DISPARITION D’ALAIN RESNAIS

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DISPARITION : Le cinéaste Alain Resnais est décédé samedi 1er mars à Paris.

Alain Resnais réalisateur, scénariste et monteur, né le 3 juin 1922 à Vannes (Morbihan) est mort le 1er mars 2014 à Paris à l’âge de 91 ans. Le cinéaste de Hiroshima mon amour et de L’Année dernière à Marienbad était présent dernièrement avec Aimer, boire et chanter à la 64e Berlinale, pour lequel il avait obtenu un Ours d’argent.

Initialement voué à une carrière de comédien, il intègre la première promotion de l’IDHEC en montage et commence, à la fin des années 1940, à réaliser des courts métrages et moyens métrages documentaires qui marquent le public et la critique : Van Gogh, Guernica et surtout Nuit et brouillard, premier film de référence sur les camps de concentration.

Réalisateur d’Hiroshima mon amour (1959) et de L’Année dernière à Marienbad (1961), deux dates dans l’histoire du cinéma, Alain Resnais est rapidement considéré comme l’un des grands représentants du Nouveau cinéma et comme un des pères de la modernité cinématographique européenne, à l’instar de Roberto Rossellini, Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni dans sa manière de remettre en cause la grammaire du cinéma classique et de déconstruire la narration linéaire.

Cinéaste expérimental, capable de se remettre en question à chaque nouvelle réalisation, Alain Resnais est reconnu pour sa capacité à créer des formes inédites et à enrichir les codes de la représentation cinématographique par son frottement à d’autres arts : littérature, théâtre, musique, peinture ou encore bande dessinée6. Ses réalisations, du côté de l’artifice et de l’imaginaire, peuvent paraître déroutantes pour le grand public même si beaucoup ont rencontré le succès.

On retrouve, le long de son œuvre, un grand nombre de thèmes tels l’histoire, la mémoire, l’engagement politique, l’intimité, la réalité de l’esprit, le rêve, le conditionnement socio-culturel, la mort, la mélancolie et bien sûr l’art.

Pour les dix-huit longs métrages qui portent sa signature, Resnais a fait appel à des auteurs-scénaristes aussi renommés et différents que Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Jean Cayrol, Jorge Semprún, Jacques Sternberg, David Mercer, Jean Gruault, Jules Feiffer, Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui ou encore Jean-Michel Ribes2.

Fidèle dans le travail et amateur de l’esprit de troupe, Resnais a notamment sollicité à plusieurs reprises les comédiens Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussolier et Lambert Wilson, les techniciens Jacques Saulnier, Éric Gautier et Hervé de Luze ou encore le compositeur Mark Snow.

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