orientale en intégrant le silence et en récusant la notion traditionnelle d’œuvre musicale. Il s’attacha à des recherches sur les fondements de la musique en utilisant des événements sonores jusqu’alors considérés comme inutilisables ou même parasites par les musiciens.

L’invention la plus célèbre de Cage est le piano préparé qui, grâce à des objets insérés entre les cordes et modifiant les propriétés acoustiques du piano, transforme l’instrument en un véritable orchestre de percussions. Plus fondamentalement, les résultats sonores obtenus sont, pour une large part, indéterminés. Il s’est également essayé à composer des œuvres non instrumentales avec des sons électroniques ou des sons trouvés en réalisant des montages sur bande magnétique.

Cette indétermination du matériau sonore s’étendit à l’acte de composer par le recours à divers procédés. A partir de Music of Changes en 1951, le I Ching de la Chine ancienne permit d’éliminer toute subjectivité personnelle en préservant la notion d’œuvre d’art. D’autres méthodes de contrôle de l’indétermination seront utilisées, comme les défauts des feuilles de papier, la forme extérieure de cailloux ou les jeux de dés.

Pour John Cage, la musique n’était plus limitée à une activité cérébrale ou affective. Elle participait au théâtre de la vie comme un fait social témoin et acteur de la liberté de création du compositeur et de l’interprète. De manière plus polémique, en refusant la démarche traditionnelle du compositeur, Cage remit en cause l’ordre social dans son ensemble, à la suite de l’inspirateur américain de Gandhi : Henry David Thoreau

Bruno Bossis, Pierre Couprie & Leonardo/Olats, juillet 2002

Retour sur une oeuvre exceptionnelle, en quelques extraits vidéos :

 

 

 

 

Visiter le site de données très complet sur l’oeuvre de John Cage : http://www.johncage.info/

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