OPENING NIGHT, A VAUDEVILLE : MARK THOMPKINS AU THEATRE DE LA CITE INTERNATIONALE

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Opening Night, a vaudeville / Mark Tompkins/ Cie I.D.A / En partenariat avec le festival Faits d’Hiver / Du 24 au 29 janvier 2013 au théâtre de la cité internationale.

Opening Night, a vaudeville est une pièce autour de deux danseurs de l’humour. Sous la forme d’un vaudeville revisité, Mark Tompkins et Mathieu Grenier activent une rencontre intergénérationelle entre deux showmen. L’amour commun qu’ils partagent pour le Music Hall et le vaudeville américains les lient sur scène ainsi que dans la vie.

Au début Mark Tompkins joue Momma, la mère de Junior ( Mathieu Grenier), une ancienne vedette de vaudeville devenue mère de famille. Momma repasse sa robe fétiche et repense à sa vie d’artiste en attendant que son fils junior suive ses traces. Avec la mélancolie du temps qui passe reviennent les tubes. Ces chansons qui incarnent de façon singulière les moments les plus intimes de notre vie « Are you lonesome tonight ». Momma chante, le show peut commencer ?

Hélas non, car junior ne partage pas le même amour que sa mère pour le Music Hall. Emprunter le même chemin que sa mère il n’en est pas question, son souhait : devenir pompier. Rebèle, arrogant, il pousse sa mère jusque dans ses derniers retranchements avant d’être finalement happé par l’univers musical et théâtral d’une mère absolument déjantée.

A partir d‘un conflit de générations, les scénettes s’embrasent et finissent en rire qui fuse un peu partout dans les gradins. Le vieux routier de la scène et le jeune loup n’en finissent pas de se chercher et de se retrouver dans le jeu. L’un use de maladresse, de fragilité et en fait un ressort de comédie, l’autre cabotine et excelle dans l’excès. Tous deux se jouent d’eux même, Mark Tompkins l’avoue : « La chose la plus difficile dans la durée, c’est comment faire pour ne pas se répéter, pour ne pas construire une machine à produire du spectacle. Chaque création est une occasion de remettre en jeu nos acquis et nos certitudes».

De cette table rase spectaculaire naît une représentation faite d’apparences produites minutieusement. Et quand l’illusion devient notre loi on ne peut que dire ouïe à « Run the world ! Girl » de Beyonce sous forme de danse pseudo-égyptienne. Ils savent que leur folle gaieté est sans limites. La réserve de comique, en eux, apparaît inépuisable. Ils se surprennent eux-mêmes et nous, presqu’à chaque instant. Ce sont deux showmen se précipitant, tête baisée dans l’abîme du rire, se laissant par lui explosivement jeter sur scène.

Quentin Margne

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