L’EFFET SCENES : LES SCENES NATIONALES FONT LEUR FESTIVAL

Suicide[1]

L’EFFET SCENES / Festival des Scènes Nationales / Scènes Nationales dans toute la France / Du 18 au 24 mars 2013.

Ce lundi 18 mars ouvre le festival L’Effet Scènes, voulu par l’association des Scènes Nationales. Une initiative essentielle en ces temps de disette budgétaire et d’incertitudes multiples quant à l’avenir de la création et du spectacle vivant en France.

Du 18 au 24 mars 2013, L’Effet scènes / 200 plateaux pour la création, est une initiative réellement importante, qui vise à mieux comprendre comment vit et se réinvente le spectacle vivant, comment naissent de nouvelles esthétiques et se déploient de nouveaux talents : plus de 500 spectacles, rencontres, expositions sont proposés dans 68 salles du réseau, ainsi qu’une programmation cinéma consacrée aux premiers films.

Un lever de rideau simultané pour rendre palpable le mouvement de la création et montrer que les Scènes nationales sont le maillon indispensable à la construction d’un art vivant, citoyen, accessible à tous.

Cette année, l’Effet scènes, met l’accent sur le soutien aux artistes et à la création. Sur les quelque 200 plateaux du réseau, près de 400 spectacles sont produits et créés chaque saison par des artistes et compagnies de toute provenance, de toutes disciplines, de toute notoriété.

En 2013, l’Effet scènes réunit 68 maisons de « créations » qui témoignent d’un engagement sans faille auprès des artistes de toutes les disciplines du spectacle vivant jusqu’aux arts visuels, depuis les premiers gestes artistiques de certains jusqu’aux solides œuvres de ceux qui sont régulièrement soutenus par ce réseau unique, envié dans toute l’Europe.

Dirigés par des femmes (pas assez) et des hommes, militants passionnés dans l’Hexagone et jusqu’en outre-mer, ces lieux totalisent chaque saison plus de 3.5 millions d’entrées. Le critère d’audience cependant n’est pas le seul. En additionnant l’ensemble des actions de chacune des scènes, on mesure l’importance du travail effectué par ce réseau, qui s’affirme comme structurant pour la création en France. Près de 400 créations sont soutenues chaque saison, 12 verront le jour durant la semaine de l’Effet scènes.

Dynamisme et vitalité caractérisent ce regroupement, symbole exemplaire du maillage si particulier de l’action publique en matière de décentralisation culturelle.

Soutenues par le croisement des financements des collectivités locales et du ministère de la Culture, les Scènes nationales sont au cœur de la riche histoire culturelle de la France. Il semble que des temps difficiles s’annoncent quant à l’intervention publique.

Les Scènes Nationales sont convaincues que la culture doit être déclarée prioritaire et qu’à l’aune du mouvement inexorable de décentralisation, celle-ci ne peut être considérée comme un simple supplément d’âme ou une variable d’ajustement budgétaire.

Car si tel était le cas, la chaîne de production, l’écosystème artistique et le développement des publics qui constituent le socle de ce réseau seraient atteints et les conséquences en termes d’activité et d’emploi transformeraient ce qui est une réussite en défaite.

Arrêt sur artistes

Les artistes y travaillent selon des formules libres et adaptées à la réalité de chaque établissement et de chaque projet. Les Scènes nationales financent la création (production, coproduction) pour près de 9.5 M€ chaque année, contribuant ainsi significativement à l’emploi artistique.

Outre ce soutien financier, elles offrent aux équipes des espaces et du temps pour travailler, leur permettant ainsi de développer et de mener à bien leurs projets dans les conditions les plus favorables à l’acte de création. Les créations produites ou coproduites par le réseau des Scènes nationales bénéficient d’une visibilité qui leur donne les meilleures chances d’une diffusion ultérieure ; beaucoup seront reprises à Paris et dans les plus grands festivals comme Avignon.

En finançant, en accompagnant, en mettant des espaces de travail à disposition, les Scènes nationales jouent un rôle déterminant dans la chaîne de création et nourrissent le lien primordial entre les artistes et le public en instaurant une relation durable. Ainsi, à partir de chaque maison se dessine une aventure artistique et humaine qui va se développer, partir vers d’autres territoires et se révéler à d’autres publics.

Le programme complet sur : http://www.scenes-nationales.fr

visuel : Le Suicidé de Patrick Pineau / photo DR.

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