LA BAIGNOIRE : PLONGEZ DANS LES ECRITURES CONTEMPORAINES A MONTPELLIER

La Baignoire / Lieu pour les écritures contemporaines / Montpellier.

Dirigé par Bélà Czuppon, la Baignoire est un lieu de poche dans le quartier populaire de Gambetta à Montpellier. A peine quarante places, une magnifique baignoire qui trône et un bar-billetterie pour recevoir le chalant en quête des écritures nouvelles.

Le lieu est financé par la mairie de Montpellier, la D.R.A.C. ainsi que par la région Languedoc-Roussillon pour les résidences d’artistes. Car c’est le propre de ce lieu dirigé par un artiste (Bélà Czuppon est metteur en scène et comédien), d’accueillir les auteurs, les compositeurs et leurs passeurs afin qu’ils s’y sentent bien pour créer. Et si les murs bruts peuvent inquiéter, le café et la chaleur humaine sont là pour compenser.

Tout au long de l’année, cinq temps de spectacles mêlant écriture textuelle et musicale sont proposés notamment un partenariat avec l’oreille électrique pour leur micro festival en février (INFERNO sera là pour y jeter une oreille et un œil avisé) : http://www.loreilleelectrique.org/micro-festival/.

L’année est aussi ponctuée par « les intégrales de la Baignoire », que proposent Hélène de Bissy et la compagnie des Perles de Verre. Après un repas pris en commun (on est toujours dans cette même convivialité), l’actrice nous lit un texte dans son intégralité, entre trente et cinquante pages. Jusqu’alors, nous avons pu y entendre des auteures contemporaines, comme ce sera le cas avec la prochaine lecture : Gordana de Marie-Hélène Lafon le lundi 22 octobre à partir de midi. Idéal pour les gens du quartier (qui sont en grande majorité des femmes, là aussi) qui veulent faire une pause d’imaginaire en midi et deux.

Autre particularité du lieu : les bains d’écriture. Initié l’année dernière, il s’agit de se faire rencontrer deux auteurs, qui ne se connaissent pas forcement, et qui parlent de leurs méthodes d’écritures. « On leur propose un temps de questionnement sur leur(s) pratique(s) d’écriture(s), le cœur de l’écriture, de mettre les mains dans le cambouis. Ils partagent de l’intime, mais pas de l’intimité. Il y a vraiment quelque chose de l’intime du travail. » explique le directeur Czuppon qui nous invite, spectateur-souris à se glisser dans le petit trou de la Baignoire afin d’écouter ces conversations aussi enrichissantes pour les participants que pour les écoutants. La première sera le 24 Novembre où David Léon (qui vient d’inaugurer la saison avec Père et Fils, édité chez Espaces 34, un autre partenaire du lieu) invite Virginie Barreteau (ed. Quartet). Pour cette deuxième année de rencontres, le 30 Novembre, s’inaugurera une discussion entre deux traducteurs qui échangeront eux aussi sur leurs façons de travailler et d’aborder la traduction (en partenariat avec la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtral).

Quelque-soit la proposition, la Baignoire joue son rôle d’échappée, en immersion dans les écritures contemporaines, les yeux grands ouverts sur le monde qui nous entoure.

Bruno Paternot

http://www.labaignoire.fr

Visuels : 1/ Photo de Nicolas Hérédia pour le projet « Chambre avec vues » 2/ lecture de « Père et fils ».

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