FESTIVAL UZES DANSE, 21e EDITION : DES FEMMES, DES HOMMES ET DIEU

photo-pierre-planchenault
21ème Edition de Festival Uzès Danse : 10 au 12 puis du 16 au 18 juin 2016.

Des femmes, des hommes et Dieu

La 21ème édition du Festival Uzes Danse s’annonce donc du 10 au 12 puis du 16 au 18 juin, deux week-end où les amoureux de la danse et des festivals à taille humaine vont pouvoir se régaler…

C’est la dixième édition proposée par Liliane Shauss et, d’emblée, beaucoup de choses attirent. Un nouveau cycle s’ouvre avec des artistes repérés depuis longtemps mais qui seront présentés pour la première fois à cette occasion.

Si cette année quelques hommes vont présenter leur travail dont l’artiste associé au CDC David Wampach qui reprend son duo fondateur et essentiel Sacre… Un grand moment, à ne pas rater, ou le subtil Emmanuel Eggermont, ce sont surtout les femmes qui vont avoir la part belle dans cette programmation. Si Liliane Shauss dit que c’est « le hasard », il y a aussi une volonté de présenter le travail d’artistes féminines qui, selon elle, ont une approche singulière du monde et qui, finalement l’intéresse, du moins c’est sur ces œuvres qu’elle fini par fixer son choix.

Si on retrouve beaucoup de pièces de femmes, on remarque aussi beaucoup de spectacles participatifs qui impliquent la présence de spectateurs du cru et qui demande donc aux chorégraphes de venir en amont ce qui créé des œuvres inhabituelles et uniques. Dans cette catégorie et pour réviser ses fondamentaux, on recommande le projet de Marion Muzac qui après un Sacre du printemps pour des enfants à Toulouse, s’est vue confier une pièce sur et autour des danses et des figures féminines qui la traverse. Attendez-vous à revoir du Duncan (en a-t-on jamais vu ?) du Ruth St Denis (idem) ou des moments de la Loïe Fuller… A travers le Hip Hiop, la danse classique ou contemporaine, les danseuses nous font traverser époques et styles. Plus paritaire, on retrouve le Bal inventé par Collectif Mobile Casbah qui va là aussi à travers la pluralité de la danse, toucher le public invité, et oui, à danser… L’allemand Thomas Lehem pose sa moto à Uzès pour aller à la rencontre des habitants, leur conter son histoire et leur faire préparer des cadeaux…

Dans les femmes que suit Liliane Shauss, il y a la chorégraphe Franco-Américaine Michèle Murray qui fera un vrai parcours avec plusieurs pièces qui sont, selon elle, des objets plastiques qui peuvent se voir en une ou plusieurs fois. Aude Lachaise, vue pour la dernière fois avec Michaël Allibert dans un mémorable Sujet à Vif à Avignon revient avec un texte En souvenir de l’Indien, drôle, ironique et particulièrement observateur des travers de notre société de consommation. Des femmes fortes, avec un vécu hors normes, peuplent cette édition à commencer par Nadia Beugré qui revient sur ses terres puisque, finalement, Quartiers Libres est né là alors qu’elle était élève de Exerce, la formation inventée par Mathilde Monnier. Si vous ne l’avez jamais vu danser, courrez-y, c’est unique, touchant, sans précédent. Plus intime, au bord de la danse et de la méditation, Angela Schubot vient pour la première fois d’Allemagne présenter son travail… soyons audacieux, allons voir cela.

Néamoins, autour de toutes ces femmes, les hommes ne sont pas en reste. Habitué à venir avec un invité permanent du festival Christophe Haleb, Arnaud Saury revient avec une troisième pièce entre danse/son/texte… cette fois-ci, il nous parle de l’extase, de la folie. C’est souvent drôle et décalé…

Les groupes ne sont pas bannis, loin de là, puisque la pièce Balkan Dance Reality show va nous montrer le lien – ou pas – qui existe entre la danse occidentale et celle des Balkans. Un projet repéré une des partenaire du CDC la Fabrik Potsdam.

Enfin, Liliane Shauss pousse la parité à son extrême en invitant quelques duos. C’est le cas avec la Compagnie la Zampa qui présente une création inspirée librement de La Belle et la Bête et on compte sur eux pour parler du sujet avec l’énergie qu’on leur connaît, ça devrait déménager… Michaël Phelippeau, habitué aux portraits croisés avec sa série Bi-Portrait, présente là une nouvelle création fondée sur des questions – réponses sur le parcours de la danseuse Lola Rubio. Une chorégraphe de caractère, régulièrement invitée à Uzès, Marlène Monteiros Freitas revient avec un duo qui s’annonce rugissant : Jaguar. On compte sur elle pour nous faire traverser son univers baroque et décalé…

Mais, une fois n’est pas coutume, on finira le festival dans une église, celle dédiée à Saint-Etienne, par un concert de Karl Van Welden qui vient peu en France mais dont les plus attentifs ont remarqué le travail présenté lors de Marseille-Provence 2013…

Voilà, entre deux week-end, vous pourrez admirer l’exposition du talentueux chorégraphe Laurent Paillier, habitué des lieux et auquel Inferno consacre un portrait dans son prochain numéro sur Danser la peinture, un projet mené de concert avec le critique Philippe Vériel, puits de science et d’anecdotes sur la danse et qui, en l’occurrence, a mené une importante recherche sur les œuvres, les plasticiens et les danseurs. Détails qui figurent dans le livre mais qui fera l’objet d’une rencontre lors du Festival, allez le voir, il parle comme un livre, de danse… bien sûr !

E Spaé

Visuel : Marlène Monteiros Freitas, « Jaguar » – Photo: Pierre Planchenault

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