ADIOS, PACO DE LUCIA : LE GRAND MAÎTRE DU FLAMENCO NOUS A QUITTES

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DISPARITION DU GUITARISTE ET COMPOSITEUR FLAMENCO PACO DE LUCIA.

Le guitariste et compositeur le plus marquant de l’histoire du Flamenco moderne Paco de Lucia est décédé ce 26 février 2014 à Cancún (Mexique) d’une crise cardiaque. Paco de Lucía, de son vrai nom Francisco Sánchez Gomez, était un immense guitariste flamenco, né le 21 décembre 1947 à Algésiras (province de Cadix, Espagne), qui aura joué pour les plus grands cantaores du genre, comme Camaron de la Isla. Compositeur, il aura révolutionné le genre flamenco par ses innovations, l’ouvrant au jazz et au rock, en collaborant notamment dans les années 70 avec John MacLaughlin et d’illustres musiciens de jazz.

Son environnement familial fut favorable à son travail musical, tout d’abord par son père, lui-même guitariste, qui lui donne ses premières leçons à l’âge de 5 ans3,4 et lui demande de travailler douze heures par jour, puis ses frères, Ramón de Algeciras reconnu comme guitariste de talent et Pepe de Lucía qui mena très tôt une carrière de chanteur de flamenco.

À Jerez, il participe à un concours de flamenco à l’âge de 12 ans et remporte le prix spécial. À l’âge de quatorze ans, il est engagé comme guitariste pour la compagnie de danse José Greco et commence sa première tournée aux États-Unis. À New York, il rencontre Mario Escudero et Sabicas, deux guitaristes espagnols de renommée qui l’encouragent à mener une carrière de soliste.

Après l’enregistrement en solo de son premier disque en 1965 et un concert au Teatro Real de Madrid, son talent est reconnu unanimement. L’innovation de ses compositions dans le milieu du flamenco traditionnel associé à une grande technique instrumentale lui ouvre d’autres horizons musicaux.

Paco de Lucía adapte et enregistre plusieurs thèmes du compositeur espagnol Manuel de Falla, et, quelques années plus tard, il enregistre l’œuvre majeure de Joaquín Rodrigo, le Concerto d’Aranjuez.

Entre-temps, il collabore avec de nombreux musiciens de Jazz, Larry Coryell, Chick Corea… En 1981, un trio réunit les guitaristes John McLaughlin, Al Di Meola et Paco de Lucia ; le disque Friday Night in San Francisco enregistré à l’issue d’une tournée mondiale se classe rapidement parmi les meilleures ventes de disques de guitare instrumentale. Au contact de ces jazzmen, il se familiarise avec l’improvisation, une discipline qu’il ne maitrisait pas. Malgré ces lacunes, il apprend à improviser sur scène avec des spécialistes en la matière, au prix de maux de tête terribles.

Sans jamais oublier son univers musical d’origine, il s’est associé à l’enregistrement de dix albums de la grande figure du chant flamenco Camarón de la Isla.

Paco de Lucía représente l’influence de nombreux guitaristes et participe avec eux à l’expression d’un nouveau flamenco qui élargit considérablement son audience à travers le monde.

En automne 2004, Paco de Lucía reçoit à Oviedo (Asturies – Espagne) le prix Prince des Asturies des arts, qui est le plus prestigieux d’Espagne.

Le jury a estimé qu’il était « considéré comme le plus universel des artistes flamenco, son style a fait école parmi les plus jeunes générations et son art est devenu un des meilleurs ambassadeurs de la culture espagnole à travers le monde » et que « tout ce qui peut s’exprimer avec les six cordes d’une guitare peut sortir de ses mains, qui s’animent avec l’émouvante profondeur de la sensibilité »

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