ED ATKINS : « BASTARDS », PALAIS DE TOKYO

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ED ATKINS, BASTARDS / l’Etat du Ciel part. 3 / Palais de Tokyo / 6 juin – 7 septembre 2014.

Pour sa première exposition monographique en France, Ed Atkins présente « Bastards », installation monumentale déclinée en un triptyque vidéo. Délirant, possédé et monstrueux, le personnage au cœur de l’œuvre est “sous influence”, contrôlé par d’autres forces – l’alcool, le consensus social, les mœurs, l’outil numérique et l’artiste lui-même…

La parole du protagoniste, qui oscille entre lamentations, dénigrement et supplication, rythme la structure de la vidéo où ses errances et dérives psychiques trouvent leur écho dans le flux continu de l’image, du texte et de la bande-son.

Une myriade d’outils et d’effets cinématographiques – flous, réfractions lumineuses, son immersif, vivacité et saturation des couleurs, montage intense – compose une œuvre viscérale et organique.

Au centre de cette œuvre persistent les questions fondamentales de la représentation de soi, de la métamorphose interne de l’être, de l’expression du doute, que l’artiste évoque par l’emploi et la subversion des technologies numériques ; une forme magique et paradoxale qui se situe entre notre monde et un autre, entre matérialité des corps et substance invisible.

ET AUSSI : ALL THAT FALLS / ATTENTION À LA CHUTE / Commissaire : Marie de Brugerolle & Gérard Wajcman / 6 juin – 7 septembre 2014

Avec : Ronald Amstutz, Vasco Araújo, Julien Bismuth, Jean-Pascal Flavien, Dominique Ghesquière, Lola Gonzàlez, Camille Henrot, Willy Kautz, Agnieszka Kurant, Julie Legrand, Urs Lüthi, Michael C. McMillen, Steve McQueen, Philip Metz, Deimantas Narkevicius, Tony Oursler, Daniel Pommereulle, Benoit Pype, Delphine Reist, Lili Reynaud Dewar, Jimmy Robert, Miri Segal, Pablo Vargas Lugo. Et avec la participation de : Felix Baumgartner

« Du Mur de Berlin aux Twin Towers, le 21ème siècle est né dans les chutes. Traumatiques ou libératoires, réelles ou métaphoriques, entre crises, krachs, crashs, tsunamis, déboulonnages de régimes et sauts à l’élastique, par les temps qui courent, ça tend à tomber. Mais tout ce qui tombe ne tombe pas toujours mal. La chute n’est pas que déprimante ou désastreuse. Au milieu des tragédies, des éclairs de vérité peuvent aussi nous tomber dessus : quand tombent les illusions.

L’art tend ainsi à ouvrir des brèches dans le réel, discrètes mais efficaces. Nous voici au temps d’un art qui fait acte. Il faudrait penser un sublime pour les temps où ça pleut. C’est la puissance de l’art aujourd’hui de faire épiphanie du réel.

L’importance n’est pas qu’esthétique ou de vérité, elle est aussi politique. En ouvrant sur le malaise dans la civilisation, l’art organise une résistance. Et il y convie chacun, amenant les regardeurs que nous sommes à nous interroger sur notre assise dans un monde qui tangue et se dérobe. »

(Marie de Brugerolle et Gérard Wajcman)

Visuel : Ed Atkins, Us Dead Talk Love, 2012. Courtesy de l’artiste, Cabinet, London et Galerie Isabella Bortolozzi, Berlin

Comments
One Response to “ED ATKINS : « BASTARDS », PALAIS DE TOKYO”
  1. Marie Dufour dit :

    Une expo intéressante, pas toujours très facile d’accès. Vidéo décalée sur le sujet: https://www.youtube.com/watch?v=6bxw4oo-4Nw

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