FABIO MAURI, l’ARTISTE CLE DE LA 56e BIENNALE DE VENISE

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56e BIENNALE DE VENISE : Fabio Mauri: l’artiste-clé de la 56°Biennale de Venise par Raja El Fani.

Fabio Mauri était un habitué de la Biennale de Venise, il a plusieurs fois exposé au pavillon italien notamment en 1974 avec l’installation «Qu’est-ce que le Fascisme». Fabio Mauri revient à la Biennale cette année, cette fois dans la sélection internationale. De tous les artistes sélectionnés cette année, le curator Enwezor a déclaré que Mauri, pour son audace, est celui qui représente le mieux sa vision personnelle de l’art et doit être considéré comme le symbole de cette 56° Biennale de Venise. Pour décrypter la Biennale d’Enwezor, il faut donc comprendre d’abord le travail de Mauri.

Six ans après sa mort, et après un contrat avec la galerie suisse Hauser & Wirth qui lui a consacré en mars sa première anthologie à New York, Fabio Mauri s’apprête à devenir international. Mauri qui de son vivant a plutôt évité de se séparer de ses œuvres est maintenant en passe d’être très demandé par les collectionneurs. Comment s’effectue cette transition? C’est ce que je suis allée demander au frère de l’artiste, Achille Mauri, aujourd’hui à la tête de l’entreprise familiale, Le Messaggerie – parmi les fleurons de l’édition italienne – et directeur dévoué de l’Association Fabio Mauri.

Il m’accueille au siège des Messaggerie à Corso Sempione, les Champs-Élysées de Milan, où il est occupé à publier à ses frais le catalogue général des œuvres de Fabio Mauri jusqu’ici jamais recensées, et s’apprête à reprendre l’avion pour New York où, depuis l’inauguration à la galerie Hauser&Wirth, il multiplie les évènements.

À Venise, soucieux également du Off Biennale, Achille a loué la serre des Giardini où sera inaugurée le 7 Mai Flags – Foreign Territories une collective de jeunes artistes réunis autour d’une autre installation de Fabio Mauri «La Resa», en français La Capitulation : un simple drapeau blanc hissé, un signe universel de trêve qui invite à la réflexion. Une manière pour Achille de montrer aussi la continuité de Fabio Mauri dans le travail de nouvelles générations d’artistes, tout en restant ancré au thème de la Biennale d’Enwezor.

Extrait de l’interview d’Achille Mauri :

– L’exposition à New York s’est bien passée ?
Merveilleusement, je suis très content, l’accueil a été extraordinaire, Fabio est enfin reconnu comme artiste international grâce à la collaboration avec Hauser & Wirth et la supervision d’Olivier Renaud-Clément.

– Vous avez reçu une pluie de propositions ?
Beaucoup de collectionneurs ont manifesté leur intérêt maintenant que la cote de Mauri va connaître une flambée après la Biennale de Venise. J’ai cependant une prédilection pour les collections publiques, je préfère savoir que les œuvres de Fabio seront exposées dans les musées.

– Parmi les œuvres qui sont exposées à Venise, quelques-unes sont revenues de New York ?
Non, à New York, il y a les œuvres majeures de Fabio. À Venise, nous avons envoyé d’autres œuvres. Le choix du curator Enwezor dès le départ s’est porté sur des œuvres précises de Fabio, il en a commandé dix-sept en tout, quelques installations et surtout des Schermi – écrans en italien – une série de toiles et différents supports avec les mots «The End» écrits dessus et qui font partie du travail de Fabio sur la fin.
(…)

À lire dans le numéro 05 d’INFERNO six-monthly à paraître le 25 Juin 2015.

Raja El Fani

Visuel : Fabio Mauri, « Ideologia e Natura »

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