JOHN ARMLEDER : « Où sont les sauces », Le Consortium, Dijon

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John M Armleder : Où sont les sauces ? / Le Consortium, Dijon / 18 octobre 2014 – 11 janvier 2015 / Vernissage le 17 octobre 2014.

«Où sont les sauces?» présente des œuvres de John M Armleder de 1984 à aujourd’hui et rend ainsi hommage à trente ans d’une pratique artistique diversifiée. Pour cette exposition, le Consortium laisse carte blanche l’artiste genevois considéré comme l’un des artistes suisses les plus influents de la scène artistique.

Proche de la mouvance Fluxus, John M Armleder a participé à la création du groupe Ecart (1969-1982), un des espaces alternatifs les plus importants en Europe dans les années 1970. Le collectif présentait tout aussi bien des performances ou des expositions que des publications d’artistes sous la forme de multiples ou de livres. De ces expériences collectives et multidirectionnelles, John M Armleder développe, entre autres, l’idée d’absence de hiérarchie entre les genres.

Dans les années 1980, il oriente son travail vers une réflexion sur l’abstraction par le biais de l’appropriation et de la citation. C’est l’époque des «Furniture Sculptures». La géométrie élégante des œuvres des années 1980, laisse ensuite la place à des pièces qui perdent en formalisme comme ses accumulations de matériaux trouvés ou ses installations monumentales d’objets hétéroclites. Depuis quinze ans, John M Armleder ressaisit l’exposition comme médium à part entière et joue sur la saturation de l’espace, l’effondrement des genres et un glissement entre l’art et le décoratif.

«Les commentaires sur mon travail m’informent peu sur lui mais beaucoup sur l’état du monde. Moi même, je ne sais pas très bien ce qu’il faut penser… Enfin aucun critique n’a su vraiment le définir au niveau d’un jugement catégoriel et mon travail se prête justement à cette imprécision, à cette ouverture-là parce qu’il ne définit rien et qu’il n’est défini sur rien ou en tout cas sur aucun inventaire pré-listé.

Il y a tellement de stratégies différentes dans la mise en place de ce que je fais qu’on aboutit à rien de définitif. C’est pour ça que mon travail est assez mal pris en charge intellectuellement. Il produit une sorte de respect vague dont on ne sait pas très bien quoi faire et quoi penser. C’est une position que j’aime bien. En quelque sorte, je ne pense pas que mon travail mérite plus que ça!» (Extrait d’un entretien entre John M Armleder et Stéphanie Moisdon, juin 2004)

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Copyright the artist / Le Consortium

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