JOSE MENDEZ ET ANTONIO MOYA EN CONCERT ACOUSTIQUE

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José Mendez et Antonio Moya / Concert acoustique / Festival Flamenco de Nîmes / Vendredi 11 janvier 2013 à 18h – Institut Emmanuel d’Alzon.

Le festival de Flamenco de Nîmes a ceci de particulier qu’il se rempli quasi-exclusivement d’afficionados qui sont ici chez eux. On parle espagnol entre les rangées et de temps en temps, un pas de danse s’improvise dans la salle. On est transporté dans tous les recoins de l’Espagne, même si certains artistes, comme Antonio Moya sont nîmois d’origine.

La programmation, très éclectique même si elle ne propose qu’un seul genre, le Flamenco, va de la danse au chant en passant par la guitare, la peinture ou les projections de documentaires. La première partie de soirée du Vendredi 11 Janvier 2013 est un concert acoustique pour la voix ondoyante de José Mendez, chanteur « exigeant et lucide […] capable », comme nous le dit la feuille de salle « de maîtriser tous les styles et d’exprimer tout l’éventail des cantes serios ».*

La salle vit pendue aux lèvres de José Méndez, dont les pauses sont des silences brûlants de présence. Si la lamentation se rallonge et dure, c’est toute la salle qui reprend sa respiration d’un même souffle. Rarement un auditoire répondit si bien à l’expression « pendu à ses lèvres ».

Entre chacun de ces cantes serios, le chanteur discute avec la salle (dans la langue de Cervantès), lance une boutade qui désamorce la tension ou la passion qu’avait instauré le précédent chant. Le public lui répond, blagueur ou le remercie pendant la petite heure du concert (les spectacles s’enchaînant rapidement, pas de rappel et peu d’applaudissements pour permettre à une grande partie du public d’aller au spectacle suivant, dans un autre lieu).

Et heureusement que nous allons ailleurs, car la salle immonde d’un établissement bétonné enferme le concert dans un blockhaus qui écrase et amenuise la poésie. Certains spectateurs sont même obligés de partir s’aérer tant il fait une chaleur étouffante. Et comme on les comprend. La ville de Nîmes recèle de petits lieux charmants qui auraient certainement été plus appropriés pour cet instant de poésie sérieuse.

Bruno Paternot

*NdlR: Dans le Flamenco, les chants sont classifiés entre les cantes jondos dit « serieux » et les cantes « chicos », plus légers au moins dans les textes. Entre les deux, les cantes « intermedios ».

Suivez le Festival flamenco de Nîmes 2013 avec notre dossier spécial : https://inferno-magazine.com/category/festival-flamenco-nimes-2013-2/

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Photos : 1/ José Mendez 2/ Antonio Moya / Copyright Théâtre de Nîmes 2013.

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