ROBERT LONGO, ‘LAZARUS MANIFOLD’, PACE NEW YORK

RL-Photo-by-Martin-Kunze

Robert Longo – Lazarus Manifold – du 5 novembre au 18 décembre 2021 – Pace New York 540 West 25th Street

Pace Gallery a le plaisir présente « Lazarus Manifold », une exposition d’œuvres récentes de Robert Longo, au septième étage du 540 West 25th Street à New York. Du 5 novembre au 18 décembre, la présentation fait suite à la première exposition personnelle de Longo à Pace, « I do fly / After summer merrily »,qui était présentée à New York cet automne. Lazarus Manifold présentera Untitled (American Sinscape), une suite de cinq dessins au fusain à grande échelle, et la sculpture en bronze moulé Untitled (A Column of Time: One Year of The New York Times, mars 2020-mars 2021).

Les cinq dessins contemplent les crimes sur lesquels l’Amérique a été construite tout en servant de documents sur diverses crises en cours aux États-Unis. Rendus détaillés d’une coiffe amérindienne; un champ de coton; un drapeau en lambeaux; une pile de pilules opioïdes; et l’aile d’un oiseau tombé est uniformément dimensionnée et installée en succession rapprochée. L’ordre des images indique une chronologie, et chaque œuvre active la suivante pour gagner un élan perpétuel semblable à celui trouvé parmi les cinq sphères d’un pendule de Newton.

Untitled (American Sinscape) est, en partie, un hommage à la peinture monumentale F-111 (1964-65) de James Rosenquist, qui comprend des images fragmentées représentant et dénonçant le militarisme américain. Avec ses 30 pieds de long, la nouvelle installation de Longo encourage les spectateurs à méditer sur l’histoire américaine. Bien que les œuvres examinent le passé du pays, elles font également allusion à des problèmes sociaux et politiques urgents qui persistent aujourd’hui.

La sculpture est un moulage en bronze d’une pile de journaux que l’artiste a collectés chaque jour pendant un an pendant la pandémie: un mémorial approprié à une année tragique, bizarre et perturbatrice. Le projet a débuté en mars 2020 alors que la pandémie a précipité des fermetures généralisées aux États-Unis. La pile de journaux à côté du bureau de Longo est devenue une représentation visuelle de l’expérience partagée et accablante de vivre une année de troubles civils, de deuil mondial et d’incertitude écrasante. Dominant la tête du spectateur à près de dix pieds de haut, la structure en bronze incarne une précarité similaire. En réalisant l’œuvre, Longo s’est inspiré de l’illusion de l’infini dans La Colonne sans fin (1937) de Constantin Brancusi, un mémorial de 98 pieds de haut aux soldats roumains tombés au combat pendant la Première Guerre mondiale. Alors que le monolithe de Brancusi s’étend bien au-delà de sa portée, il y a en effet une fin en vue.

Longo fait actuellement l’objet d’une exposition personnelle – présentée en collaboration avec Pace Gallery, Metro Pictures et Jeffrey Deitch – au Palm Springs Art Museum, en Californie, jusqu’au 27 mars 2022. À l’automne 2024, l’artiste ouvrira une rétrospective au Musée Albertina de Vienne.

Photo Martin Khuze

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