NEW YORK : MARTHA ROSLER, « META-MONUMENTAL GARAGE SALE » AU MoMA

moma12n-1-web[1]

META-MONUMENTAL GARAGE SALE : L’artiste Martha Rosler proposait une performance dans l’atrium du MoMA du 17 novembre au 1er décembre 2012.

Dans l’atrium du MoMA, Martha Rosler (Brooklyn, New York, 1942) subvertit le droit commercial et armée d’un tablier, d’un stylo et d’autocollants fixant les prix des 15.000 éléments réunis pour sa « Vente de garage », réalise une action qui fait partie du cycle de performances que le musée organise. « Je collectionne les choses pendant un moment et puis mes amis et la famille et le personnel du musée ont également donné », a expliqué l’artiste à New York.

Mémoires, presse-papiers, boîtes à lunch, une machine à laver, une voiture, des jouets, des livres, des disques, des albums, des chaises, des tables, des tapis, des salières, des aimants, des vêtements, des jouets et des bijoux, la liste des objets hors-d’usage ou pas que Rosler a déployés au musée depuis le 17 novembre dernier est incroyable. Mais contrairement à d’autres installations d’artistes contemporains, où le panaché de pièces et d’objets ménagers est courant, Rosler va encore plus loin : tout est à vendre et vous pouvez marchander le prix auprès de l’artiste.

En 1973, tout en étudiant une maîtrise de mise en scène monumentale, Rosler commence à travailler sur cette notion de marchés urbains (marchés aux puces) : « J’ai été frappée par le caractère étrange de ces événements, l’économie informelle et l’implication d’une communauté dans la vie des résidents», explique l’artiste au conservateur du MoMA Sabine Breitwieser au sujet de sa performance, dans une interview publiée dans un journal gratuit distribué pendant l’exposition.

«C’est la relation entre l’individu et le collectif et l’appréciation de l’économie, que je trouve très frappante et dont je voulais placer le modèle dans un espace-vente de garage tout en étant une exposition d’art, un lieu où les questions sur la valeur réelle et celles assignées à l’utilisation et l’échange, sont mises à l’avant. Je voulais faire un travail dans lequel public n’était pas un simple spectateur, mais participait par le biais de son propre élan à trouver une bonne affaire. »

Rosler, artiste et politique féministe, a commencé sa carrière en tant que peintre et bientôt la photographie et les photomontages inspirés par les juxtapositions étranges qui inondent les journaux tous les jours sont devenus centraux dans son travail. Dans ce chevauchement d’images, ella a trouvé un moyen de rendre compte et de retourner l’art politique de la dernière décennie pour dénoncer les guerres américaines en Irak et en Afghanistan.

Dès 1973, elle imagine cette notion de marché et met le premier en vente à partir de divers objets intimes, chaussures d’enfants ou lettres d’amour. Depuis lors, les « marchés sont orientés sous divers aspects. Les stygmates d’une culture de survie, un moyen de se débarrasser d’un encombrement tout en contribuant au budget familial, une pratique où les femmes dominent. Tous les objets disent quelque chose du vendeur, plaçant l’acheteur en quelque sorte comme un voyeur devant l’exhibitionnisme affiché du vendeur.

«Tout artiste qui fréquente les marchés aux puces à la recherche de matériaux comprend parfaitement le fardeau que de nombreux objets recèlent » relevait ainsi une jeune artiste, une acheteuse enthousiaste du vide-grenier de Martha Rosler au MoMA.

17GARAGE-articleLarge[1]

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

  • Mots-clefs

    Art Art Bruxelles Art New York Art Paris Art Venise Biennale de Venise Centre Pompidou Danse Festival d'Automne Festival d'Avignon Festivals La Biennale Musiques Palais de Tokyo Performance Photographie Théâtre Tribune
  • Archives