BERTRAND LAVIER : DEPUIS 1969, RETROSPECTIVE A POMPIDOU

Exposition Bertrand Lavier « Depuis 1969 » / 26 septembre 2012 – 07 janvier 2013 / Vernissage le 26 septembre 2012 / Centre Pompidou Paris.

Le Centre Pompidou propose dès le 26 septembre prochain une rétrospective de Bertrand lavier, retraçant l’oeuvre singulière de l’artiste depuis ses débuts en 1969. Une cinquantaine de pièces constituent cette exposition, allant de la première période aux oeuvres les plus récentes.

L’oeuvre de Bertrand Lavier est remarquable par ses multiples « chaniers », caractérisés par un esprit caustique et un humour certain. L’exposition à Pompidou retracera donc les grandes étapes de ce travail singulier dans le paysage artistique français.

Pour cet artiste, bâtir une œuvre contemporaine, c’est poser un regard singulier sur la réalité puis par des gestes minimes, presque banals, c’est la détourner, la démontrer par l’absurde, par des rapprochements inattendus et ainsi, en faire surgir des instants poétiques. Peintures industrielles, objets peints, objets superposés, objets soclés, Alfa Roméo accidentée, Walt Disney Productions, néons d’après Stella, vitrines au blanc d’Espagne, tissus d’ameublement ou statuettes africaines: l’exposition éclaire l’incomparable aptitude de Bertrand Lavier à remettre en cause nos certitudes sur l’identité de la peinture, de la sculpture, de la photographie ou de la représentation

Tous ses «chantiers», comme Bertrand Lavier désigne ses séries de travaux qu’une grande variété de matériaux et de techniques caractérise, émettent sur la même «longueur d’onde»: esprit, humour, goût du paradoxe, virtuosité.

À ses débuts, dans les années 1970, l’artiste engage une critique de l’art conceptuel alors triomphant. La recherche de l’émotion brute est l’un des fils directeurs de la production de Bertrand Lavier qu’il mène par l’utilisation d’objets phares de l’imaginaire collectif. Sa principale préoccupation est de remettre en cause les identités. L’artiste emprunte ainsi, en 1987, les motifs de l’univers du sport, en faisant construire un court de tennis pour la documenta 8. Il veut retenir la beauté du geste sportif et même son panache.

Les «objets soclés» deviennent, par la nature même de leur présentation, les cousins des artefacts livrés au regard du public dans les musées ethnographiques. Il imagine le musée d’un lointain futur où seraient exposés les objets triviaux du quotidien: porte de réfrigérateur, parpaing, skate-board.

Un petit ours en peluche soclé comme un objet d’art primitif regardant une voiture accidentée ou les lèvres rouges qui ont donné leur forme à un canapé posé sur un congélateur, voici l’une des scènes auxquelles peut nous convier l’art de Bertrand Lavier. Aucun de ces «chantiers» n’est à ce jour fermé: «Quand j’ai mis un frigidaire sur un coffre-fort, ce n’était pas une raison pour arrêter de peindre des frigidaires».

Les éditions du Centre Pompidou publient un catalogue Bertrand Lavier, depuis 1969 sous la direction de Michel Gauthier, commissaire de l’exposition et conservateur au musée national d’art moderne.

1/ Bertrand Lavier (Photo DR) / 2/ B. Lavier, Walt Disney Productions 2006 / 3/ Bertrand Lavier, Baft III, 2011. Tubes de néon. 209 x 277 x 18,5 cm 4/ “Cadium Red” par Rowney, 2000. Huile sur toile. 33 x 41 cm. 50% par pot. Recyclée en janvier 2004 et “Cadium Red” par Golden, 2000. Huile sur toile. 33 x 41 cm. 50% par pot. Recyclée en janvier 2004 / Copyright l’artiste et Centre Pompidou 2012.

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