« DEAD END », SOPHIE CALLE AU CHÂTEAU LACOSTE

SOPHIE CALLE – DEAD END – exposition du 2 juillet au 15 août 2018 – Château Lacoste, le Puy Ste Réparade (13).

Après avoir soigneusement pris le temps de parcourir le Domaine, Sophie Calle a créé une sépulture qui est à la
fois une installation et un lieu de performance dans les bois provençaux. Cette pièce intitulée Dead End, poursuit les thèmes que l’artiste a exploré récemment dans ses œuvres réalisées pour les cimetières de Genève et de Brooklyn.

La mort, la perte et l’amour sont des questions abordées dans le travail de Sophie Calle, et plus particulièrement
les processus que nous créons pour gérer de tels moments en public ou en privé.

Des sujets similaires sont abordés dans les deux expositions qui accompagnent cette oeuvre pérenne.

SÉRIE NOIRE
Que faites-vous de vos morts ? Dans un carnet d’adresses électronique, vous effacez un ami lointain mais vous
n’effacez pas votre mère ? Que ressentez-vous quand vous cochez la case : Supprimer le contact ? Sophie Calle a associé une série de ces questions à 46 titres de la Collection Série Noire. Qu’est-ce qu’on déguste ! On efface tout, On picole sec, Ca nous fend le coeur, Les morts s’en foutent, Question de braises, Du balai…

Dans l’ancien chai du Domaine ce nouveau projet est présenté, ainsi que « Les Tombes », images en noir et blanc
de pierres tombales posées au sol. Cette série rassemble des photographies prises dans un cimetière de Californie
durant un voyage réalisé au début de la carrière de l’artiste.

Enfin sont rassemblées des œuvres de la série Ma Mère, Mon Chat, Mon Père, dans cet ordre (Autobiographies) dont certaines réalisées à l’occasion de cette exposition.

DOULEUR EXQUISE
Dans le Pavillon de Renzo Piano, Sophie Calle installe sa pièce maitresse « Douleur Exquise » montrée pour la première fois en France depuis sa création en 2004 au Centre Pompidou. Cette œuvre est composée de deux parties : « Avant la douleur » et « Après la douleur ».

En 1984, l’artiste obtient une bourse d’études pour le Japon. Elle part le 25 octobre sans savoir que cette date marque le début d’un compte à rebours de 92 jours qui allait aboutir à une rupture banale, mais vécue comme le moment le plus douloureux de sa vie.

De retour en France, elle choisit par conjuration de raconter sa souffrance plutôt que son voyage et en contrepartie elle demande à ses interlocuteurs, amis ou rencontres de fortune : « Quand avez-vous le plus souffert ? ». L’artiste décide que cet échange cessera quand elle aura épuisé sa propre histoire à force de la raconter ou bien relativisé sa peine face à celle des autres.

Sophie Calle, née à Paris en 1953, fait l’objet, depuis la fin des années 1970, de nombreuses expositions à travers le monde. En près de quatre décennies, elle a créé une oeuvre singulière mêlant images et textes, développé un langage narratif qui efface les frontières entre l’intime et le public, le réel et la fiction, l’art et la vie. Ses travaux forment un vaste système d’échos et de références internes, connectées entre elles comme les chapitres d’une oeuvre globale.

Images: Portrait de Sophie Calle par J.B Mondino / « My mother, my cat, my father » 2017 -copyright Sophie Calle / ADAGP-Paris-2018 / Courtesy Perrotin

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