BIENNALE DE LYON : UNE NOUVELLE GENERATION D’ARTISTES

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12e BIENNALE DE LYON / « Entre temps… Brusquement, Et ensuite / 12 septembre-05 janvier 2014.

Une nouvelle génération d’artistes français émerge à la 12e Biennale de Lyon

La 12e Biennale de Lyon, Entre-temps… Brusquement, Et ensuite, explorera du 12 septembre 2013 au 5 janvier 2014 la question des structures narratives. Comme l’indique Gunnar B. Kvaran, commissaire de la 12e Biennale de Lyon : « J’ai pu constater à l’occasion de voyages effectués de par le monde ces dix dernières années que beaucoup de jeunes artistes plaçaient aujourd’hui à nouveau la narration et le questionnement des formes narratives au centre de leur travail. Il faudra donc repartir et, m’appuyant sur des réseaux d’information élargis, explorer la scène internationale, à la recherche des jeunes artistes narratifs les plus novateurs ».

Parmi les 77 artistes internationaux invités, 12 jeunes artistes français apparaissent. Installés en France et ailleurs, ils « contestent l’idée d’une identité fixe et rendent problématique, voire obsolète, la notion de scène artistique nationale. Ainsi de Laure Prouvost qui vit à Londres, d’Antoine Catala et Alexandre Singh qui sont à New York, d’Aude Pariset et Juliette Bonneviot à Berlin, de Neil Beloufa, Lili Reynaud Dewar ou David Douard, qui ont un pied dans plusieurs localités, ou encore de Chloé Maillet et Louise Hervé ou Alice Lescanne et Sonia Derzypolski qui répondent à ce besoin d’appartenances multiples en circulant entre les disciplines ».

Parmi eux, en voici deux qui ont retenu notre attention :

Aude Pariset (Née en 1983 à Versailles, Vit et travaille à Berlin)
L’œuvre d’Aude Pariset s’étire sur toute la durée de la Biennale. L’artiste joue avec la figure fantomatique du zombie qu’elle applique à la consommation et aux questions d’obsolescence programmée. L’œuvre commence avec le vieillissement à l’air libre de pièces de tissus imprimés dont les images fragmentées sont tirées de publicités pour des produits technologiques. Elle se poursuit avec leur accrochage dans l’espace, pièce à pièce, jusqu’à créer une scène hyper-réelle habitée par des êtres vides et comme en attente : des spectres d’images incarnées par des enveloppes volatiles et usées. Aude Pariset crée ainsi un contrepoint poétique qui prend la forme d’un processus étiré dans le temps, et dans lequel une logique de consommation s’épuise peu à peu.

Juliette Bonneviot (Née en 1983 à Paris, Vit et travaille à Berlin)
Juliette Bonneviot nous raconte l’histoire assez simple d’une ménagère écologiste et des déchets qu’elle produit au jour le jour. C’est bien sûr une fiction, et toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite. Le personnage principal se nomme Jeune Fille Minimale et suit les stratégies environnementales en provenance des États- Unis en vue d’une réduction maximum de la production de déchets. Ces stratégies, poussées à l’extrême, donnent lieu à la mise en œuvre de résidus qui deviennent à leur tour la composante d’une installation. Passant de la fiction à la réalité, l’artiste a finalement décidé de donner une forme autobiographique à son récit, en fabriquant elle- même les résidus (bien réels) nécessaires à la réalisation de son œuvre (de fiction).

festival des urbaines 2012

Visuels : ‘Last Spring/Summer’ Aude Pariset & Juliette Bonneviot, curated by Elise Lammer /Installation view, Les Urbaines / Copyright les artistes. Lausanne, 2012

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