BRENNA YOUNGBLOOD, « THE GAME OF LIFE », NATHALIE OBADIA BRUXELLES

BRENNA YOUNGBLOOD – The Game of Life – Galerie Nathalie Obadia Bruxelles – Vendredi 21 Avril – Samedi 20 Mai 2017

La Galerie Nathalie Obadia présente The Game of Life, la troisième exposition personnelle de l’artiste américaine Brenna Youngblood, après celles de Bruxelles en 2013, et de Paris en 2015.

Née en 1979 à Riverside (Californie, États-Unis), la jeune artiste afro-américaine vit et travaille à Los Angeles depuis 2006. Brenna Youngblood se révèle être l’une des artistes les plus reconnues de la scène artistique émergente aux États-Unis. Depuis ces dix dernières années, de nombreuses distinctions et expositions institutionnelles lui ont été consacrées dont, récemment, trois expositions monographiques: Abstracted Realities au Seattle Art Museum, Washington, et Project series 50: Brenna Youngblood au Pomona College Museum of Art à Claremont, Californie, en 2015; et Brenna Youngblood: Loss Prevention au Contemporary Art Museum de Saint Louis, Missouri, en 2014.

Avec sa nouvelle exposition, The Game of Life, Brenna Youngblood présente une quinzaine de tableaux inédits intimement liés à son quotidien et à son environnement urbain. Plus que jamais, sa peinture vibre au rythme débridé de la ‘Cité des Anges’. L’artiste capte le pouls de la ville. Son œuvre retranscrit de manière instinctive le contraste entre les deux visages de Los Angeles: le côté glamour d’Hollywood, et le côté trash de South, Downtown, quartier rendu célèbre par les films et la culture hip hop, en particulier le gangsta rap.

Brenna Youngblood agrège dans ses tableaux les éléments les plus variés comme la ville brasse les populations d’origines sociaux-culturelles les plus diverses. De cette mixité, l’artiste puise l’inspiration et la force brute qui caractérisent son œuvre. Elle recycle et colle sur la toile peinte des matériaux de toute nature tel que du papier peint, du ruban adhésif, du carton, du tissu ou encore du linoleum imitant le bois ou la brique. Le tout procède d’un assemblage hétéroclite qui trouve un précédent pictural dans les fameux ‘combine paintings’ de Robert Rauschenberg (1925-2008, États-Unis). Autre témoignage de l’influence Néo-Dada et Pop Art dans la pratique artistique de Brenna Youngblood, l’insertion dans ses compositions d’éléments manufacturés parfois porteurs de signes ou de lettres imp rimées. Tout comme David Hammons (né en 1943 à Springfield, États-Unis), figure tutélaire de la scène afro-américaine, elle pratique l’assemblage sous forme de rébus. Brenna Youngblood se détache ainsi de la figuration pour aller vers un art plus conceptuel en choisissant des objets précis dans un contexte précis.
Les éléments hétérogènes fixés sur la toile sont noyés dans la peinture au point de disparaître. Cette tentative de dissimulation reflète une attirance pour l’abstraction de plus en plus prégnante dans l’œuvre de Brenna Youngblood. L’artiste cache pour mieux révéler certains détails. Elle n’hésite pas à découper ou à déchirer la surface de ses tableaux afin d’en découvrir partiellement les couches picturales inférieures. Cette méthode dévoile soudain, comme par accident, un motif, une couleur ou un matériau à la texture différente si bien qu’on entre dans la peinture comme un archéologue exhume les strates du passé. Comme celui-ci, Brenna Youn gblood préserve les traces du passage de son pinceau, ou des outils variés dont elle fait usage. L’honnêteté du peintre se manifeste ici comme la rigueur scientifique préside au travail de fouilles de l’archéologue.

Brenna Youngblood applique la peinture par taches, coulures, ou empâtements, parfois les trois à la fois, selon les effets de couleurs ou de matières qu’elle recherche. Quand le support de toile ou de papier se gorge de pigments, elle dit de sa peinture « qu’elle réagit comme la peau des personnes âgées ». Cette image organique trouve un prolongement dans la surface rugueuse qu’arborent les tableaux de Brenna Youngblood. Ils apparaissent ainsi comme burinés par le soleil et le vent. S’en ressent une émotion brute, voire primitive, à l’image du Grand Ouest américain et de ses déserts abrupts. Ses peintures dégagent un souffle épique analogue à celui qui balaye les grands paysages ruraux de David Hockney (né en 1937 à Bradford, Royaume-Uni).

Chez Brenna Youngblood, les références picturales sont subtilement assimilées et revivifiées au contact de son art et de sa prise réelle avec le monde actuel. Elle s’inspire de son environnement immédiat. C’est là qu’elle glane les matériaux qu’elle recycle, et qu’elle trouve le terrain fertile pour donner corps à sa culture de rue. Sa peinture en retire son caractère viril et âpre qui la caractérise.

Brenna Youngblood est née en 1979 à Riverside (Californie, États-Unis). Elle vit et travaille à Los Angeles.
Elle est titulaire en 2002 d’un Bachelor of Fine Arts (BFA) de la California State University de Long Beach, où son travail est alors suivi de près par l’artiste afro-américain Todd Gray (né en 1954 à Los Angeles). En 2006, elle obtient son Master of Fine Arts (MFA) de l’University of California de Los Angeles, où elle a étudié auprès d’artistes américains de renommée internationale tels que l’artiste conceptuel John Baldessari (1931, National City, Californie); Catherine Opie (1961, Sandusky, Ohio), photographe connue pour son travail sur les couples lesbiens et les personnes transgenres; et le photographe James Welling (1951, Hartford, Connecticut). En 2012, Brenna Youngblood est récépendiaire du ‘Los Angeles County Museum of Art (LACMA) Talent Award/Ahan Award’.
Brenna Youngblood se révèle être l’une des artistes les plus reconnues de la scène artistique émergente aux États-Unis.

Depuis ces dix dernières années, de nombreuses distinctions et expositions institutionnelles lui ont été consacrées dont, récemment, trois expositions monographiques aux États-Unis: ‘Abstracted Realities’ au Seattle Art Museum, Washington (suite à l’obtention du prix du SAM Gwendolyn Knight/Jacob Lawrence Prize en 2014) et ‘Project series 50: Brenna Youngblood’ au Pomona College Museum of Art à Claremont, Californie, en 2015; et ‘Brenna Youngblood: Loss Prevention’ au Contemporary Art Museum de Saint Louis, Missouri, en 2014.
En France, en 2016, Brenna Youngblood fait partie de l’exposition consacrée à la scène émergente californienne, ‘Wasteland: New Art from Los Angeles’, au Mona Bismarck American Center à Paris et à la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin.

Brenna Youngblood participe également à de nombreuses expositions de groupe de référence telles, qu’en 2017, ‘The future is abstract’ au Harvey B. Gantt Center for African-American Arts + Culture à Charlotte (Caroline du Nord), et ‘Magnetics Fields: Expanding American Abstraction, 1960’s to today’ au Kemper Museum of Contemporary Art à Kansas City (Missouri); en 2016, ‘L.A. Exhuberance: New Gifts by Artists’ au Los Angeles County Museum of Art (LACMA), et ‘ AFRICA FORECAST: Fashionning Contemporary Life’ au Spelman College Museum of Fine Art à Atlanta (Géorgie); en 2015, ‘Hard Edged’ au California African American Museum à Los Angeles (Californie); en 2014, ‘Selections from the Permanent Collection’ au Los Angeles County Museum of Art (LACMA), ‘Point of View: African American Art from the Elliot and Kimberly Perry Collection’ au Flint Institute of the Arts (Michigan), ‘Rites of Spring’ et ‘Black in the Abstract, Part 2: Hard Edges/Soft Curves’ au Contemporary Arts Museum de Houston (Texas); en 2013, ‘Murmurs: Recent Contemporary Acquistions’ au Los Angeles County Museum of Art (LACMA); en 2012, ‘Made in L.A.’ à l’occasion de la Biennale de Los Angeles organisée par le Hammer Museum de Los Angeles et LAXART (Los Angeles), ‘Fore’ au Studio Harlem Museum à New York; en 2011, ‘Romare Bea rden Centennial Exhibition’ au Studio Harlem Museum à New York; en 2009, ‘With You I Want to Live’ au Museum of Art de Fort Lauderdale (Floride); et en 2008, ‘Half-Life: Twenty Emerging L.A. Artists’ au LACE, Los Angeles Contemporary Exhibitions.

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