THOMAS TRONEL-GAUTHIER, « CE QUE J’AI VU N’EXISTE PLUS », 22m48 PARIS

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Thomas Tronel-Gauthier / galerie 22m48, Paris / 29/01/2015 – 28/03/2015.

L’exposition « Ce que j’ai vu n’existe plus » invite le spectateur à un voyage. Les œuvres de Thomas Tronel-Gauthier sont des traces, des souvenirs d’une expérience. De ses pérégrinations aux Marquises, en Thaïlande ou dans le nord de la France, l’artiste nous livre un fragment, une image, qui révèle un territoire.

Il expérimente aussi bien la sculpture, la peinture, la photographie et la vidéo pour capter les infimes changements du paysage. La vidéo Tahiti-Moorea rend visible le dessin du soleil ricochant à la surface de l’eau. L’artiste imprime et traduit son observation des phénomènes naturels. Dans sa photographie Hanamate / Dessins de sable, il témoigne des impacts des matériaux sur l’environnement.

Au sol, The Last Piece of Wasteland apparaît comme un morceau de matière. L’œuvre, tout en dessinant un nouveau territoire, évoque le destin de l’eau. Suite à ses rencontres avec un site, Thomas Tronel-Gauthier s’approprie des techniques artisanales pour rendre visible l’impact des pouvoirs de l’homme sur la planète. Pour réaliser la série Les Oracles, il a gravé des motifs de champignons atomiques sur des coquilles d’huîtres perlières de Polynésie. Ainsi, l’artiste expérimente des procédés plastiques qui combinent la précision et une sorte d’alchimie des matériaux. Depuis ses premières pièces telles que Récif d’éponges, où il travaillait sur la métamorphose de formes organiques, naturelle et artificielle pour troubler notre regard, il a commencé à centrer son travail sculptural en empruntant les codes du peintre. Ses Peintures noires sont comme des sculptures. Tandis que le titre participe d’un questionnement sur l’origine de la matière picturale, l’utilisation du monochrome lui permet de créer une subtile expérience perceptive.

Thomas Tronel-Gauthier interroge le processus créateur à la fois artistique et scientifique. Ses œuvres condensent la mémoire d’une expérience sensible d’un territoire. Elles permettent au spectateur d’y projeter ses propres histoires, telles des mondes imaginaires. L’exposition que lui consacre la galerie 22m48 retrace ainsi l’ensemble de la démarche d’un plasticien, attentif au paysage et à ses changements.

Pauline Lisowski

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crédit photos : Thomas Tronel-Gauthier

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